07.03.2012

Emission: "La molécule qui rend fou"

Première diffusion de l'émission: le jeudi 8 mars 2012 à 20h10 sur RTS Un (TSR1).
Rediffusion le vendredi 9 mars 2012 à 0h45 et le lundi 12 mars 2012 à 15h10 sur RTS Deux (TSR2).

Pour visionner le reportage: http://www.rts.ch/emissions/temps-present/sante/3736891-l...

 

Extrait:

La molécule qui rend fou

En Suisse la consommation d’antidépresseurs a plus que doublé ces dix dernières années. Mais la molécule de la dernière génération suscite l’inquiétude. Et si les antidépresseurs poussaient à la violence et au suicide ? En Suisse et à l’étranger, plusieurs faits-divers dramatiques ont attiré l’attention des spécialistes. Des victimes racontent comment la petite pilule qui devait les soulager a fini par les rendre fous.

Des antidépresseurs qui poussent à la violence et au suicide ? C’est la question troublante à laquelle «Temps Présent» s’est confronté. Depuis plusieurs années, des faits-divers dramatiques liés à la consommation d’antidépresseurs de la dernière génération, les ISRS selon le jargon des spécialistes, ont attiré l’attention des psychiatres et des pharmacologues. Souvent très utiles pour soigner des dépressions sévères, ces médicaments peuvent avoir sur certaines personnes de terribles effets : augmentation du risque suicidaire, voire de l’agressivité envers autrui qui peut aller jusqu’à l’homicide. Il faut dire qu’ils agissent directement sur la chimie du cerveau, mais on ne sait pas vraiment jusqu’à quel point.

Une équipe de « Temps Présent » a essayé d’en avoir le cœur net, en Suisse et en Angleterre, où le débat est beaucoup plus avancé. Des victimes de ces antidépresseurs ou leurs proches racontent comment ils en sont venus à commettre des actes extrêmes, à se tourner contre eux-mêmes ou contre leurs proches. Des histoires tragiques, qui ont défrayé la chronique en Suisse, en Angleterre et aux Etats-Unis. Cela pose une vraie question de santé publique, car ces antidépresseurs sont aujourd’hui les plus utilisés. En Suisse, leur consommation a doublé au cours des dix dernières années et on en vend désormais pour plus de 100 millions de francs par an. Or, contrairement à d’autres pays, ce problème reste largement méconnu en Suisse.

Rediffusion le vendredi 9 mars 2012 à 0h45 et le lundi 12 mars 2012 à 15h10 sur RTS Deux.

Générique

Un reportage de Pietro Boschetti et Stéphane Brasey Image : Yves Dubois Son : Mathilda Angullo Montage : Nathalie Bosson


22.03.2011

Etape 2 B: Information à l'entourage

Etape 2 B: Information à l'entourage

 

Que dire à l'entourage?

 

Il nous a fallu du temps pour admettre que les comprimés que nous prenions ne nous aidaient pas. Il nous a fallu changer notre croyance et admettre que les médecins ne nous proposaient pas toujours des traitements fiables, efficaces et sûrs. Il nous a fallu admettre que les médecins ne connaissaient pas tout et qu'ils pouvaient se tromper.

 

Maintenant, comment faire admettre cela à nos proches? Comment leur faire changer leur croyance?

 

Eh bien, ce n'est pas toujours possible et c'est encore plus difficile lorsqu'ils croient que nous souffrons réellement d'un désordre mental.

Pendant des années, nos proches nous ont vus au plus bas. Ils ont vu notre état se dégrader avec les années et ils pensent sincèrement que nous avons plus que jamais besoin de prendre le traitement médicamenteux instauré par notre psychiatre ou notre médecin.

 

Il est vrai que les prises quotidiennes de psychotropes depuis des années ont commencés à se faire sentir. Ces médicament nous ont rendus de plus en plus malades à cause de leurs effets secondaires et paradoxaux. Aux yeux de nos proches, nous avons de plus en plus l'air d'avoir une maladie mentale qui s'aggrave avec le temps.

 

Notre entourage aura du mal à admettre que nous voulions arrêter de prendre nos médicaments parce qu'il nous voit comme quelqu'un qui présente des troubles mentaux qu'il convient de soigner. Nos proches ne seront pas très réceptifs à nos arguments en faveur d'un sevrage, car ils ne nous pensent pas conscients de notre trouble.

