02.02.2012
Quelles sont les séquelles après l'arrêt des médicaments?
Question qui m'a été posée récemment:
Bonjour Carole,
Lorsque tu dis que tu as gardé des séquelles peux tu nous en dire un peu plus stp. Penses tu que ces séquelles sont dues à un sevrage trop brutal!!! Et penses tu que cela soit irréversible.
Merci
Luc
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Réponse
Bonjour Luc,
Je suis très chanceuse, car je n'ai pas de séquelles qui soient insupportables. J'ai gardé une sensibilité accrue à la lumière et de légers acouphènes quand je suis fatiguée ou stressée.
Comme pratiquement toutes les personnes qui ont pris des psychotropes pendant un certain temps, j'ai vu mon système nerveux devenir hypersensible et hyperréactif. Je pense que c'est dû aux modifications qui interviennent dans la physiologie du cerveau lors de la prise de substances psychoactives. Ce qui me fait dire cela c'est la réponse que donne Ray Nimmo au sujet de la neuroadaptivité:
8. Le syndrome de sevrage aux benzodiazépines, c'est quoi?
Le syndrome de sevrage aux benzodiazépines semble être causé par une modération de l'action du GABA. Cette modération de l'action du GABA est due à une neuroadaptivité (le GABA a adapté son mode de fonctionnement à la présence des benzodiazépines). Cette neuroadaptivité a rendu le GABA dépendant à la stimulation des benzodiazépines pour initier son action. En d'autres mots, lorsque vous êtes devenu dépendant à une benzodiazépine, votre GABA est incapable d'exercer son action naturelle sans la présence de benzodiazépine. Il en résulte une grande variété de suractivité dans diverses régions du cerveau, ce qui provoque une vaste collection de symptômes. Ces symptômes sont l'expression de diverses manifestations de la surexcitation neurologique: Les cellules du cerveau deviennent particulièrement sensibles à l'action des neurotransmetteurs excitateurs. La manifestation la plus extrême de cette sur-excitations sont les crises d'épilepsie et de convulsion.
Le syndrome de sevrage aux benzodiazépines se distingue de celui d'autres classes de médicaments de par sa sévérité et sa durée.
Les manifestations du sevrage (l'état de manque) apparaît soit lorsqu'il y a tolérance et que la dose n'a pas été augmentée pour y palier, soit lorsqu'il y a une diminution de la dose en dessous du “seuil de tolérance”. Le seuil de tolérance est le niveau de la dose en dessous duquel le fonctionnement de vos récepteurs est altéré à cause d'un manque de stimulation de la part du médicament. Il se peut que votre seuil de tolérance soit inférieur à votre dosage actuel, si bien que vous pourrez diminuer votre dose sans ressentir de symptômes de sevrage.
En règle générale, le syndrome de sevrage d'un médicament est le miroir de ses effets primaires. Ainsi pour les benzodiazépines, vous pouvez vous attendre à des insomnies (miroir de leur effet hypnotique), de l'anxiété (miroir de leur effet anxiolytique), de la tension et des douleurs musculaires (miroir de leur effet myorelaxant (=relaxant musculaire)) et dans de rares cas, de crises d'épilespsie ou de convulsion (miroir de leur effet anti-épileptique). La seule exception est que le syndrome de sevrage aux benzodiazépines ne reproduit pas l'effet amnésique en miroir (il n'améliore pas la mémoire). Au contraire, le syndrome de sevrage provoque souvent une augmentation des problèmes de mémoire et de cognition. Cependant, dans tous les cas, après un sevrage complet et une rémission totale, les fonctions cognitives reviennent progressivement au niveau qu'elles avaient avant que vous preniez des médicaments.
source: http://benzo.forumactif.org/t903-reponses-aux-questions-l...
Ainsi, comme le neurotransmetteur GABA a adapté son mode de fonctionnement pendant des années à la présence des benzodiazépines (il en va de même, à mon avis, pour les autres neurotransmetteurs qui ont adaptés leur fonctionnement à la présence d'un autre psychotrope), il garde ce mode de fonctionnement différent même quand la substance psychoactive n'est plus là. Comme l'explique Ray Nimmo, le neurotransmetteur (ici GABA) n'est plus complètement capable d'exercé son action naturelle, ce qui fait qu'il n'arrive plus à remplir complètement son rôle de neurotransmetteur inhibiteur, ce qui fait qu'il y a un déséquilibre entre l'action inhibitrice et l'action excitatrice des neurotransmetteurs en présence. Ainsi, l'action excitatrice reste plus forte (puisque moins inhibée par le(s) neurotransmetteur(s) inhibiteur(s)). Il en résulte que notre cerveau est plus excité de façon constante qu'il ne le devrait, ce qui le rend hypersensible et hyperréactif aux événements excitateurs.
Etant donné, qu'il y a déjà un déséquilibre causé par la neuroadaptivité de certains récepteurs liés à certains neurotransmetteurs inhibiteurs (neurotransmetteurs GABA en ce qui concerne la prise de benzo), il faut éviter à tout pris de faire augmenter le niveau des substances dites excitatrices dans le cerveau. Ces substances sont entre autres: la caféine, la nicotine, l'aspartame, le monosodium glutamate (E621), les boissons dites énergisantes, l'alcool, les psychotropes, ....
Pour prendre une image: c'est comme si on avait une balance à deux plateaux. Sur un de ces plateaux, on aurait les substances inhibitrices et sur l'autre les substances excitatrices. Le cerveau, en temps normal, fait en sorte de toujours avoir ces deux plateaux en équilibre et quand il y a déséquilibre entre ces deux plateaux parce qu'un événement c'est produit, il arrive facilement à retrouver l'équilibre, soit en produisant plus de substances inhibitrices (si trop d'excitation), soit en produisant plus de substances excitatrices (si trop d'inhibition).
Après la prise de benzos et leur arrêt, le cerveau n'est plus capable de maintenir cet équilibre aussi bien, car il s'est adapté au biais créé par la présence des benzos qui augmentaient de façon artificielle le poids sur le "plateau inhibiteur". Le cerveau se retrouve donc avec un bien très important une fois qu'on lui a retiré le psychotrope qui maintenait un poids sur le plateau inhibiteur du système inhibition/excitation. C'est comme si pendant des années la balance avait toujours eu un poids de 2 kg sur un des plateaux (plateau inhibiteur) et qu'il avait toujours du le compenser en produisant toujours 2 kg supplémentaire sur le plateau excitateur pour compenser le biais de départ induit par l'apport quotidien de médoc.
Une fois qu'on enlève ces 2 kg du plateau inhibiteur (sevrage des benzos ou autre psychotrope), le plateau excitateur fait plonger la balance de son côté et maintient donc le corps et le cerveau dans un état d'excitation à cause de l'habitude qu'il a pris de surcompenser le déséquilibre créé par les "2 kg" maintenus de façon constante par l'apport de benzos sur le plateau inhibiteur. C'est pour cela qu'on dit de diminuer très très lentement la prise de benzos (et d'autres psychotropes), ça évite au cerveau de se voir retirer brutalement les "2 kg" sur un plateau. En diminuant lentement, le cerveau a le temps de compenser petit à petit le déséquilibre qui se crée, plutôt que de devoir le faire d'un coup.
Maintenant, il arrive très souvent que le cerveau se soit tellement bien adapté à la présence de ces "2 kg" en plus sur le plateau inhibiteur, qu'il soit maintenu en état d'excitation après l'arrêt (le retrait du poids qui faisait pencher la balance de 2 kg sur le côté inhibiteur). Cet état rend notre système nerveux hyperréactif et hypersensible.
En effet, quand le cerveau reste dans un état d'excitation plutôt que dans un état d'équilibre, c'est pour être prêt à réagir. C'est ça façon à lui de se préparer à l'action. Cette préparation à l'action met le corps en état de vigilance en augmentant la production de substances dans tout le corps. Par exemple, il y a augmentation de la production des hormones du stress: adrénaline, épinéphrine, ... .
Le corps est donc maintenu en état de vigilance par le déséquilibre créé par la neuroadaptivité du cerveau aux benzos et à leur arrêt.
Bien évidemment, le cerveau est capable de se réadapter dans l'autre sens, mais il lui faut du temps et il faut éviter de surcharger le plateau excitateur qui penche déjà dangereusement à cause de sevrage (= éviter de consommer des substances excitatrices (caféine, aspartame, ....) qui iront directement surcharger le plateau excitateur déjà trop lourd).
Les séquelles qu'il me reste sont donc directement liées à ce déséquilibre. Avec le temps, ça se compense gentiment, mais en attendant, mon système nerveux est devenu ultra-sensible et ultra-réactif à certaines substances alors qu'avant la prise de médocs il ne l'était pas. Je dois donc faire très attention à mon hygiène de vie pour ne par ressentir d'angoisses, ne pas avoir des maux de tête, ne pas avoir des problèmes digestifs, etc...
Il faut savoir que ce déséquilibre inhibition/excitation du système nerveux ne se produit pas uniquement dans le cerveau, il est aussi présent dans les autres parties inervée du corps. Les viscères sont inervées et comme un déséquilibre est également induit à ce niveau là, on se retrouve souvent à avoir des problèmes gastro-intestinaux...
