07.03.2012
Emission: "La molécule qui rend fou"
Première diffusion de l'émission: le jeudi 8 mars 2012 à 20h10 sur RTS Un (TSR1).
Rediffusion le vendredi 9 mars 2012 à 0h45 et le lundi 12 mars 2012 à 15h10 sur RTS Deux (TSR2).
Pour visionner le reportage: http://www.rts.ch/emissions/temps-present/sante/3736891-l...
Extrait:
La molécule qui rend fou
Des antidépresseurs qui poussent à la violence et au suicide ? C’est la question troublante à laquelle «Temps Présent» s’est confronté. Depuis plusieurs années, des faits-divers dramatiques liés à la consommation d’antidépresseurs de la dernière génération, les ISRS selon le jargon des spécialistes, ont attiré l’attention des psychiatres et des pharmacologues. Souvent très utiles pour soigner des dépressions sévères, ces médicaments peuvent avoir sur certaines personnes de terribles effets : augmentation du risque suicidaire, voire de l’agressivité envers autrui qui peut aller jusqu’à l’homicide. Il faut dire qu’ils agissent directement sur la chimie du cerveau, mais on ne sait pas vraiment jusqu’à quel point.
Une équipe de « Temps Présent » a essayé d’en avoir le cœur net, en Suisse et en Angleterre, où le débat est beaucoup plus avancé. Des victimes de ces antidépresseurs ou leurs proches racontent comment ils en sont venus à commettre des actes extrêmes, à se tourner contre eux-mêmes ou contre leurs proches. Des histoires tragiques, qui ont défrayé la chronique en Suisse, en Angleterre et aux Etats-Unis. Cela pose une vraie question de santé publique, car ces antidépresseurs sont aujourd’hui les plus utilisés. En Suisse, leur consommation a doublé au cours des dix dernières années et on en vend désormais pour plus de 100 millions de francs par an. Or, contrairement à d’autres pays, ce problème reste largement méconnu en Suisse.
Rediffusion le vendredi 9 mars 2012 à 0h45 et le lundi 12 mars 2012 à 15h10 sur RTS Deux.
Générique
Un reportage de Pietro Boschetti et Stéphane Brasey Image : Yves Dubois Son : Mathilda Angullo Montage : Nathalie Bosson
09:48 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tsr, rts, antidépresseur, antidépresseurs, isrs, paxil, deroxat, paroxétine, prozac, effexor
22.03.2011
Etape 2 B: Information à l'entourage
Etape 2 B: Information à l'entourage
Que dire à l'entourage?
Il nous a fallu du temps pour admettre que les comprimés que nous prenions ne nous aidaient pas. Il nous a fallu changer notre croyance et admettre que les médecins ne nous proposaient pas toujours des traitements fiables, efficaces et sûrs. Il nous a fallu admettre que les médecins ne connaissaient pas tout et qu'ils pouvaient se tromper.
Maintenant, comment faire admettre cela à nos proches? Comment leur faire changer leur croyance?
Eh bien, ce n'est pas toujours possible et c'est encore plus difficile lorsqu'ils croient que nous souffrons réellement d'un désordre mental.
Pendant des années, nos proches nous ont vus au plus bas. Ils ont vu notre état se dégrader avec les années et ils pensent sincèrement que nous avons plus que jamais besoin de prendre le traitement médicamenteux instauré par notre psychiatre ou notre médecin.
Il est vrai que les prises quotidiennes de psychotropes depuis des années ont commencés à se faire sentir. Ces médicament nous ont rendus de plus en plus malades à cause de leurs effets secondaires et paradoxaux. Aux yeux de nos proches, nous avons de plus en plus l'air d'avoir une maladie mentale qui s'aggrave avec le temps.
Notre entourage aura du mal à admettre que nous voulions arrêter de prendre nos médicaments parce qu'il nous voit comme quelqu'un qui présente des troubles mentaux qu'il convient de soigner. Nos proches ne seront pas très réceptifs à nos arguments en faveur d'un sevrage, car ils ne nous pensent pas conscients de notre trouble.
Les médecins et autres psychiatres leur auront certainement expliqué que nous n'étions pas pleinement conscients de notre maladie mentale et même que cela faisait partie de notre trouble et qu'il revenait à eux, parents, de veiller à ce que nous prenions notre traitement médicamenteux.