 

Les médecins et autres psychiatres leur auront certainement expliqué que nous n'étions pas pleinement conscients de notre maladie mentale et même que cela faisait partie de notre trouble et qu'il revenait à eux, parents, de veiller à ce que nous prenions notre traitement médicamenteux.

 

Alors quand nous allons arriver avec nos arguments en faveur de l'arrêt des psychotropes, ils vont se braquer et se dire qu'ils doivent absolument nous convaincre de poursuivre notre traitement.

 

Même en arrivant avec des arguments irréfutables, il y a peu de chance que nos proches prennent la mesure des dégâts engendrés par ces médicaments.

 

Je pense donc qu'il faut essayer d'en parler avec nos proches, mais que si on se heurte à une réaction hostile, il ne faut pas insister.

 

C'est bien d'avoir le soutien de son médecin ou de ses proches lors d'un sevrage, mais c'est très rare de l'obtenir.

 

Les médecins qui nous prescrivent nos antidépresseurs, nos anxiolytiques ou encore nos neuroleptiques sont convaincus que nous en avons besoin et qu'ils sont bons pour nous. Ils ne pensent généralement pas que les symptômes que nous leur rapportons sont les manifestations des effets secondaires et paradoxaux induits par les médicaments. Ils croient sincèrement que les symptômes que nous leur décrivons sont la preuve de notre maladie mentale. En fait, les descriptions que nous faisons de ces symptômes les renforcent dans leur conviction que le diagnostic qu'ils ont établi avant de nous prescrire des médicaments étaient bien le bon.

 

Nos proches se sentent généralement impuissants et désemparés face à ce qui nous arrivent, ils se laissent donc guidés par l'avis des spécialistes (psychiatres) qui selon eux sont les seuls capables de soigner de tels troubles. C'est pour cela qu'il sera pratiquement impossible de leur faire comprendre que les psychiatres se trompent sur l'efficacité des médicaments qu'ils prescrivent. Il sera quasi impossible de leur faire admettre que ces médicaments psychotropes sont en train de nous rendre malade au lieu de nous soigner.

 

Si vous sentez que votre médecin et vos proches ne sont pas prêts à admettre la nocivité des médicaments psychotropes que vous prenez, n'insistez pas! Ne leur parlez pas de votre sevrage en cours, car il se peut qu'ils fassent tout pour vous obliger à reprendre le traitement que vous désirez arrêter. Il se peut qu'ils aillent même jusqu'à vous faire hospitaliser pour être sûrs que vous repreniez votre traitement.

 

C'est à ce moment qu'il va falloir être fort si vous êtes décidés à vous débarrasser de ces médicaments qui vous rendent malade. Il va falloir que vous fassiez votre sevrage sans en parler à votre entourage, car ce dernier risque d'être plus un frein qu'une aide dans votre démarche.

 

Il vous faudra rechercher de l'aide et du soutien auprès de personnes qui connaissent les effets néfastes des psychotropes. Il existe des sites et des forums qui regorgent de personnes au fait des problèmes qu'engendrent les médicaments psychiatriques.

 

Évidemment, le soutien de vos proches et de votre médecin serait bien plus apprécié et efficace qu'un soutien au travers d'Internet. Mais à défaut de pouvoir obtenir le soutien de votre entourage, vous pourrez compter sur l'aide de personnes qui connaissent extrêmement bien les problèmes dus à la prise de médicaments psychiatriques et à leur arrêt. Elles seront à même de vous fournir les informations dont vous aurez besoin pour mener à bien votre sevrage, mais aussi de vous épauler dans vos moments de souffrance et de doute.

 

En conclusion, nous pouvons dire qu'il est important d'essayer de parler à votre entourage (médecin, famille) de votre décision d'arrêter de prendre vos médicaments, car si vos proches comprennent votre décision, ils seront un soutien inestimable. Par contre, si vous constatez que vos proches sont hostiles à votre décision et qu'en plus ils semblent persuadés que vous souffrez d'un trouble mental, alors ne perdez pas votre temps à essayer de les convaincre, lancez-vous seul dans votre sevrage.