Pour ma part, depuis que je fais bien attention à ce que je consomme, que je pratique une activité physique régluière et que j'utilise des techniques pour maintenir mon niveau de stress au minimum, je vois mon état s'améliorer de jour en jour. Je pense que si on fait tout pour maintenir notre organisme dans un état de fonctionnement "normal", sans lui imposer des excès de stress, de non activité ou d'apport de substances excitantes, il a de meilleures chances de pouvoir rapidement rééquilibrer ses systèmes excitateurs et inhibiteurs.
Maintenir une hygiène de vie "sobre" me permet de n'avoir que de petites séquelles dues à la prise chronique de psychotropes pendant 13 ans (+ 1 an de sevrage).
Je suis plus facilement angoissée qu'avant, car mon stress monte plus facilement...
J'ai toujours des problèmes de mémoire. Il faut savoir qu'une bonne mémorisation est liée au niveau d'hormones du stress (substances excitatrices) présentes dans le sang. Ainsi, quand on a trop peu de ces substances, on mémorise mal et quand on en a en excès, on mémorise mal.
La mémoire a aussi comme support des structures physiques qui ont souvent été endommagées par la prise de psychotropes. La mémoire utilise plusieurs mécanismes pour fonctionner et la plupart du temps, ces derniers sont modifiés et en partie rendu non-fonctionnels par la prise de médicaments psychoactifs. La mémoire utilise des procédés chimiques et physiques pour fonctionner et ces derniers sont souvent grandement altérés par les déséquilibres engendrés par l'apport puis le retrait des substances psychoactives comme les benzos et les autres médicaments psychiatriques.
Avec le temps, il est possible au cerveau de reconstruire ces structures et de refaire fonctionner ces mécanismes. Mais en attendant, les problèmes de mémoire sont là et sont une séquelle assez pénible de la prise de psychotropes.
Bref, les séquelles les plus importantes que j'ai sont dues, à mon avis, à cette neuroadaptivité du fonctionnement du cerveau en réponse au déséquilibre inhibition/excitation induit par les psychotropes.
Le cerveau est capable de s'adapter à beaucoup de choses grâce à ce qu'on appelle la neuroplasticité et je suis certaine qu'il est possible de le réadapter après des années de déséquilibre induit par les médocs en faisant attention à ne lui apporter que des substances non-stressantes, en lui faisant faire des exercices (de mémoire, de réflexion, ...) pour l'obliger à reconstruire "ses circuits" abîmés et en pratiquant de l'exercice physique pour l'obliger à métaboliser plus rapidement les substances dites du stress.
J'espère avoir répondu à ta question même si elle portait plus sur quelles sont les séquelles qu'il me reste après le sevrage, plutôt que sur les mécanismes qui selon moi induisent ces séquelles ;).
Bonne journée,
Carole
10:14 Publié dans Psychiatrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antidépresseurs, anxiolytique, séquelles, sevrage, effets, secondaires, douleurs, angoisse, anxiété, attaque de panique, peur, stress, neuroleptique
22.03.2011
Etape 2 B: Information à l'entourage
Etape 2 B: Information à l'entourage
Que dire à l'entourage?
Il nous a fallu du temps pour admettre que les comprimés que nous prenions ne nous aidaient pas. Il nous a fallu changer notre croyance et admettre que les médecins ne nous proposaient pas toujours des traitements fiables, efficaces et sûrs. Il nous a fallu admettre que les médecins ne connaissaient pas tout et qu'ils pouvaient se tromper.
Maintenant, comment faire admettre cela à nos proches? Comment leur faire changer leur croyance?
Eh bien, ce n'est pas toujours possible et c'est encore plus difficile lorsqu'ils croient que nous souffrons réellement d'un désordre mental.
Pendant des années, nos proches nous ont vus au plus bas. Ils ont vu notre état se dégrader avec les années et ils pensent sincèrement que nous avons plus que jamais besoin de prendre le traitement médicamenteux instauré par notre psychiatre ou notre médecin.
Il est vrai que les prises quotidiennes de psychotropes depuis des années ont commencés à se faire sentir. Ces médicament nous ont rendus de plus en plus malades à cause de leurs effets secondaires et paradoxaux. Aux yeux de nos proches, nous avons de plus en plus l'air d'avoir une maladie mentale qui s'aggrave avec le temps.
Notre entourage aura du mal à admettre que nous voulions arrêter de prendre nos médicaments parce qu'il nous voit comme quelqu'un qui présente des troubles mentaux qu'il convient de soigner. Nos proches ne seront pas très réceptifs à nos arguments en faveur d'un sevrage, car ils ne nous pensent pas conscients de notre trouble.
Les médecins et autres psychiatres leur auront certainement expliqué que nous n'étions pas pleinement conscients de notre maladie mentale et même que cela faisait partie de notre trouble et qu'il revenait à eux, parents, de veiller à ce que nous prenions notre traitement médicamenteux.
Alors quand nous allons arriver avec nos arguments en faveur de l'arrêt des psychotropes, ils vont se braquer et se dire qu'ils doivent absolument nous convaincre de poursuivre notre traitement.
Même en arrivant avec des arguments irréfutables, il y a peu de chance que nos proches prennent la mesure des dégâts engendrés par ces médicaments.
Je pense donc qu'il faut essayer d'en parler avec nos proches, mais que si on se heurte à une réaction hostile, il ne faut pas insister.
C'est bien d'avoir le soutien de son médecin ou de ses proches lors d'un sevrage, mais c'est très rare de l'obtenir.
Les médecins qui nous prescrivent nos antidépresseurs, nos anxiolytiques ou encore nos neuroleptiques sont convaincus que nous en avons besoin et qu'ils sont bons pour nous. Ils ne pensent généralement pas que les symptômes que nous leur rapportons sont les manifestations des effets secondaires et paradoxaux induits par les médicaments. Ils croient sincèrement que les symptômes que nous leur décrivons sont la preuve de notre maladie mentale. En fait, les descriptions que nous faisons de ces symptômes les renforcent dans leur conviction que le diagnostic qu'ils ont établi avant de nous prescrire des médicaments étaient bien le bon.
Nos proches se sentent généralement impuissants et désemparés face à ce qui nous arrivent, ils se laissent donc guidés par l'avis des spécialistes (psychiatres) qui selon eux sont les seuls capables de soigner de tels troubles. C'est pour cela qu'il sera pratiquement impossible de leur faire comprendre que les psychiatres se trompent sur l'efficacité des médicaments qu'ils prescrivent. Il sera quasi impossible de leur faire admettre que ces médicaments psychotropes sont en train de nous rendre malade au lieu de nous soigner.
Si vous sentez que votre médecin et vos proches ne sont pas prêts à admettre la nocivité des médicaments psychotropes que vous prenez, n'insistez pas! Ne leur parlez pas de votre sevrage en cours, car il se peut qu'ils fassent tout pour vous obliger à reprendre le traitement que vous désirez arrêter. Il se peut qu'ils aillent même jusqu'à vous faire hospitaliser pour être sûrs que vous repreniez votre traitement.
C'est à ce moment qu'il va falloir être fort si vous êtes décidés à vous débarrasser de ces médicaments qui vous rendent malade. Il va falloir que vous fassiez votre sevrage sans en parler à votre entourage, car ce dernier risque d'être plus un frein qu'une aide dans votre démarche.
Il vous faudra rechercher de l'aide et du soutien auprès de personnes qui connaissent les effets néfastes des psychotropes. Il existe des sites et des forums qui regorgent de personnes au fait des problèmes qu'engendrent les médicaments psychiatriques.
Évidemment, le soutien de vos proches et de votre médecin serait bien plus apprécié et efficace qu'un soutien au travers d'Internet. Mais à défaut de pouvoir obtenir le soutien de votre entourage, vous pourrez compter sur l'aide de personnes qui connaissent extrêmement bien les problèmes dus à la prise de médicaments psychiatriques et à leur arrêt. Elles seront à même de vous fournir les informations dont vous aurez besoin pour mener à bien votre sevrage, mais aussi de vous épauler dans vos moments de souffrance et de doute.
En conclusion, nous pouvons dire qu'il est important d'essayer de parler à votre entourage (médecin, famille) de votre décision d'arrêter de prendre vos médicaments, car si vos proches comprennent votre décision, ils seront un soutien inestimable. Par contre, si vous constatez que vos proches sont hostiles à votre décision et qu'en plus ils semblent persuadés que vous souffrez d'un trouble mental, alors ne perdez pas votre temps à essayer de les convaincre, lancez-vous seul dans votre sevrage.
... à suivre
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10.03.2011
Etape 2 A: L'arrêt des médicaments
Etape 2 A: L'arrêt des médicaments
Une fois que vous avez accepter le fait que ce ne sont pas ces petites pilules qui vont vous remettre d'aplomb, il est important de s'en débarrasser. Mais ce n'est pas si facile que ça: il ne suffit pas de jeter la boîte pour se débarrasser de ce genre de médicaments.
En effet, les antidépresseurs et les anxiolytiques peuvent créer une dépendance chez celui qui les prend. Cette dépendance peut prendre plusieurs formes, soit il s'agit d'une dépendance psychologique, soit il s'agit d'une dépendance physique, soit il s'agit d'une dépendance environnementale, soit il s'agit d'une association de plusieurs de ces dépendances.
Je vais peut-être définir ces trois types de dépendance avant d'aller plus en avant. (Je mets volontairement de côté la dépendance récréative qui ne rentre pas en ligne de compte dans notre sujet).