Alors quand nous allons arriver avec nos arguments en faveur de l'arrêt des psychotropes, ils vont se braquer et se dire qu'ils doivent absolument nous convaincre de poursuivre notre traitement.
Même en arrivant avec des arguments irréfutables, il y a peu de chance que nos proches prennent la mesure des dégâts engendrés par ces médicaments.
Je pense donc qu'il faut essayer d'en parler avec nos proches, mais que si on se heurte à une réaction hostile, il ne faut pas insister.
C'est bien d'avoir le soutien de son médecin ou de ses proches lors d'un sevrage, mais c'est très rare de l'obtenir.
Les médecins qui nous prescrivent nos antidépresseurs, nos anxiolytiques ou encore nos neuroleptiques sont convaincus que nous en avons besoin et qu'ils sont bons pour nous. Ils ne pensent généralement pas que les symptômes que nous leur rapportons sont les manifestations des effets secondaires et paradoxaux induits par les médicaments. Ils croient sincèrement que les symptômes que nous leur décrivons sont la preuve de notre maladie mentale. En fait, les descriptions que nous faisons de ces symptômes les renforcent dans leur conviction que le diagnostic qu'ils ont établi avant de nous prescrire des médicaments étaient bien le bon.
Nos proches se sentent généralement impuissants et désemparés face à ce qui nous arrivent, ils se laissent donc guidés par l'avis des spécialistes (psychiatres) qui selon eux sont les seuls capables de soigner de tels troubles. C'est pour cela qu'il sera pratiquement impossible de leur faire comprendre que les psychiatres se trompent sur l'efficacité des médicaments qu'ils prescrivent. Il sera quasi impossible de leur faire admettre que ces médicaments psychotropes sont en train de nous rendre malade au lieu de nous soigner.
Si vous sentez que votre médecin et vos proches ne sont pas prêts à admettre la nocivité des médicaments psychotropes que vous prenez, n'insistez pas! Ne leur parlez pas de votre sevrage en cours, car il se peut qu'ils fassent tout pour vous obliger à reprendre le traitement que vous désirez arrêter. Il se peut qu'ils aillent même jusqu'à vous faire hospitaliser pour être sûrs que vous repreniez votre traitement.
C'est à ce moment qu'il va falloir être fort si vous êtes décidés à vous débarrasser de ces médicaments qui vous rendent malade. Il va falloir que vous fassiez votre sevrage sans en parler à votre entourage, car ce dernier risque d'être plus un frein qu'une aide dans votre démarche.
Il vous faudra rechercher de l'aide et du soutien auprès de personnes qui connaissent les effets néfastes des psychotropes. Il existe des sites et des forums qui regorgent de personnes au fait des problèmes qu'engendrent les médicaments psychiatriques.
Évidemment, le soutien de vos proches et de votre médecin serait bien plus apprécié et efficace qu'un soutien au travers d'Internet. Mais à défaut de pouvoir obtenir le soutien de votre entourage, vous pourrez compter sur l'aide de personnes qui connaissent extrêmement bien les problèmes dus à la prise de médicaments psychiatriques et à leur arrêt. Elles seront à même de vous fournir les informations dont vous aurez besoin pour mener à bien votre sevrage, mais aussi de vous épauler dans vos moments de souffrance et de doute.
En conclusion, nous pouvons dire qu'il est important d'essayer de parler à votre entourage (médecin, famille) de votre décision d'arrêter de prendre vos médicaments, car si vos proches comprennent votre décision, ils seront un soutien inestimable. Par contre, si vous constatez que vos proches sont hostiles à votre décision et qu'en plus ils semblent persuadés que vous souffrez d'un trouble mental, alors ne perdez pas votre temps à essayer de les convaincre, lancez-vous seul dans votre sevrage.
... à suivre
------------------------------------------------------------------------------------------
Si vous désirez me poser des questions ou simplement discuter des diverses étapes que je propose, n'hésitez pas à venir poster sur les forums de mon site:
12:02 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sevrage, antidépresseur, entourage, proche, symptôme, arrêt, médicament, aide, soutien, information, anxiolytique, effexor, deroxat
06.02.2011
Antidépresseurs: Mensonges sur ordonnance
Voici un livre très intéressant sur les antidépresseurs. Je vous conseille vivement de le lire si vous avez un doute concernant le traitement que vous a prescrit votre médecin ou votre psychiatre.
Est-ce que les antidépresseurs sont des médicaments efficaces et sûrs?