 

 

... à suivre

 

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10.03.2011

Etape 2 A: L'arrêt des médicaments

Etape 2 A: L'arrêt des médicaments

 

Une fois que vous avez accepter le fait que ce ne sont pas ces petites pilules qui vont vous remettre d'aplomb, il est important de s'en débarrasser. Mais ce n'est pas si facile que ça: il ne suffit pas de jeter la boîte pour se débarrasser de ce genre de médicaments.

 

En effet, les antidépresseurs et les anxiolytiques peuvent créer une dépendance chez celui qui les prend. Cette dépendance peut prendre plusieurs formes, soit il s'agit d'une dépendance psychologique, soit il s'agit d'une dépendance physique, soit il s'agit d'une dépendance environnementale, soit il s'agit d'une association de plusieurs de ces dépendances.

 

Je vais peut-être définir ces trois types de dépendance avant d'aller plus en avant. (Je mets volontairement de côté la dépendance récréative qui ne rentre pas en ligne de compte dans notre sujet).

 

Définitions des diverses dépendances par wikipédia:

 

La dépendance psychologique : désir insistant et persistant de consommer qui peut parfois se traduire par des manifestations psycho-somatiques (véritables douleurs physiques sans cause physiologique). La dépendance psychologique est bien plus liée aux caractéristiques des individus (états affectifs, styles de vie) qu'au produit lui-même. Des exemples de dépendance psychologique très répandues sont la dépendance au travail, à l'activité physique ou intellectuelle, qui peut parfois aboutir au surmenage. Un terme anglo-saxon la désigne sous l'appellation « workaholic ».

 

La dépendance physique : état où l'organisme assimile à son propre fonctionnement la présence d'un produit développant des troubles physiques parfois graves en cas de manque (non-présence du produit dans l'organisme), l'ensemble de ces troubles constituant ce qu'on appelle le syndrome de sevrage. La dépendance physique résulte des mécanismes d’adaptation de l’organisme à une consommation prolongée et peut s’accompagner d’une accoutumance, c'est-à-dire la nécessité d'augmenter les doses pour éprouver un même effet.

 

La dépendance comportementale : correspond à des stimulations générées par les habitudes ou l'environnement, facteur de rechute.

 

Pour arriver à ne plus prendre nos comprimés sans en souffrir psychologiquement, physiquement et environnementalement, il va falloir passer par une phase de sevrage dans la plupart des cas.

 

Pour le sevrage psychologique: Dès qu'on a admis et accepté que ces médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques et/ou neuroleptiques) ne peuvent pas guérir nos angoisses, notre dépression, bref, notre Souffrance en général et qu'il nous revient à nous de le faire, la dépendance psychologique est vaincue!

 

Pour le sevrage environnemental: Il faut comprendre ce que sont nos habitudes et nos croyances et les confronter avec la réalité de ces produits. Dès qu'on a compris qu'on prenait nos comprimés pour vaincre nos angoisses, notre dépression ou notre mal-être par habitude et parce que c'est ce qu'on nous a appris, la dépendance environnementale est vaincue!

Mais ce n'est pas facile, car cette dépendance-la s'inscrit dans un système de croyance très fort: celui qui dit que la médecine et dans son prolongement: les médicaments peuvent tout guérir. Ce qui n'est pas vrai.

 

Pour mieux comprendre cette notion, citons Guy Hugnet: “Depuis deux siècles, notre système de croyances s'est structuré autour de la Science. La révolution thérapeutique est venue confirmer l'extraordinaire pouvoir de l'Homme sur la nature. On voit dans les médicaments – fruits directs de la science – l'antidote à la souffrance, y compris morale. Certains d'entre eux ont démontré une redoutable efficacité, beaucoup d'autres n'en n'ont aucune. On les consomme quand même. Précisément du fait de la puissance symbolique dont ils sont chargés. C'est notre mythologie à nous. Le système cohérent auquel patients, médecins, environnement, adhèrent.”

 

C'est un concept assez difficile à comprendre, je vous renvoie au livre de Guy Hugnet pour bien saisir la portée de notre système de croyance et l'impact que celui-ci a sur notre dépendance aux médicaments et plus particulièrement sur notre déprendance psychologique et environnementale.

 

Pour le sevrage physique: Lorsque la dépendance physique et pharmacologique s'est installée, il faut procéder à un sevrage dans les règles pour permettre au corps de se déshabituer lentement à la présence de cette molécule (médicament) qu'il a assimilé à son propre mécanisme de fonctionnement et dont maintenant il a "besoin" pour fonctionner.