Définitions des diverses dépendances par wikipédia:
La dépendance psychologique : désir insistant et persistant de consommer qui peut parfois se traduire par des manifestations psycho-somatiques (véritables douleurs physiques sans cause physiologique). La dépendance psychologique est bien plus liée aux caractéristiques des individus (états affectifs, styles de vie) qu'au produit lui-même. Des exemples de dépendance psychologique très répandues sont la dépendance au travail, à l'activité physique ou intellectuelle, qui peut parfois aboutir au surmenage. Un terme anglo-saxon la désigne sous l'appellation « workaholic ».
La dépendance physique : état où l'organisme assimile à son propre fonctionnement la présence d'un produit développant des troubles physiques parfois graves en cas de manque (non-présence du produit dans l'organisme), l'ensemble de ces troubles constituant ce qu'on appelle le syndrome de sevrage. La dépendance physique résulte des mécanismes d’adaptation de l’organisme à une consommation prolongée et peut s’accompagner d’une accoutumance, c'est-à-dire la nécessité d'augmenter les doses pour éprouver un même effet.
La dépendance comportementale : correspond à des stimulations générées par les habitudes ou l'environnement, facteur de rechute.
Pour arriver à ne plus prendre nos comprimés sans en souffrir psychologiquement, physiquement et environnementalement, il va falloir passer par une phase de sevrage dans la plupart des cas.
Pour le sevrage psychologique: Dès qu'on a admis et accepté que ces médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques et/ou neuroleptiques) ne peuvent pas guérir nos angoisses, notre dépression, bref, notre Souffrance en général et qu'il nous revient à nous de le faire, la dépendance psychologique est vaincue!
Pour le sevrage environnemental: Il faut comprendre ce que sont nos habitudes et nos croyances et les confronter avec la réalité de ces produits. Dès qu'on a compris qu'on prenait nos comprimés pour vaincre nos angoisses, notre dépression ou notre mal-être par habitude et parce que c'est ce qu'on nous a appris, la dépendance environnementale est vaincue!
Mais ce n'est pas facile, car cette dépendance-la s'inscrit dans un système de croyance très fort: celui qui dit que la médecine et dans son prolongement: les médicaments peuvent tout guérir. Ce qui n'est pas vrai.
Pour mieux comprendre cette notion, citons Guy Hugnet: “Depuis deux siècles, notre système de croyances s'est structuré autour de la Science. La révolution thérapeutique est venue confirmer l'extraordinaire pouvoir de l'Homme sur la nature. On voit dans les médicaments – fruits directs de la science – l'antidote à la souffrance, y compris morale. Certains d'entre eux ont démontré une redoutable efficacité, beaucoup d'autres n'en n'ont aucune. On les consomme quand même. Précisément du fait de la puissance symbolique dont ils sont chargés. C'est notre mythologie à nous. Le système cohérent auquel patients, médecins, environnement, adhèrent.”
C'est un concept assez difficile à comprendre, je vous renvoie au livre de Guy Hugnet pour bien saisir la portée de notre système de croyance et l'impact que celui-ci a sur notre dépendance aux médicaments et plus particulièrement sur notre déprendance psychologique et environnementale.
Pour le sevrage physique: Lorsque la dépendance physique et pharmacologique s'est installée, il faut procéder à un sevrage dans les règles pour permettre au corps de se déshabituer lentement à la présence de cette molécule (médicament) qu'il a assimilé à son propre mécanisme de fonctionnement et dont maintenant il a "besoin" pour fonctionner.
Il existe des protocoles de sevrage pour déshabituer en douceur le corps à la présence de cette molécule. La Professeur Heather Ashton propose dans son manuel plusieurs méthodes de sevrage qui permettent de diminuer progressivement les prises de médicaments et de parvenir ainsi à se sevrer des anxiolytiques et/ou des antidépresseurs sans trop souffrir.
Suivre un tel protocole est le meilleur moyen pour venir à bout de la dépendance physique.
Vous pouvez demander à votre médecin ou à votre psychiatre de vous aider dans votre démarche. Mais si votre médecin ne veut pas vous soutenir, vous pouvez obtenir cette aide et ce soutien sur le forum d'entraide au sevrage suivant: http://benzo.forumactif.net/
Sur ce forum se retrouve des personnes qui n'ont pas ou peu obtenu d'aide de la part du corps médical. Ces personnes ont décidé de se soutenir mutuellement dans leur démarche de sevrage afin de mieux appréhender cette période difficile qu'est l'arrêt des médicaments psychotropes.
Renseignez-vous le plus possible sur le fonctionnement de ce genre de médicaments, car c'est le meilleur moyen d'arriver à comprendre ce qu'ils font et ce qu'il faut faire pour arriver à les arrêter. C'est également le seul moyen de comprendre pourquoi vous en êtes devenus dépendants et de quelle nature est cette dépendance. Une fois que vous aurez assimilé tout cela, vous serez armé pour y faire face et pour vous en libérer.
Dans la deuxième partie de cette étape, je parlerai de l'entourage, de ce qu'il faut dire à vos proches au sujet de votre médication et de l'arrêt de celle-ci. Vous verrez, ce n'est pas simple d'expliquer ce genre de démarche aux personnes qui nous sont proches.
... à suivre
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Extraits du livre de Peter Breggin M.D. et David Cohen Ph.D. :
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03.03.2011
Etape 1: La pilule du bonheur n'existe pas
Etape 1: Admettre que la pilule du bonheur n'existe pas!
En premier lieu, il faut admettre et accepter que la pilule du bonheur n'existe pas! Que les médicaments, que ce soient les antidépresseurs ou les anxiolytiques, ne permettent pas de vaincre l'anxiété, la dépression ou la souffrance morale. Ils ne nous permettent pas de nous épanouir, de donner un sens à notre vie et encore moins d'être heureux.
Ceux qui prennent des médicaments psychotropes pour atténuer leurs souffrances, me diront que le fait de prendre ces petits comprimés quand l'angoisse monte ou quand l'humeur baisse, leur permet de maintenir leur mal-être à distance. Et c'est ce qui se passe, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques temps, la souffrance revient, car ces médicaments ne masquent que temporairement la souffrance comme le feraient l'alcool ou le cannabis.
Il faut savoir que dans le meilleur des cas, ces médicaments (anxiolytiques ou antidépresseurs) masquent l'anxiété et la dépression. Mais que dans le pire (et dans la majorité) des cas, ils nous rendent malades au travers de leurs effets secondaires, exactement comme le font l'alcool et les drogues illégales (cannabis, héroïne, ecstasy etc...) prises sur le long terme.
Ces substances: alcool, cannabis, héroïne, cocaïne, ecstasy, amphétamine, LSD, acide, antidépresseur, anxiolytique, neuroleptique, sont toutes des substances dites psychotropes.
Qu'est-ce qu'une substance psychotrope?
Un psychotrope est une substance qui agit principalement sur l'état du système nerveux central en y modifiant certains processus biochimiques et physiologiques cérébraux, sans préjuger de sa capacité à induire des phénomènes de dépendance, ni de son éventuelle toxicité. En altérant de la sorte les fonctions du cerveau, un psychotrope induit des modifications de la perception, des sensations, de l'humeur, de la conscience (états modifiés de conscience) ou d'autres fonctions psychologiques et comportementales. wikipédia
Qu'est-ce qui nous permet d'affirmer qu'il y a de bons et de mauvais psychotropes? Car c'est ce que nous faisons inconsciemment en disant que l'alcool, le cannabis, l'héroïne, la cocaïne, etc.. sont de mauvais psychotropes et que les antidépresseurs, les anxiolytiques et même les neuroleptiques sont des bons psychotropes.
Pourquoi les classons nous en deux catégories: les bons psychotropes, ceux qui soignent et guérissent et les mauvais psychotropes ceux qui rendent malade et dépendant?
Parce que c'est tout simplement ce qu'on nous a appris et que nous considérons comme vrai! C'est notre croyance.
En fait, ces deux catégories n'existent que dans nos esprits. Il n'y a tout simplement qu'une seule catégorie de psychotropes, c'est notre système de croyance qui nous pousse à croire que les antidépresseurs et les anxiolytiques sont sûrs et efficaces dans le traitement de la souffrance (dépression ou anxiété)et que l'alcool, le canabis, l'héroïne, etc... sont nocifs et inefficaces pour soigner cette même souffrance. Mais ce n'est pas la réalité, ce n'est que notre croyance.
Pour bien comprendre ce que notre système de croyance nous conditionne à penser voici une petite analogie avec l'aspirine.
Lorsqu'une personne a des maux de tête, elle prend une aspirine, mais il ne lui viendrait jamais à l'esprit de prendre tous les jours une aspirine pour prévenir ces maux de tête, d'autant plus si ceux-ci sont passagers. Elle a appris que les aspirines se prenaient au moment où ses maux de tête se faisaient sentir. C'est sa croyance, celle que le corps médical lui a appris.
Il en va de même pour la croyance au niveau des médicaments psychotropes. Les gens ont appris qu'ils devaient prendre ces produits sur de longues durées afin de remettre en équilibre leurs échanges biochimiques au niveau des neurotransmetteurs. Dans leur système de croyance, ils ont appris à penser comme ça. Ils ne remettent donc pas en question cette croyance qui consiste à dire que les antidépresseurs sont de médicaments qui rééquilibrent les échanges biochimiques qui apparaissent lors de la dépression. Ils ne remettent jamais en doute la parole de la toute puissante médecine moderne.