Est-ce qu'ils sont réellement efficaces dans le traitement de la dépression ou encore de l'anxiété pour laquelle ils sont souvent prescrits?
Est-ce normal d'avoir autant d'effets secondaires quand vous prenez votre antidépresseur et de ne pas ressentir d'amélioration au niveau de votre humeur?
Vous trouverez toutes les réponses à ces questions dans le livre de Guy Hugnet:
ANTIDÉPRESSEURS: MENSONGES SUR ORDONNANCE
De la science à la croyance
Voici le résumé qui figure au dos du livre:
"Voici le récit passionnant de l'une des plus formidables impostures médicales et scientifiques. L'irruption du Prozac, il y a vingt ans, sur la scène occidentale a semblé marquer le début d'une ère nouvelle pour l'humanité. On avait trouvé l'antidote à la souffrance et à la détresse humaine. L'histoire était belle, un vrai conte de fées, trop belle sans doute pour être vraie.
Au terme d'une enquête minutieuse, le journaliste Guy Hugnet livre ici toutes les preuves que la mise sur le marché des antidépresseurs (Prozac, Zoloft, Déroxat, Séropram, Effexor, Cymbalta,...) est fondée sur des données biaisées, tronquées, voire manipulées. Lorsque les véritables données scientifiques sont analysées, il ne reste pas grand-chose!
Il dénonce la collusion entre laboratoires et experts qui amènent des millions de personnes à prendre ces médicaments aussi efficaces que des placebos mais dont les effets secondaires sont parfois dramatiques.
Comment des traitements dont l'efficacité est si faible ont-ils pu connaître un tel succès? Les gens ont-ils rêvé? Quels sont les vrais mécanismes de la guérison?
Élargissant son enquête à des cultures plus traditionnelles, Guy Hugnet montre que ce succès témoigne ds ressources inouïes dont l'être humain dispose. Nous avons tous en nous la capacité de sécréter les molécules utiles à notre guérison. Puissant levier qui remet en question le pouvoir de la médecine et en particulier de la psychiatrie."
Bonne lecture.
Antidépresseurs: Mensonge sur ordonnance
17:46 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guy hugnet, livre, dépression, médicament, psychiatrie, prozac, deroxat, paroxétine, effexor, zoloft, seropram, cymbalta, antidépresseur
27.01.2011
Antidépresseurs ISRS et Sérotonine
Mécanisme des antidépresseurs ISRS (Inhibiteurs de recapture de la sérotonine).
Les antidépresseurs ISRS augmente le niveau de sérotonine.
Traduction d'une des pages du site: www.pointofreturn.com
Les ISRS agissent sur la Sérotonine. La Sérotonine est une hormone aussi appelée 5-hydroxytryptamine (5-HT) que l'on trouve dans la glande pinéale, les plaquettes sanguines, le tube digestif et le cerveau. La Sérotonine agit comme messager chimique en transmettant des signaux nerveux entre les cellules nerveuses, mais est aussi un vasoconstricteur (rétrécit les vaisseaux sanguins). La Sérotonine peut également être à l'origine de la formation de caillots sanguins.
La Sérotonine joue aussi en rôle important au niveau du sommeil, de l'appétit, de la mémorisation, de l'agressivité, du comportement sexuel, de l'activité cardiovasculaire, de l'activité respiratoire, des fonctions motrice, neuroendocrinienne, sensorielle et de perception.
Selon le Dr. Ann Blake Tracy, une augmentation du niveau de Sérotonine produit une montée d'insuline qui fait chuter le niveau de sucre dans le sang, ce qui peut chimiquement engendrer une hypoglycémie. De plus, une trop grande quantité de Sérotonine endommage les vaisseaux sanguins, en particulier au niveau des poumons, ce qui peut affecter les valves cardiaques. Ceci est du au fait que la Sérotonine soit un puissant vasoconstricteur (elle diminue la diamètre des vaisseaux sanguins).
Un niveau constamment élevé de Sérotonine peut amener les glandes surrénales à déclencher une production des hormones du stress, Cortisol et Adrénaline (Epinephrine) dans le corps et le cerveau. Cette réaction naturelle du corps est sa manière à lui de combattre ce niveau excessif de Sérotonine. Ce boost produit par les hormones du stress déclenche un état d'euphorie qui peut être interprété de façon erronée comme une diminution de la dépression.