 

Il existe des protocoles de sevrage pour déshabituer en douceur le corps à la présence de cette molécule. La Professeur Heather Ashton propose dans son manuel plusieurs méthodes de sevrage qui permettent de diminuer progressivement les prises de médicaments et de parvenir ainsi à se sevrer des anxiolytiques et/ou des antidépresseurs sans trop souffrir.

 

Suivre un tel protocole est le meilleur moyen pour venir à bout de la dépendance physique.

 

Vous pouvez demander à votre médecin ou à votre psychiatre de vous aider dans votre démarche. Mais si votre médecin ne veut pas vous soutenir, vous pouvez obtenir cette aide et ce soutien sur le forum d'entraide au sevrage suivant: http://benzo.forumactif.net/

 

Sur ce forum se retrouve des personnes qui n'ont pas ou peu obtenu d'aide de la part du corps médical. Ces personnes ont décidé de se soutenir mutuellement dans leur démarche de sevrage afin de mieux appréhender cette période difficile qu'est l'arrêt des médicaments psychotropes.

 

Renseignez-vous le plus possible sur le fonctionnement de ce genre de médicaments, car c'est le meilleur moyen d'arriver à comprendre ce qu'ils font et ce qu'il faut faire pour arriver à les arrêter. C'est également le seul moyen de comprendre pourquoi vous en êtes devenus dépendants et de quelle nature est cette dépendance. Une fois que vous aurez assimilé tout cela, vous serez armé pour y faire face et pour vous en libérer.

 

Dans la deuxième partie de cette étape, je parlerai de l'entourage, de ce qu'il faut dire à vos proches au sujet de votre médication et de l'arrêt de celle-ci. Vous verrez, ce n'est pas simple d'expliquer ce genre de démarche aux personnes qui nous sont proches.

 

 

... à suivre

 

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Extraits du livre de Peter Breggin M.D. et David Cohen Ph.D. :

 

Symptômes de sevrage

 

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03.03.2011

Etape 1: La pilule du bonheur n'existe pas

Etape 1: Admettre que la pilule du bonheur n'existe pas!


En premier lieu, il faut admettre et accepter que la pilule du bonheur n'existe pas! Que les médicaments, que ce soient les antidépresseurs ou les anxiolytiques, ne permettent pas de vaincre l'anxiété, la dépression ou la souffrance morale. Ils ne nous permettent pas de nous épanouir, de donner un sens à notre vie et encore moins d'être heureux.

 

Ceux qui prennent des médicaments psychotropes pour atténuer leurs souffrances, me diront que le fait de prendre ces petits comprimés quand l'angoisse monte ou quand l'humeur baisse, leur permet de maintenir leur mal-être à distance. Et c'est ce qui se passe, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques temps, la souffrance revient, car ces médicaments ne masquent que temporairement la souffrance comme le feraient l'alcool ou le cannabis.

 

Il faut savoir que dans le meilleur des cas, ces médicaments (anxiolytiques ou antidépresseurs) masquent l'anxiété et la dépression. Mais que dans le pire (et dans la majorité) des cas, ils nous rendent malades au travers de leurs effets secondaires, exactement comme le font l'alcool et les drogues illégales (cannabis, héroïne, ecstasy etc...) prises sur le long terme.

 

Ces substances: alcool, cannabis, héroïne, cocaïne, ecstasy, amphétamine, LSD, acide, antidépresseur, anxiolytique, neuroleptique, sont toutes des substances dites psychotropes.

 

Qu'est-ce qu'une substance psychotrope?

 

Un psychotrope est une substance qui agit principalement sur l'état du système nerveux central en y modifiant certains processus biochimiques et physiologiques cérébraux, sans préjuger de sa capacité à induire des phénomènes de dépendance, ni de son éventuelle toxicité. En altérant de la sorte les fonctions du cerveau, un psychotrope induit des modifications de la perception, des sensations, de l'humeur, de la conscience (états modifiés de conscience) ou d'autres fonctions psychologiques et comportementales. wikipédia


Qu'est-ce qui nous permet d'affirmer qu'il y a de bons et de mauvais psychotropes? Car c'est ce que nous faisons inconsciemment en disant que l'alcool, le cannabis, l'héroïne, la cocaïne, etc.. sont de mauvais psychotropes et que les antidépresseurs, les anxiolytiques et même les neuroleptiques sont des bons psychotropes.