Pourtant, ils devraient, car cette croyance se fonde sur des données erronées. Il n'a jamais pu être prouvé scientifiquement que l'origine de la dépression se trouvait dans une sorte de déséquilibre biochimique. Il a encore moins été prouvé que les antidépresseurs étaient capables de soigner la dépression par ce mécanisme.
Cependant, cette croyance est fortement ancrée dans l'esprit des gens et c'est sans se poser de question qu'ils avalent les médicaments psychotropes que leur médecin ou leur psychiatre leur a prescrit en étant sûrs que ces produits vont mettre fin à leur passage dépressif.
Pour bien comprendre l'impact de cette croyance sur notre santé, je vous conseille de lire le livre de Guy Hugnet: “Antidépresseurs: Mensonges sur ordonnance.”
Guy Hugnet explique très clairement comment notre système de croyance nous pousse à croire en l'efficacité de ces médicaments, malgré le fait qu'il n'en soit rien.
Vous avez bien dû remarquer que depuis le temps que vous prenez vos petits cachets, votre situation ne s'est pas améliorée!
Il est donc temps pour vous de ne plus croire sur parole ce que votre médecin vous dit et de prendre le temps de faire vos propres recherches sur les médicaments que vous avaler quotidiennement.
Il est temps de changer votre croyance.....
... à suivre
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13:55 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antidépresseur, croyance, conditionnement, efficace, dépression, sevrage, psychiatre, psychiatrie, anxiolytique, peur, effets secondaires, témoignage, arrêt
Les étapes qui mènent vers une vie sans médicament
Dans mon témoignage, j'explique comment j'ai été amenée à prendre des antidépresseurs, des anxiolytiques et même des neuroleptiques.
Maintenant, il me semble important d'expliquer par quelles étapes je suis passée pour arriver à me sevrer de ces médicaments. Ces étapes sont à mon avis des passages obligés.
J'ai passé pas mal de temps à lire les récits d'autres personnes et je me suis aperçue que les personnes qui réussissaient à se sevrer et à retrouver une bonne qualité de vie passaient toutes par les mêmes étapes importantes.
Dans les posts qui vont suivre, je vais tenter de vous expliquer en quoi consistent ces étapes.
Bonne lecture.
13:51 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antidépresseur, anxiolytique, sevrage, dépression, anxiété, dépendance, psychiatre, psychiatrie
21.01.2011
Comprendre et minimiser l'anxiété pendant le sevrage
Comment gérer l'anxiété qui apparaît lors d'un sevrage d'anxiolytique ou d'antidépresseur?
Pour commencer parlons de cette anxiété:
D'où vient elle? Qu'est-ce qui en est la cause? Est-elle due à l'effet rebond dont les psychiatres nous parlent ou provient-elle d'autre chose?
Je pense que l'anxiété qui apparaît au cours d'un sevrage et qui a tendance à s'amplifier à la fin du sevrage est en grande partie due au sevrage lui-même!
En effet, le fait de diminuer régulièrement la dose d'anxiolytique ou d'antidépresseur plonge le corps et le cerveau en état de manque. Cet état de manque stresse tout le corps. On constate bien les effets produits par cette diminution: les problèmes gastro-intestinaux sont de plus en plus présents, l'insomnie s'est durablement installée, les maux de tête sont toujours plus fréquents, les douleurs musculaires augmentent, etc...
Ces symptômes, nous les identifions correctement comme étant des symptômes générés par le sevrage lui-même et non comme étant dus à l'effet rebond.
Mais qu'est-ce que ce fameux effet rebond dont nos médecins nous parlent?
Voici la définition que propose Wikipédia: "L'effet rebond caractérise la réapparition et l'aggravation d'un ou plusieurs symptômes à l'arrêt d'un traitement utilisé contre ces derniers."
Je ne pense pas que le fort retour d'anxiété soit uniquement dû à ce fameux effet rebond. Je m'explique: Lorsque les médecins parlent d'effet rebond, ils entendent la réapparition et l'aggravation du ou des symptômes pour lesquels le patient est traité. Cependant, si on prend mon cas, par exemple: J'étais traitée pour dépression avec des antidépresseurs et des anxiolytiques. Les psychiatres me les ont fait prendre pendant des années et au fil du temps, j'ai développé une agoraphobie.
Pendant mon sevrage, l'anxiété est revenue en force et mon agoraphobie s'est transformée en anxiété généralisée.
Bien sûr, on pourrait dire que cette anxiété généralisée est un effet rebond. Mais ça n'est pas vrai, puisqu'au départ je ne souffrais pas d'anxiété, mais de dépression. L'effet rebond, comme ça définition le dit est une réappartion avec ou sans aggravation d'un ou plusieurs symptômes pour lesquels le médicament était prescrit au départ! Et ce n'est pas du tout mon cas.
Je me méfie donc beaucoup de cette définition imprécise de l'effet rebond, car elle sous-entend que si un très forte anxiété apparaît lors du sevrage, c'est que l'on a toujours un problème d'anxiété et que ce problème restera toujours, même après l'arrêt des médicaments.
A mon avis, ce n'est pas du tout vrai, même pour les personnes qui ont pris des anxiolytiques pour gérer leurs angoisses. Car l'anxiété que l'on développe en prenant des anxiolytiques est très forte et quand on entame un sevrage, c'est cette anxiété là qui s'aggrave et non l'anxiété pour laquelle on était traité au départ qui réapparaît et c'est très différent.
Psychologiquement, il sera plus facile de continuer un sevrage si on sait que l'aggravation d'anxiété qu'on subit est due à la prise d'anxiolytique et/ou d'antidépresseur, plutôt que de croire, comme les médecins et les psychiatres le suggèrent qu'il s'agit d'une réapparition et d'une aggravation de l'anxiété pour laquelle les médicaments ont été prescrit. Car l'anxiété à laquelle on doit faire face pendant un sevrage est d'une telle intensité qu'on ne se sentira jamais capable de l'accepter comme étant la notre. Si on accepte cette anxiété comme étant la notre et non celle générée par le manque, il est plus que probable qu'on reprenne des anxiolytiques, car son intensité est vraiment insupportable.
Les personnes qui rechutent lors de leur sevrage et reprennent leur anxiolytique, c'est celles qui croient que l'anxiété qu'elles ressentent pendant leur sevrage est la leur. Si on leur expliquait que cette terrible anxiété qu'elles ressentent n'est pas due à un effet rebond, mais est bien la manifestation de l'anxiété générée par les anxiolytiques et/ou les antidépresseurs et surtout aggravée par leur arrêt, elles n'auraient plus peur de mener leur sevrage jusqu'au bout.
Maintenant que nous avons mieux identifié le type d'anxiété à laquelle nous avons affaire, nous pouvons commencer à parler des moyens de la gérer.
Comme nous l'avons vu, cette anxiété est due au sevrage, c'est ce qu'on appelle un symptôme de sevrage.
Pour vaincre l'anxiété, il faut éliminer les causes de cette dernière. Malheureusement, nous ne pouvons pas supprimer la cause de l'anxiété qui apparaît pendant le sevrage, puisque la cause de cette anxiété est le sevrage lui-même. Nous ne pouvons pas supprimer la cause primaire de l'anxiété, mais nous pouvons éliminer toutes les autres causes qui pourraient amplifier cette anxiété et nous la rendre totalement insupportable.
Pour maintenir le niveau d'anxiété à un stade supportable, il est important de procéder à une diminution lente des doses pendant le sevrage. Il existe des méthodes pour diminuer les doses lentement, pour ça, je vous laisse aller sur le forum d'entraide au sevrage sur lequel vous trouverez toutes les informations utiles à ce sujet (protocole du Prof. Ashton).
Maintenant parlons de ce que nous pouvons faire d'autre pour maintenir le niveau d'anxiété au minimum, c'est-à-dire en n'ayant pas d'autre facteur comme source d'angoisse.
Il faut donc supprimer tous les facteurs anxiogènes et les facteurs chimiques anxiogènes sont les suivants: La caféine, l'aspartame et le monosodium glutamate (E621). Lorqu'on ingère ces trois substances, elles vont dans le cerveau et créent des symptômes similaires à ceux provoqués par les angoisses elles-mêmes.
Comme notre cerveau est déjà mis à rude épreuve par les modifications chimiques entraînées par le sevrage, il ne faut pas le surcharger avec de telles molécules qui déséquilibrent encore plus les échanges chimiques.
Il faut ménager le cerveau au maximum pendant cette période difficile et ne pas le surcharger avec telles substances.
Que savons-nous de l'aspartame?
"L'aspartame est une source de phénylalanine, un acide aminé = la phénylalanine est présente dans les protéines. La phénylalanine est en partie rejetée par l’organisme sous forme de dioxyde de carbone ou participe à la synthèse des protéines en tant qu’acide aminé, mais agit aussi comme précurseur des neurotransmetteurs que sont la dopamine, la noradrénaline et l’adrénaline." source
L'aspartame est un précurseur de plusieurs neurotransmetteurs comme l'adrénaline:
"Adrénaline (Epinéphrine):
L'adrénaline est à la fois une hormone et un neurotransmetteur. Elle fait partie du réflexe lutte/fuite. Elle accélère la vitesse de la respiration, dilate les pupilles et accroît le rythme cardiaque. Une forte dose porte le corps dans l'état d'alerte le plus élevé. L'adrénaline joue aussi un rôle important dans la réaction enthousiaste à un défi, par exemple dans le milieu professionnel. Mais un excès d'adrénaline dans la vie normale entraîne surtout nervosité et paranoïa."