 

Pourquoi les classons nous en deux catégories: les bons psychotropes, ceux qui soignent et guérissent et les mauvais psychotropes ceux qui rendent malade et dépendant?

 

Parce que c'est tout simplement ce qu'on nous a appris et que nous considérons comme vrai! C'est notre croyance.

 

En fait, ces deux catégories n'existent que dans nos esprits. Il n'y a tout simplement qu'une seule catégorie de psychotropes, c'est notre système de croyance qui nous pousse à croire que les antidépresseurs et les anxiolytiques sont sûrs et efficaces dans le traitement de la souffrance (dépression ou anxiété)et que l'alcool, le canabis, l'héroïne, etc... sont nocifs et inefficaces pour soigner cette même souffrance. Mais ce n'est pas la réalité, ce n'est que notre croyance.

 

Pour bien comprendre ce que notre système de croyance nous conditionne à penser voici une petite analogie avec l'aspirine.

 

Lorsqu'une personne a des maux de tête, elle prend une aspirine, mais il ne lui viendrait jamais à l'esprit de prendre tous les jours une aspirine pour prévenir ces maux de tête, d'autant plus si ceux-ci sont passagers. Elle a appris que les aspirines se prenaient au moment où ses maux de tête se faisaient sentir. C'est sa croyance, celle que le corps médical lui a appris.

 

Il en va de même pour la croyance au niveau des médicaments psychotropes. Les gens ont appris qu'ils devaient prendre ces produits sur de longues durées afin de remettre en équilibre leurs échanges biochimiques au niveau des neurotransmetteurs. Dans leur système de croyance, ils ont appris à penser comme ça. Ils ne remettent donc pas en question cette croyance qui consiste à dire que les antidépresseurs sont de médicaments qui rééquilibrent les échanges biochimiques qui apparaissent lors de la dépression. Ils ne remettent jamais en doute la parole de la toute puissante médecine moderne.

 

Pourtant, ils devraient, car cette croyance se fonde sur des données erronées. Il n'a jamais pu être prouvé scientifiquement que l'origine de la dépression se trouvait dans une sorte de déséquilibre biochimique. Il a encore moins été prouvé que les antidépresseurs étaient capables de soigner la dépression par ce mécanisme.

 

Cependant, cette croyance est fortement ancrée dans l'esprit des gens et c'est sans se poser de question qu'ils avalent les médicaments psychotropes que leur médecin ou leur psychiatre leur a prescrit en étant sûrs que ces produits vont mettre fin à leur passage dépressif.

 

Pour bien comprendre l'impact de cette croyance sur notre santé, je vous conseille de lire le livre de Guy Hugnet: “Antidépresseurs: Mensonges sur ordonnance.”

 

Guy Hugnet explique très clairement comment notre système de croyance nous pousse à croire en l'efficacité de ces médicaments, malgré le fait qu'il n'en soit rien.

 

Vous avez bien dû remarquer que depuis le temps que vous prenez vos petits cachets, votre situation ne s'est pas améliorée!

 

Il est donc temps pour vous de ne plus croire sur parole ce que votre médecin vous dit et de prendre le temps de faire vos propres recherches sur les médicaments que vous avaler quotidiennement.

 

Il est temps de changer votre croyance.....

 

... à suivre

 

 

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Les étapes qui mènent vers une vie sans médicament

Dans mon témoignage, j'explique comment j'ai été amenée à prendre des antidépresseurs, des anxiolytiques et même des neuroleptiques.

Maintenant, il me semble important d'expliquer par quelles étapes je suis passée pour arriver à me sevrer de ces médicaments. Ces étapes sont à mon avis des passages obligés.

J'ai passé pas mal de temps à lire les récits d'autres personnes et je me suis aperçue que les personnes qui réussissaient à se sevrer et à retrouver une bonne qualité de vie passaient toutes par les mêmes étapes importantes.

Dans les posts qui vont suivre, je vais tenter de vous expliquer en quoi consistent ces étapes.

Bonne lecture.

01.03.2011

3. Les antidépresseurs sont-ils efficaces?

Dans cette troisième partie, j'aimerais que vous vous posiez la question!

Les antidépresseurs sont-ils vraiment efficaces?

Posez-vous sincèrement la question, sans prendre en compte les avis qui vous ont été donnés autour de vous. Sans partir du principe que comme vous l'avez toujours entendu: Les antidépresseurs sont efficaces. Partez d'une feuille blanche et posez vous la question suivante:

Un comprimé peut-il réellement supprimé mon mal-être, ma tristesse, mon chagrin, mon stress, ma peur, ...? Une substance chimique peut-elle réellement venir à bout de ce genre d'états d'âme?

Pensez-vous également qu'une substance chimique puisse venir à bout du surmenage? Ne serait-il pas plus efficace de lever le pied plutôt que d'avaler un comprimé?

Pensez-vous qu'une substance chimique puisse effacer votre tristesse? Les antidépresseurs ne seraient-ils pas comme l'alcool qui vous met dans un état second qui vous permet d'oublier un temps votre chagrin, mais qui ne le fait pas disparaître et qui en prime, vous fait ressentir des effets secondaires très désagréables?

Pensez-vous qu'une substance chimique puisse effacer votre chagrin qu'il soit dû à la perte d'un Etre cher, à une séparation, à un divorce, ou à la perte d'un emploi?

Personnellement, je ne pense pas qu'une substance chimique puisse soigner une émotion, un sentiment, une pensée ou encore un état d'âme. On ne peut pas soigner l'esprit et le psychisme comme on soigne le corps.

Maintenant, il vous appartient de répondre personnellement à cette question:

Des substances chimiques peuvent-elles réellement venir à bout d'un mal-être psychologique, d'un sentiment négatif ou d'une émotion douloureuse?

Vous avez peut-être peur de répondre : Non, en effet, il paraît peu probable que des produits chimiques puissent venir à bout de problèmes psychologiques, car cela vous mets dans une situation impossible. Situation qui est la suivante:

Je suis mal et les antidépresseurs sont la seule et unique solution que les médecins me proposent. Je ne peux donc pas admettre que ces produits ne sont pas efficaces, car cela voudrait dire qu'il n'y a aucun moyen de me soigner.

Mais il existe des méthodes bien plus efficaces pour vaincre la dépression, le stress, l'anxiété ou les burnouts.

La thérapie cognitive et comportementale est à mon avis une des solutions les plus efficaces pour venir à bout de ce genre de problèmes.

 

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Dans les prochains posts, je parlerai des étapes qui m'ont permis de retrouver une vie sans dépression, sans anxiété et sans stress et le tout bien sûr sans médicaments antidépresseur ou anxiolytique.

 

18.02.2011

2. Les antidépresseurs sont-ils efficaces?

Comme nous l'avons vu, l'effet le plus efficace des antidépresseurs pour remonter l'humeur est l'effet placebo.

On pourrait alors ce dire qu'il n'y a aucun risque à prendre ces médicaments si leur seul effet est l'effet placebo!

Eh bien, ce n'est pas le cas. Les antidépresseurs contiennent une molécule active et bien que celle-ci ne soit pas efficace pour soigner la dépression, elle est belle et bien à l'origine des effets secondaires tels que prise de poids, nausées, maux de tête et insomnie, pour ne citer que les effets secondaires les plus "bénins".

Si les seuls effets secondaires des antidépresseurs étaient ceux-ci, je vous dirais: "Allez-y, prenez un antidépresseur pour traiter votre dépression!".

En effet, ce n'est pas si grave de prendre du poids et d'être un peu nauséeux, si on a en retour l'effet placebo des antidépresseurs se fait sentir et aide à remonter l'humeur.

Le problème, c'est que les effets secondaires induits par les molécules actives de ce genre de médicaments ne se limitent pas à la simple prise de poids.

Ces molécules entraînent une dépendance physique: Le corps ne peut plus se passer de ces substances.

Est-ce que cela vaut la peine de prendre un antidépresseur pour traiter une dépression sachant que le seul effet qu'il aura réellement sur notre humeur est l'effet placebo, mais qu'en contrepartie, la molécule active qu'il contient risque de nous causer des effets secondaires graves tels que la dépendance?

Sincèrement, je ne le pense pas!

Prenez bien le temps de réfléchir avant de décider que la seule solution pour soigner votre dépression est de prendre un antidépresseur, car l'effet placebo se retrouve dans d'autre traitement beaucoup moins dangereux, tels que la psychothérapie, la thérapie cognitive et comportementale ou encore la phytothérapie....