Comme vous pouvez le voir, l'adrénaline est à la base des réactions de lutte et de fuite. L'adrénaline provoque les symptômes d'angoisse: accélération du rythme cardiaque, augmentation de la respiration, etc...
La caféine quand à elle renforce les récepteurs pour la noradrénaline:
"Noradrénaline (nordépinéphrine):
La noradrénaline exerce un effet de grande excitation et, en comparaison avec l'adrénaline, elle entraîne plutôt de l'agressivité que de l'anxiété. Des drogues comme l'amphétamine et la cocaïne accroissent la quantité de noradrénaline, la première par la stimulation de sa production, la deuxième par l'inhibition du catabolisme. Elles provoquent ainsi un état de vivacité, d'hyperactivité. La noradrénaline joue aussi un rôle dans l'abord de la douleur et du comportement sexuel. La noradrénaline se compose de la substance appelée dopamine, qui est aussi elle-même un neurotransmetteur. La caféine du café, la théobromine du cacao, la théophylline du thé font toutes partie de la famille des méthylxanthines, qui renforcent les récepteurs pour la noradrénaline et exercent ainsi un effet stimulant. Les personnes dépressives ont trop peu de noradrénaline, les personnes euphoriques en ont trop. La réboxétine, l'adrafinil et le modafinil sont tous médicaments qui réduisent la reprise de noradrénaline chez les personnes dépressives. Un niveau normal de noradrénaline donne une sensation normale de gaieté, de vivacité, tout comme la dopamine."
"Dopamine:
La dopamine joue un rôle dans la motricité, la schizophrénie, la maladie de Parkinson et se retrouve aussi dans l'oeil et dans le réseau neuronal à partir du nez. De plus, il s'agit d'un neurotransmetteur important entre le cerveau et l'hypophyse, une glande de la taille d'un petit pois suspendu à des pédoncules en dessous du cerveau. L'hypophyse produit des hormones qui sont importantes pour la croissance, le développement sexuel et d'autres fonctions corporelles. En cas d'anxiété, de grandes quantités de dopamine sont produites et entraînent une fixation sur la source de la crainte et préparent les muscles à une réaction rapide. En ce sens, la dopamine régule les effets plus sauvages des autres peptides stimulantes comme l'adrénaline et la noradrénaline, en combinant vivacité et concentration. La vitamine B6 et le magnésium sont essentiels à la production de dopamine. L'édulcorant aspartame réduirait les concentrations de dopamine, tandis que fumer augmenterait les concentrations"
source: www.bomi-1-sante.com
En ce qui concerne le glutamate:
"L'acide glutamique n'est pas seulement l'une des briques élémentaires utilisées pour la synthèse des protéines, c'est aussi le neurotransmetteur excitateur le plus répandu dans le système nerveux central (cerveau + moelle épinière) et un précurseur du GABA dans les neurones GABAergiques.
En concentrations excessives, le glutamate déclenche un processus dit d'excitotoxicité, délétère, voire mortel, pour les neurones, particulièrement en cas d'activation des récepteurs NMDA." source
"Le GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur dans le cerveau.
Ces canaux partagent des propriétés structurales importantes avec les récepteurs à l'acétylcholine ionotropes et les récepteurs à la sérotonine 5HT-3 ionotropes.
Les canaux GABAa sont la cible de plusieurs molécules pharmacologiques de première importance en termes de santé humaine :
-
les benzodiazépines, comme le diazépam. ...." source
"Un messager chimique très répandu dans le cerveau, le GABA, a pour fonction naturelle de diminuer l'activité nerveuse des neurones sur lesquels il se fixe. Certains chercheurs pensent que le GABA servirait entre autre à contrôler la peur ou l'anxiété qui se manifeste par une surexcitation neuronale.
C'est à cause de cette propriété du récepteur-canal au GABA qu'on qualifie le GABA de neurotransmetteur inhibiteur, contrairement à un neurotransmetteur excitateur comme le glutamate, par exemple, qui augmente les influx nerveux dans un neurone." source
-----------------------------------------------------------------
Ce qu'il faut retenir, c'est:
* que ces trois substances (caféine, aspartame, glutamate) agissent sur des neurotransmetteurs ou sur leurs précurseurs.
* que la caféine est un excitant qui peut aussi entraîner de l'agressivité, mais aussi de l'anxiété.
* que la phénylalanine qui résulte de la transformation de l'aspartame provoque les mêmes symptômes que les crises d'angoisse.
* que le glutamate est un neurotransmetteur excitateur qui provoque l'anxiété en augmentant les influx dans un neurone.
* que le glutamate déclenche un processus dit d'exitotoxicité.
Ces trois substances (caféine, aspartame et glutamate (E621)) doivent donc être évitées. Elles sont présentent dans les aliments préparés et il suffit de lire la liste d'ingrédients contenue sur chaque emballage.
Pendant la période de sevrage, le cerveau est soumis à de grands changements chimiques, il ne faut donc pas le stresser plus en consommant des aliments anxiogènes.
Si vous voulez bien comprendre quels sont le rôle des neurotransmetteurs de l'anxiété, prenez le temps d'aller faire un tour sur le site suivant:
11:04 Publié dans Psychiatrie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : combattre, anxiété, sevrage, symptôme, angoisse, glutamate, aspartame, café, caféine, effet rebond, psychiatre, anxiolytique, tranxilium
23.12.2010
Agoraphobie et douance
Voici trois lignes que j'ai prises dans une note du blog de Raymonde Hazan.
"Finalement, nous arrivons à la conclusion, encore à confirmer, que les agoraphobes seraient des surdoués refoulés.
Refoulé : qui ne s’accepte pas, qui lutte pour être comme les autres et évidemment n’y parvient pas, et qui s’acharne dans une «foule-de–RE», recommencer, ressayer, redire, etc…"
Je pense que Raymonde Hazan a raison. Lorsqu'on est surdoué on devient agoraphobe à cause de notre tendance à vouloir être et faire comme les autres et à ne pas y arriver. Cette envie d'être et d'agir comme tout le monde et le fait de ne jamais y parvenir génèrent de grosses angoisses. On se demande pourquoi on est les seuls à être incapables de faire les choses dites simples et courantes.
C'est très angoissant de se dire que même si on met toute notre volonté et toute notre énergie dans cette lutte pour faire et pour être comme les autres, on n'y arrive pas. On se sent alors faible et vulnérable et on laisse les autres nous marcher dessus. On se dit qu'on n'est vraiment pas à la hauteur et qu'il doit vraiment y avoir quelque chose de grave chez nous pour que rien ne fonctionne "correctement".
On perd peu à peu confiance en nous et on laisse l'angoisse nous envahir. On reste de plus en plus à l'écart puisqu'on n'est pas capable d'être comme les autres. Et plus on reste à l'écart, plus on est angoissé à l'idée de retourner dans un groupe. L'anxiété s'installe alors et nous devenons agoraphobes.
Si l'on regarde mon parcours, j'ai essayé de tout faire comme les autres: Avoir beaucoup d'amis, aimer l'école, passer mon bac, aller à l'université, trouver un emploi, travailler, etc...
J'ai eu beaucoup de peine lors de mes années de gymnase (lycée), parce que j'avais beaucoup de difficulté à comprendre comment les autres faisaient. Cela me perturbait tellement de ne pas arriver à me comporter comme eux que j'ai fini par les éviter. On m'appelait la fille mystère ou le fantôme, tellement j'évitais les groupes. J'avais un ami, un surdoué je pense, avec qui je pouvais parler. Les profs le prenaient pour un guignol et je pense que faire le clown était sa façon à lui de gérer le stress et les autres.
Je n'ai pas réussi à gérer les autres et le stress. Je voulais tellement être comme mes camarades de classe, qui avaient de bonnes techniques pour apprendre leurs cours et qui semblaient ne pas être stressés par leur avenir.
L'avenir m'angoissait et je ne comprenais pas pourquoi j'étais incapable de vivre au jour le jour comme mes camarades le faisaient si bien.
Je luttais pour être comme eux et je n'y arrivais pas ce qui augmentait encore mon anxiété qui était déjà alimentée par la peur de l'avenir.
A 18 ans, j'étais une boule de stress et d'angoisse générée par cette incapacité à être comme les autres.
Je pense que la pédopsychologue, ma mère et mes profs avaient remarqué que je n'étais pas comme les autres, malheureusement, ils ont fait un très mauvais choix pour m'aider à rentrer dans le moule, ils m'ont poussée dans l'enfer de la psychiatrie.
Je ne savais pas à l'époque que mon incapacité à être comme les autres venait de ma différence, de ma douance.
Maintenant que je sais qui je suis, je sais que je ne pourrai jamais être comme tout le monde. Et cette connaissance de ma différence change tout en matière d'anxiété, d'attaque de panique et d'agoraphobie.
Je ne cherche plus à être comme mon entourage voudrait que je sois, je ne cherche plus à coller aux standards ou encore à être comme tout le monde. Je reprends petit à petit confiance en moi en acceptant qui je suis.
En acceptant ainsi ma différence et mon mode de fonctionnement, j'ai fait reculer l'angoisse.
A mon avis, Raymonde Hazan a en partie raison quand elle dit que les agoraphobes sont des surdoués refoulés. Je pense que ce serait plus juste de dire que les surdoués refoulés deviennent agoraphobes, car tous les agoraphobes ne sont pas des surdoués refoulés. Par contre, je suis certaine que tous les agoraphobes sont des êtres qui refoulent leur vrai moi pour essayer de coller au moule.
13:52 Publié dans Surdoué | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : douance, surdoué, angoisse, anxiété, peur, antidépresseur, anxiolytique
21.12.2010
Les dépendances et la psychiatrie
Qu'est-ce que la dépendance?
Pourquoi parle-t-on de dépendance psychologique, de dépendance physique ou encore de dépendance récréative?
En ce qui concerne les médicaments psychotropes, trois types de dépendance existent. Nous pouvons même y ajouter un quatrième, celui de la dépendance récréative. Cette dernière aboutissant inexorablement vers l'une ou les trois autres types de dépendance.
Prenons la définition de la dépendance que nous propose wikipédia:
La dépendance est, au sens phénoménologique, une conduite qui repose sur une envie répétée et irrépressible, en dépit de la motivation et des efforts du sujet pour s'y soustraire. Le sujet se livre à son addiction (par exemple: utilisation d'une drogue, ou participation à un jeu d'argent), malgré la conscience aiguë qu'il a - le plus souvent - d'abus et de perte de sa liberté d'action, ou de leur éventualité.
L'anglicisme addiction est au sens courant souvent synonyme de toxicomanie et désigne tout attachement nocif à une substance ou à une activité. On notera que le terme d'assuétude, qui bien que peu usité, a un sens similaire sans toutefois être aussi négatif (assuétude au chocolat mais dépendance à la cocaïne) complète la panoplie des termes français évitant l'usage de cet anglicisme à l'orthographe peu commune.
Dans cette définition de la dépendance, nous constatons qu'il n'est pas fait mention du type de dépendance dont il s'agit. C'est peut-être à cause de ce genre de définition de la dépendance que les gens ne savent pas qu'il existe plusieurs sortes de dépendances.
Je pense que le problème de compréhension que rencontrent les personnes dites dépendantes aux antidépresseurs et aux anxiolytiques de la part de leur entourage vient de là.
Lorsqu'on utilise le terme de dépendance, un amalgame est fait entre la dépendance psychologique, la dépendance physique et même la dépendance récréative!
La définition de la dépendance que donne l'OMS renforce cet amalgame:
En 1975, l'Organisation mondiale de la santé définit la dépendance comme :
« Un état psychique et parfois physique, résultant de l'interaction entre un organisme vivant et un produit, caractérisé par des réponses comportementales ou autres qui comportent toujours une compulsion à prendre le produit de façon régulière ou périodique pour ressentir ses effets psychiques et parfois éviter l'inconfort de son absence (sevrage). La tolérance peut être présente ou non. » (source: wikipédia)
Afin de mieux faire la différence entre les types de dépendance, voici leurs définitions:
La dépendance physique : état où l'organisme assimile à son propre fonctionnement la présence d'un produit développant des troubles physiques parfois graves en cas de manque (non-présence du produit dans l'organisme), l'ensemble de ces troubles constituant ce qu'on appelle le syndrome de sevrage. La dépendance physique résulte des mécanismes d’adaptation de l’organisme à une consommation prolongée et peut s’accompagner d’une accoutumance, c'est-à-dire la nécessité d'augmenter les doses pour éprouver un même effet.
La dépendance psychologique : désir insistant et persistant de consommer qui peut parfois se traduire par des manifestations psycho-somatiques (véritables douleurs physiques sans cause physiologique). La dépendance psychologique est bien plus liée aux caractéristiques des individus (états affectifs, styles de vie) qu'au produit lui-même. Des exemples de dépendance psychologique très répandues sont la dépendance au travail, à l'activité physique ou intellectuelle, qui peut parfois aboutir au surmenage. Un terme anglo-saxon la désigne sous l'appellation « workaholic ».
La dépendance comportementale : correspond à des stimulations générées par les habitudes ou l'environnement, facteur de rechute.
source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Addiction#Types_de_d.C3.A9pe...
La dépendance récréative : Le terme de drogue récréative est un terme dérivé de l'expression usage récréatif, qui désigne avant tout l'environnement de consommation. L'usage intervient alors dans une optique festive, l'effet désinhibant des psychotropes étant recherché par les usagers. [...]
Le terme usage détourné désigne l'utilisation d'un médicament en dehors d'indications thérapeutiques. Il s'applique à l'usage de médicaments dans le cadre du dopage mais aussi à l'utilisation de psychotropes pour modifier volontairement l'état de conscience. Ce terme induit un jugement moral. L'usage détourné désigne souvent l'usage de sédatifs, d'opiacés ou de stimulants à des fins non-médicales, comme ce peut être le cas avec la buprénorphine, la kétamine, la morphine, ou d'autres.
source: wikipédia
Maintenant que nous avons les définitions de la dépendance, voyons comment elles se manifestent chez des personnes dites dépendantes aux antidépresseurs et/ou aux anxiolytiques et comment les psychiatres les interprètent au-travers du DSM (cf. Le DSM, la bible des psychiatres).
Le DSM-IV présente l'addiction comme un mode d'utilisation inapproprié d'un produit entraînant des signes physiques et psychiques. Elle se manifeste par l'apparition d'au moins trois des signes ci-après sur une période d'un an.
- une tolérance (ou accoutumance) qui se traduit soit par une augmentation des doses pour un effet similaire, soit par un effet nettement diminué si les doses sont maintenues à leur état initial.
- un syndrome de sevrage en cas d'arrêt ou une prise du produit pour éviter un syndrome de sevrage.
- une incapacité à gérer sa propre consommation, l'usager consomme plus longtemps ou plus qu'il ne le voulait.
- des efforts infructueux pour contrôler la consommation.
- un temps de plus en plus important est consacré à la recherche du produit.
- les activités sociales, culturelles ou de loisir sont abandonnées en raison de l'importance que prend le produit dans la vie quotidienne.
- une poursuite de la consommation malgré la conscience des problèmes qu'elle engendre.
Tolérance et sevrage constituent la dépendance physique, et ne recouvrent que deux critères sur 7. Il est donc possible d'être dépendant au sens du DSM sans avoir développé de tolérance physique.
Et tout le problème de l'identification de la dépendance aux antidépresseurs et/ou aux anxiolytiques se trouve là.
En effet, la plupart des personnes qui se voient prescrire des antidépresseurs et/ou des anxiolytiques par leur psychiatre développent une tolérance et un syndrome de sevrage assez rapidement et poursuivent la consommation de ces produits malgré les problèmes qu'ils engendrent. Ces personnes se rendent rapidement compte que les médicaments que leur propose leur psychiatre sont devenus indispensables à leur fonctionnement quotidien et qu'elles ne peuvent plus s'en passer!
Mais quel est le type de dépendance qu'elles ont développé à ces médicaments?
Je pense qu'elles ont développé trois des quatre types de dépendance définis plus haut. Elles ont développé une dépendance psychologique, une dépendance physique et une dépendance comportementale.
Je m'explique:
Premièrement, elles ont développé une dépendance psychologique, car elles se sentent incapables de fonctionner sans ces produits depuis que leur psychiatre les leur a prescrit. Elles sentent qu'elles n'ont pas la force d'affronter le stress quotidien sans cette aide externe. Cette aide, ce soutien qui leur donne la force d'aller travailler ou d'affronter un drame (décès, divorce,...) leur est devenu indispensable. Elles ne se sentent pas capables de faire face à la situation sans cet allier qui anesthésie leurs émotions.
Deuxièmement, elles ont développé une dépendance comportementale, car elles ont pris l'habitude de gérer leur stress, leur insomnie ou leur douleur en prenant des médicaments. En plus, comme le fait de prendre des antidépresseurs et/ou des anxiolytiques pour gérer son quotidien est rentré dans les moeurs, elles se sentent obligées de prendre ces produits si elles n'arrivent plus à gérer leur quotidien. Le facteur environnemental qu'est la société qui dit que lorsqu'on souffre, qu'on est déprimé et qu'on peine à faire face au stress, il faut prendre des antidépresseurs et /ou des anxiolytiques crée la dépendance dite comportementale.
Troisièmement, elles ont développé une dépendance physique, car leur corps a appris à vivre avec ces médicaments, il a intégré la présence de ces substances dans son mode de fonctionnement. Il ne sait plus fonctionner sans, car il s'est habitué à recevoir ces produits quotidiennement.
Malheureusement, peu de personnes prenant ce genre de médicaments identifient clairement ce qui leur arrive. Elles sentent bien que quelque chose ne va pas avec la prise de leur antidépresseur ou de leur anxiolytique, mais elles ne sauraient dire quoi.
Elles en parlent avec leur psychiatre ou leur médecin traitant qui leur dit qu'il n'y a pas de problème, que ce qu'elles ressentent est tout à fait normal. Avec le temps qui passe, ces mêmes personnes réitèrent leurs inquiétudes au sujet de leur médication auprès du psychiatre et ce dernier finit par changer leur médication. Il passe d'un type d'antidépresseur ou d'anxiolytique à un autre.
Au début, les patients sont contents, ils se disent que cette fois cela va aller mieux. Mais au bout de quelques semaines la même chose se reproduit. Ils sentent à nouveau que quelque chose cloche avec les comprimés qu'ils prennent quotidiennement.
Les patients se rendent compte que quelque chose ne va pas avec leur médication, mais ils n'arrivent généralement pas à l'identifier.