Renseignez-vous, informez-vous sur ces produits avant de les avaler!

 

... à suivre

 

17.02.2011

1. Les antidépresseurs sont-ils efficaces?

Les antidépresseurs sont-ils efficaces?

Oui, les antidépresseurs sont efficaces mais pas dans le sens que l'on croit!

Lorsqu'on est déprimé, qu'on souffre de dépression, on se dit que le seul traitement efficace pour vaincre cet état est celui qui consiste à prendre des médicaments dits antidépresseurs.

On va donc chez son médecin traitant ou chez son psychiatre afin qu'il nous prescrive ces médicaments.

On les prend et au bout de quelques temps, on sent que notre humeur dépressive recule. On se dit alors qu'effectivement les antidépresseurs fonctionnent pour lutter contre la dépression.

Mais est-ce vraiment le cas?

Je le croyais il y a encore quelques temps comme je croyais que la dépression avait pour origine un déséquilibre biochimique.

En fait, il n'en est rien, même si ces explications semblent plausibles et indiscutables.

En réalité, ce ne sont pas les principes actifs des antidépresseurs qui permettent de soigner la dépression, mais c'est leur effet placebo!

On a tellement entendu dire que des centaines de millers de personnes avaient vu leur dépression disparaître après avoir pris des antidépresseurs, qu'on pense qu'il va en être de même pour nous. On nous a dit et redit que ces médicaments avaient fait leurs preuves, donc on est convaincu que si on en prend aussi notre humeur va s'améliorer. Et c'est bien ce qui se passe.

Nous prenons nos comprimés, convaincus de leur efficacité et notre humeur s'améliore. Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette amélioration n'est pas due à la substance active contenue dans chaque comprimé, mais bien à l'effet placebo que ce traitement entraîne.

C'est difficile à croire, je sais. Cela va à l'encontre de ce que vous avez toujours entendu au sujet des antidépresseurs.

C'est comme l'explication du mécanisme qui serait à l'origine de la dépression. On parle de déséquilibre biochimique au niveau neuronal. On dit que la dépression à pour origine un manque de certains neurotransmetteurs dont le plus connu est la sérotonine.

En fait, il n'a jamais pu être prouvé scientifiquement que la dépression avait pour origine un déséquilibre biochimique. Les recherches menées à ce sujet n'ont jamais pu affirmer cette hypothèse. Cette théorie du déséquilibre biochimique est un mythe.

Encore une fois, je sais que c'est très difficile à croire, mais c'est la vérité.

Je vous conseille de prendre le temps de lire le livre de Irving Kirsch à ce sujet. Dans "Antidépresseurs, Le grand mensonge", Irving Kirsch nous fait part des résultats de sa méta-analyse. Il nous démontre scientifiquement que le plus grand effet que les antidépresseurs ont sur la dépression est l'effet placebo et que la théorie du déséquilibre biochimique qui serait à l'origine de la dépression n'est en fait qu'un mythe qui ne s'appuie que sur du vent.

Je sais que c'est très dur d'entendre cela et je comprends votre incrédulité.

Mais cela veut aussi dire que nous avons la force en nous de sortir de la dépression sans prendre de médicaments puisque notre guérison ne repose que sur l'effet placebo de ces produits.

Cela montre que nous possédons de grandes ressources pour faire face à nos états dépressifs.

Prenez le temps de lire le livre "Antidépresseurs, Le grand mensonge" de Irving Kirsch, cela vous permettra de juger par vous-même de l'efficacité de ces médicaments et de choisir en toute connaissance de cause de prendre ou de ne pas prendre un traitement médicamenteux antidépresseur.

Résumé figurant à l'arrière du bouquin:

"Irving Kirsch soutient que les médicaments de type Prozac n'ont guère plus d'efficacité que des vulgaires placebos, les effets secondaires en plus. "La différence d'amélioration entre les patients prenant des placebos et ceux prenant des antidépresseurs n'est pas très importante. Cela signifie que les personnes souffrant de dépression peuvent aller mieux sans traitement chimique", explique cet éminent professeur. Ce livre a mis en rage la communauté scientifique et le lobby des laboratoires pharamaceutiques qui jugent irresponsable cette entreprise de démystification... car la France est le premier consommateur au monde de psychotropes. Un business de 19 milliards de dollars, hautement menacé par les révélations de ce livre."