Les psychiatres, quant à eux, ce gardent bien de dire à leurs patients que la gêne qu'ils ressentent à la prise de ces produits est peut-être bien le signe de la présence d'une ou de plusieurs dépendances...
12:20 Publié dans Psychiatrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dépendance, antidépresseur, anxiolytique, dépendance physique, tranxilium, psy
01.12.2010
25. Résumé et conclusion
Automne 2010
J'ai enfin réussi à vaincre mes angoisses et mon agoraphobie grâce à la méthode de Geert.
Si je reviens sur mon parcours psychiatrique au cours de ces 15 dernières années, voici ce que ça donne:
En 1994, ma famille et une psychologue me poussent dans l'enfer de la psychiatrie suite à un mal-être d'adolescente et à la surcharge de travail que je me suis infligée depuis mon échec en 9ème année scolaire.
Les psychiatres qui me prennent en charge, m'injectent des psychotropes (anxiolytiques/sédatifs, neuroleptiques) contre ma volonté pendant quelques semaines, tout en brisant mes dernières résistances au moyen d'un chantage psychologique et d'humiliations physiques (les packs).
Ils posent un diagnostic lourd - psychotique paranoïaque à tendance schizophrène - à partir de deux tests (le Rorschach* et le TAT**) que m'avait fait passer la psychologue.
Fin de l'année 1994 et début de l'année 1995, je ne suis plus qu'une épave...
De 1995 à 2005, j'erre de psychiatre en psychiatre, cherchant désespérément une solution pour sortir de l'état où je me trouve. Je ne sais pas encore que ce sont les traitements médicamenteux qui me rendent si malade et je ne me rends pas encore compte de la dépendance que mon organisme a développé à ces substances. Pendant ces dix années, d'autres diagnostics sont posés: Dépression grave, narcissisme, maniaco-dépression, ...
De 2005 à 2007, je me rends compte que la médication qui m'a été administrée depuis plus de dix ans est en train de me tuer à petit feu. Je reçois encore un dernier diagnostic, cette fois je suis borderline...
En automne 2007, perplexe quand à la compétence du corps médical et de la psychiatrie en particulier, je décide de m'en affranchir en entamant un sevrage, car je réalise que ce qui m'a toujours liée à eux, c'était ma dépendance à leurs produits (antidépresseurs, neuroleptiques et anxiolytiques).
En juillet 2008, je prends mon dernier comprimé, je suis sevrée.
De juillet 2008 à septembre 2010, je souffre d'un syndrome de sevrage prolongé assez lourd.
Aujourd'hui, je ne prends plus aucun médicament psychiatrique depuis presque deux ans et demi et je me sens enfin mieux.
La seule chose qui me pose problème est de savoir pourquoi le corps médical et la psychiatrie en particulier avaient pu me trouver autant de maladies mentales! Comment peut-on être en même temps psychotique, paranoïaque, schizophrène, maniaco-dépressif, dépressif, narcissique, borderline et j'en passe? Sans compter le fait que si je souffrais réellement de tous ces troubles, comment aurais-je été capable de suivre des études supérieures, de décrocher un baccalauréat scientifique et de poursuivre une formation en informatique?
Comment expliquer le fait également que je n'ai jamais tenter de me suicider malgré le diagnostic de dépression grave qui m'a été collé pendant plus de cinq ans?
J'ai posé ces questions aux derniers psychiatres que j'ai été voir. Ils m'ont répondu que cela n'avait rien à voir! Je leur ai aussi fait part de mon idée sur ce qui pouvait bien me rendre si étrange à leurs yeux et qui pouvait aisément expliquer leur incapacité à trouver un diagnostic qui me convienne sur la longueur.
Je leur ai demandé, si ma différence ne venait pas du fait que je pouvais être une personne dite à haut potentiel. Tout ce qu'ils ont trouvé à répondre et ce sur un ton exaspéré, c'est: "Tous les malades mentaux se prennent pour des génies!"
Cela m'a profondément blessée et j'ai laissé passer cinq ans avant d'oser à nouveau penser à ce "diagnostic".
Au début de l'année 2010, je me suis de plus en plus documentée sur le sujet de la douance. J'ai lu une demie-douzaine de livres traitant des caractériatiques des personnes surdouées.
A la fin du printemps, je me suis décidée à chercher des psychologues spécialistes de la douance, afin de faire un bilan et un test de QI pour déterminer si mes particularités venaient bien de là. J'ai trouvé une psychologue spécialisée dans ce domaine et j'ai pris rendez-vous.
Lors de notre premier entretien au mois d'août 2010, elle m'a dit qu'elle pensait effectivement que c'était cela. Nous avons pris rendez-vous au mois de novembre 2010 pour qu'elle me fasse passer un bilan complet et quelques jours plus tard, elle m'annonçait que j'étais bien une personne surdouée.
Les résultats du bilan ont également montré que toutes ces années passées sous le joug de la psychiatrie m'avaient déstabilisée et profondément meurtrie. Mes résultats en terme de rapidité de traitement, de mémoire, de concentration et d'estime de soi ont été grandement affectés par des années de mauvais traitements psychologique et médicamenteux.
Au travers de mes lectures, je me suis rendue compte qu'il arrivait très fréquemment que des personnes surdouées soient aussi maltraitées par la psychiatrie. La psychiatrie ne reconnaît pas l'existence des personnes dites à haut potentiel.
Ce que remarquent les psychologues spécialistes des surdoués à ce sujet:
Extrait d'un texte écrit par Jeanne Siaud-Facchin (psychologue spécialiste de la douance):
" [...] Les dérives diagnostiques sont trop fréquentes. Elles résultent de la conjonction de plusieurs facteurs: la méconnaissance des caractéristiques psychologiques de l'enfant surdoué, l'absence de formation dans le milieu médical et paramédical, les résistances idéologiques -pourquoi aider et comprendre ceux qui ont plus ?-, le caractère souvent atypique du tableau clinique. Et cela peut aller jusqu'au déni de l'identité de ces enfants et de ces adolescents, de leurs spécificités, mais surtout de leur vécu et de leur souffrance. Il ne faut jamais oublier que tout diagnostic est émis par un soignant en regard d'une norme et de sa propre capacité à accepter, à tolérer, des écarts par rapport à cette norme. L'enfant surdoué est par définition, hors normes. Il a un fonctionnement, une pensée, une affectivité qui déroutent, qui dérangent. En l'absence d'une possibilité de comprendre ce qui fonde ce décalage un enfant ou un adolescent surdoué qui présente des manifestations ou des symptômes de souffrance psychologique peut être rapidement entraîné vers des pathologies qui ne le concernent pas. Il a été en particulier montré que les surdoués montrent dans le test de personnalité de Rorschach, plus connu sous le nom de test des "taches d'encre", des caractéristiques dans les réponses qui s'apparentent à celles produites par les patients schizophrènes. La raison tient à ce qu'un surdoué produit un grand nombre de réponses divergentes, différentes de celles attendues. Et ce non pas en raison d'une pathologie mais parce que la pensée du surdoué est justement caractérisée par une pensée en arborescence qui se démultiplie sur plusieurs axes simultanément et qui quitte rapidement les formes plus consensuelles de la pensée et les idées courantes. Pourtant, en psychiatrie de l'adolescent les confusions diagnostiques entre mode de pensée singulier et mode de pensée pathologique créent des confusions dramatiques pour l'avenir psychologique du surdoué qui en est l'objet. [...]"
Source: www.cogitoz.com
Extrait d'un texte écrit par Arielle Adda (psychologue spécialiste de la douance):
" [...] puisque si jeune il est déjà si différent, les parents vont "consulter", en proies à une anxiété qui sera déjà comprise comme le premier symptôme de pathologie.
Puisque le tableau le plus clair est celui décrit par l'école et que les précisions ajoutées par les parents le compliquent et l'obscurcissent au lieu de le clarifier, il ne reste qu'à traquer "l'anormalité" et à s'y attaquer.
Nous nous trouvons là au point de départ du processus qui va entraîner tous les protagonistes dans une série d'actions totalement inefficaces, car fondées sur un malentendu capital.
En effet cet enfant semble un peu différent, mais on va étudier son cas, l'aider à s'adapter, puisqu'il est considéré comme "hors-norme", ce qui n'est pas très éloigné de "l'anormal".
Je veux pour preuve de cette idée préalable, le déroulement des examens psychologiques subis en générale par ces enfants. Puisqu'ils ont réussi avec succès les tests scolaires et qu'ils sont manifestement intelligents, on ne pratique pas de test de QI. En revanche, on leur fait passer un Rorschach, toujours délicat à manier avec un jeune enfant, et qui devrait seulement, en principe, contribuer à l'établissement d'un diagnostic, dans un protocole plus complet. Le simple fait de se contenter d'un Rorschach, au lieu de recourir à une batterie plus complète de tests, peut être considéré comme l'élément premier du malentendu : le Rorschach suppose souvent une pathologie qu'il convient de mettre au jour, et il arrive qu'une imagination débordante, tout comme une inhibition totale, peuvent être interprétés de façon très négative. [...]"
Source: www.douance.org
***
La psychiatrie me fait peur. J'ai peur de son pouvoir et de l'impunité dont elle dispose. Personne ne remet jamais en question les diagnostics que posent les psychiatres. C'est comme si leur parole était parole d'évangile!
Comment une société peut-elle laisser autant de pouvoir à une discipline qui ne se base même pas sur des preuves scientifiques?
Si les scientifiques admettent ne comprendre qu'une toute petite partie du fonctionnement du cerveau, comment les psychiatres peuvent-ils prétendre maîtriser tous les aspects de ce dernier?
Comment une pseudo-science a-t-elle pu prendre autant de place dans nos sociétés?
Des vies entières sont brisées par la psychiatrie depuis des décennies, mais personne ne fait rien. Pourquoi?
Fin
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Informations:
** TAT
"Beaucoup d'enfants, d'adolescents et d'adultes doués sont erronément diagnostiqués comme ayant des troubles du comportement, voir des troubles mentaux. On essaie, à coup de médicaments ou de thérapies inutiles, de les faire entrer dans le moule de l'école, de l'entreprise ou de la famille, ou de rendre leur vie ou leur situation plus satisfaisante."
Source: www.douance.be
Définition:
- DSM-IV
- "«Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders» (4e édition) (Manuel diagnostique et statistique des maladies mentales). Il s'agit d'un système de classification des maladies mentales développé par l'American Psychiatric Association. Pour chaque maladie mentale, on donne une liste de symptômes dont un certain nombre doit être présent pour que le diagnostic s'applique."
Source: http://www.ustboniface.mb.ca/cusb/psy121/guide/frameglo.h...
12:11 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage psychiatrie, erreur de diagnostic, haut potentiel, haut potentiel et psychiatrie, psychiatre, surdoué, neuroleptique, antidépresseur, anxiolytique, psychotropes
24.11.2010
23. Prolongement des symptômes de sevrage
Début de l'année 2009, six mois après le sevrage.
En ce mois de janvier 2009, je ressentais toujours les effets du sevrage. Certes, mes angoisses s'étaient un peu amenuisées et beaucoup de choses s'étaient améliorées comme mon bruxisme (ma mâchoire s'était enfin relâchée ), mais je n'étais toujours pas bien.
Physiquement, les symptômes de grippe avaient également un peu diminués grâce à la pratique de sport.
Je réussis à me rendre dans un fitness non-loin de chez moi deux fois par semaine et ça m'aida beaucoup. En plus de me soulager un peu de mes symptômes de sevrage prolongé tels que les raideurs musculaires et la tension nerveuse, cela me permis de reprendre contact avec le monde réel.
Passer plusieurs années recluse dans mon appartement, m'avait fait perdre le contact avec la société et avec les gens.
Bien sûr, cela n'était pas facile de sentir leurs regards un peu surpris par l'abondance de ma transpiration lors des séances de fitness, mais j'essayais de me dire qu'ils ne me jugeaient pas la-dessus.
Quoiqu'il en fût, l'exercice physique me permit d'atténuer mes symptômes et je continuais avec entrain à me rendre à la salle de sport. Même mes douleurs dorsales s'apaisèrent, j'avais moins mal au dos et surtout à la nuque.
Je commençais également à manger différemment, car depuis le début de mon sevrage en automne 2007 je ne m'étais nourrie que de produits laitiers et de céréales, car rien d'autre ne passait.
Je me remis donc à manger des légumes et de la viande et à boire du café et du coca light.
Tout se passa bien jusqu'en août 2009 où subitement je fus terrassée par une série d'attaques de panique. J'essayais tant bien que mal de ne pas me laisser envahir par l'angoisse, mais je n'y parvins pas.
Avec ce retour d'anxiété, j'eus de plus en plus de mal à supporter les douleurs physiques toujours présentes.
En plus de cette rechute, je dus faire face à un déménagement. Certes cela faisait longtemps que mon conjoint et moi cherchions une nouvelle maison, mais là, ça n'était pas le moment. Avec ce retour d'angoisses, je n'étais pas au meilleur de ma forme pour changer d'environnement.
Au mois de novembre 2009, nous déménagions dans notre nouvelle maison. Je n'eus pas la force de me rendre à la salle de sport et je me retrouvais à nouveau enfermée chez moi à cause de mon agoraphobie.
Les symptômes de sevrage prolongé se rappelèrent avec force à mon bon souvenir.
A nouveau je me retrouvais dans cet état semi-grippal. Les tensions musculaires étaient fortes, les suées abondantes et les problèmes gastro-intestinaux très présents.
Mon sommeil était peuplé des rêves étranges, presque réels, ce qui m'angoissait beaucoup. J'appris plus tard que la plupart des psychotropes suppriment une des phases du sommeil et qu'à l'arrêt de ceux-ci cette phase revient et se manifeste par le retour des rêves et des souvenirs. C'est en fait les branchements dans le cerveau qui se refont et permettent d'avoir à nouveau accès à la mémoire et plus particulièrement aux souvenirs.
Mes sens étaient aussi en ébulition. J'avais beaucoup d'acouphènes, je voyais encore un peu plus les contrastes et je ressentais des sensations bizarres tout le long de ma peau ( fasiculations, fourmillements, décharges électriques,...).
Toutes ces sensations me perturbèrent énormément et surtout m'angoissèrent.
Toute cette angoisse ne faisait qu'alimenter mon agoraphobie et je faisais jusqu'à cinq attaques de panique par jour.
Pendant plusieurs mois, de novembre 2009 à avril 2010, je vécus dans la peur, l'angoisse et la terreur. Une nouvelle dépression fit son apparition et j'eus de plus en plus d'idées noires. Je ne me voyais plus d'avenir, car malgré le fait que je ne consommais plus d'antidépresseurs ni d'anxiolytiques et encore moins de neuroleptiques, je ressentais toujours leurs effets secondaires sous la forme du syndrome de sevrage prolongé et mes peurs en avaient été décuplées. Je ne me sentais pas capable de supporter cette angoisse permanente toute ma vie.
Il fallait que je trouve une solution pour me soulager de cette anxiété avant qu'elle ne me pousse à commettre l'irréparable.
Bien évidemment, je songeais tout de suite à la solution de facilité: reprendre des médicaments psychiatriques!
Mais avais-je le droit de gâcher tous mes efforts pour les arrêter en en reprenant maintenant avant d'être absolument sûre qu'il n'existe pas d'autres moyens de lutter contre ces angoisses?
Non, je n'avais pas le droit de replonger, je devais trouver une autre solution.
Je cherchais donc des personnes aptes à m'aider, les psychiatres n'en faisant pas partie, je me tournais vers les psychologues.
Au cours de mes lectures, j'avais constaté que nombre de personnes angoissées qui avaient entamé une thérapie cognitive et comportementale avaient obtenu de bons résultats.
Je me dis que je devais chercher une solution de ce côté là.
Je trouvais l'adresse d'une psychologue spécialiste des troubles panique et pratiquant la thérapie cognitive et comportementale non-loin de mon nouveau domicile.
Après avoir pris rendez-vous, je me rendis à sa consultation. Elle me parut très compétente, malgré sa tendance à me pousser à consulter son médecin de mari pour des bilans sanguins. Je refusais d'ailleurs immédiatement de le voir pour la simple et bonne raison que je n'avais pas les moyens de le payer à cause des termes de mon assurance maladie qui stipluaient le nom du médecin généraliste chez qui je devais me rendre. Cette clause (choisir un médecin de référence) m'avait permis de faire baisser mes primes, ce qui m'était d'une grande utilité depuis qu'on m'avait retiré mes prestations complémentaires qui payaient tous mes frais médicaux.
Malheureusement, à cause de mes attaques de panique, je n'arrivais pas à me rendre seule aux consultations de cette psychologue. Je devais demander à mon conjoint de m'y conduire et en ce mois de mai 2010, il avait très peu de temps. Il me dit de reprendre rendez-vous au mois de juillet afin qu'il ait plus de temps pour m'y amener.
Je téléphonais donc à la psychologue pour annuler mon deuxième rendez-vous auquel mon conjoint ne pouvait pas m'emmener et pour lui demander de me refixer un ou plusieurs rendez-vous au mois de juillet. A ma grande surprise elle s'énerva et me dit que je devais faire un effort pour venir à des rendez-vous réguliers à partir de maintenant sinon elle ne m'aiderait pas.
Je me dis que pour une spécialiste des attaques de panique et de l'agoraphobie, elle devait bien mal connaître son sujet pour ne pas comprendre que j'avais une peur panique de sortir seule de chez moi.
Je ne repris pas de rendez-vous...
Je me retrouvais de nouveau au point de départ: Où trouver de l'aide pour vaincre mon angoisse et mon agoraphobie?
Bien que complètement abattue, je me remis à la recherche d'une solution.
... à suivre
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Définition Wikipédia:
Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) regroupent un ensemble de traitements des troubles psychiques (phobies, addictions, psychoses, dépressions, troubles anxieux…) qui partagent une approche selon laquelle la thérapeutique doit être basée les connaissances scientifiques issues de la psychologie expérimentale et obéir à des protocoles relativement standardisés. Les TCC ont pour particularité de s'attaquer aux difficultés du patient dans "l'ici et maintenant" par des exercices pratiques centrés sur les symptômes observables au travers du comportement et par l'accompagnement par le thérapeute qui vise à intervenir sur les processus mentaux dits aussi processus cognitifs, conscients ou non, considérés comme à l'origine des émotions et de leurs désordres. La standardisation de la pratique des TCC a contribué à la reconnaissance de leur efficacité par leur caractère reproductible qui est une des exigences de la démarche scientifique.
11:33 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage en psychiatrie, sevrage, symptômes de sevrage, antidépresseur, anxiolytique, tranxilium, anxiété, peur, stress, dépression