Dans son livre, Irving Kirsch donne d'autres méthodes pour vaincre la dépression.

 

... à suivre

 

 

06.02.2011

Antidépresseurs: Mensonges sur ordonnance

Voici un livre très intéressant sur les antidépresseurs. Je vous conseille vivement de le lire si vous avez un doute concernant le traitement que vous a prescrit votre médecin ou votre psychiatre.

Est-ce que les antidépresseurs sont des médicaments efficaces et sûrs?

Est-ce qu'ils sont réellement efficaces dans le traitement de la dépression ou encore de l'anxiété pour laquelle ils sont souvent prescrits?

Est-ce normal d'avoir autant d'effets secondaires quand vous prenez votre antidépresseur et de ne pas ressentir d'amélioration au niveau de votre humeur?

 

Vous trouverez toutes les réponses à ces questions dans le livre de Guy Hugnet:

ANTIDÉPRESSEURS: MENSONGES SUR ORDONNANCE
De la science à la croyance

 

 

Voici le résumé qui figure au dos du livre:

 

"Voici le récit passionnant de l'une des plus formidables impostures médicales et scientifiques. L'irruption du Prozac, il y a vingt ans, sur la scène occidentale a semblé marquer le début d'une ère nouvelle pour l'humanité. On avait trouvé l'antidote à la souffrance et à la détresse humaine. L'histoire était belle, un vrai conte de fées, trop belle sans doute pour être vraie.


Au terme d'une enquête minutieuse, le journaliste Guy Hugnet livre ici toutes les preuves que la mise sur le marché des antidépresseurs (Prozac, Zoloft, Déroxat, Séropram, Effexor, Cymbalta,...) est fondée sur des données biaisées, tronquées, voire manipulées. Lorsque les véritables données scientifiques sont analysées, il ne reste pas grand-chose!


Il dénonce la collusion entre laboratoires et experts qui amènent des millions de personnes à prendre ces médicaments aussi efficaces que des placebos mais dont les effets secondaires sont parfois dramatiques.


Comment des traitements dont l'efficacité est si faible ont-ils pu connaître un tel succès? Les gens ont-ils rêvé? Quels sont les vrais mécanismes de la guérison?


Élargissant son enquête à des cultures plus traditionnelles, Guy Hugnet montre que ce succès témoigne ds ressources inouïes dont l'être humain dispose. Nous avons tous en nous la capacité de sécréter les molécules utiles à notre guérison. Puissant levier qui remet en question le pouvoir de la médecine et en particulier de la psychiatrie."


Bonne lecture.

 

Antidépresseurs: Mensonge sur ordonnance

 

Remarque concernant les ISRS

J'ai quand même un problème avec cette histoire de déséquilibre biochimique dont parlent les médecins.
Les ISRS agissent sur les neurotransmetteurs, mais ce n'est pas prouvé qu'ils agissent de manière ciblée sur la sérotonine.

En fait, on ne connaît vraiment pas bien le mode d'action de ces psychotropes. Plus je lis d'articles à leur sujet, plus je remarque qu'aucun chercheur ne connaît exactement le fonctionnement de ces molécules.

Les scientifiques admettent qu'ils ne connaissent qu'une toute petite partie du fonctionnement de notre cerveau et qu'ils sont loin de pouvoir expliquer toutes les interactions biochimiques entre les neurones.

Cependant, tout ce qui est expliqué au sujet de la sérotonine dans l'article me paraît plutôt être assez juste, car pendant que je prenais des psychotropes et pendant leurs sevrages, j'ai ressenti une grande partie de ces problèmes (problèmes de fatigue, de sommeil, d'intestin, d'estomac, de cauchemars, de mémoire, de raisonnement et de prise et perte de poids).

Mais on voit aussi dans cet article que d'autres molécules interviennent, notamment l'adrénaline et le cortisol. Je pense que les ISRS dérèglent les différentes productions d'hormones et modifient le fonctionnement de plusieurs neurotransmetteurs.

Tout cela stresse le corps qui doit constamment s'adapter à ces modifications. D'où les problèmes cités plus hauts.

Je vais continuer à me documenter sur le sujet.

Pour plus d'informations sur le sujet, je vous conseille de lire le livre suivant: "Antidépresseurs: Mensonges sur ordonnance" de Guy Hugnet

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