Cependant, une augmentation prolongée du niveau de Sérotonine peut causer un épuisement de l'Adrénaline (Adrénaline fatigue). Les glandes surrénales perdent alors de leur efficacité, ce qui cause une baisse du niveau d'adrénaline dans le corps pendant que le niveau de Cortisol augmente encore. Finalement, le niveau de Cortisol chute lui aussi ce qui mène à l'épuisement, à une grande fatigue.
Enormément d'utilisateurs d'antidépresseurs de type ISRS se plaignent d'une grande fatigue et cela peut prendre un certain nombre de temps avant que les glandes surrénales parviennent à rétablir le niveau normal d'Adrénaline après que les patients aient arrêtés de prendre leurs antidépresseurs.
Les yeux possèdent une quantité importante de Mélatonine et le précurseur de la Mélatonine est la Sérotonine. Cette dernière étant elle dérivée de l'acide aminé appelé Tryptophane qui se transforme d'abord en 5-HTP puis en Sérotonine.
La Mélatonine est synthétisée à partir de la Sérotonine au niveau de la glande pinéale. Etant donné que la Mélatonine est l'hormone centrale de la régulation des rythmes chronobiologique (veille-sommeil), une modification du niveau de Sérotonine influence les rythmes chronobiologiques.
Lorsque le niveau de Sérotonine baisse nous nous assoupissons et entrons dans la phase de sommeil profond. Ensuite, le niveau de Sérotonine chute à zéro, ce qui nous permet d'entrer dans la phase de sommeil paradoxal (mouvement des yeux rapides ou phase onirique où on rêve). Dans la deuxième partie de la phase de sommeil paradoxal, le niveau de Sérotonine revient à la normale, ce qui met fin à la phase de sommeil paradoxal. Ceci se produit au bout de 90-100 minutes. Les phases de sommeil profond et de sommeil paradoxal alterne 4 à 5 fois pendant la nuit. Pendant la phase de sommeil profond, nous bougeons beaucoup, mais pendant la phase de sommeil paradoxal, seuls les muscles des yeux bougent. C'est ce qui peut expliquer que nombre d'utilisateurs d'antidépresseurs ISRS se plaignent de rêves bizarres et très vivants.
On estime que 95% de la Sérotonine est produite au niveau des intestins où a lieu la digestion. Les cellules nerveuses de l'intestin utilisent elles aussi la Sérotonine pour envoyer diverses informations au cerveau. Grâce à la Sérotonine, l'intestin peut envoyer le signal de faim, de douleurs ou encore de la présence de gaz. Ce second cerveau est un réseau indépendant composé de plus de 100 billion de neurones qui permet à notre corps de bien fonctionner, mais il peut aussi être la cause de maladie si l'estomac ne fonctionne pas correctement puisque la majorité de nos cellules immunitaires se trouvent sur les parois notre tube digestif.
La prise d'un antidépresseur ISRS augmente la concentration de Sérotonine dans la région de l'estomac, c'est ce qui cause les effets secondaires comme les nausées, la prise de poids ou encore les aigreurs d'estomac.
13:01 Publié dans Psychiatrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antidépresseur, fatigue, sommeil, problème, psychiatrie, psy, isrs, effexor, sérotonine, dépression, effets secondaires, nausée, adrénaline
03.09.2010
14. Années 2000-2002
Hiver 1999
J'avais pris un petit studio et j'étais en couple depuis l'été 1996.
Je prenais toujours des antidépresseurs, un comprimé chaque matin. Impossible de faire sans, tellement mon corps s'était habitué à avoir sa dose quotidienne.
Malheureusement, je n'avais toujours pas conscience de cette dépendance physique.
Je suivais une formation de PC Supporter SIZ à l'école Virgile. J'avais obtenus plusieurs certifications CRVMI.
Nous entrions maintenant dans l'année 2000.
Je me présentais aux examens permettant de décrocher le titre de PC Supporter SIZ. La partie théorique se déroulait à Vevey dans les locaux de l'école Virgile, mais la partie pratique se tenait en suisse allemande. Je m'y rendis en car en compagnie de mes collègues romands.
Ce trajet en car fut un cauchemar. En effet, parmi les effets secondaires que produisaient sur moi les antidépresseurs, il y avait les problèmes intestinaux de type diarrhée. Ainsi, rester dans un car pendant plus d'une heure sans pouvoir faire "une pause toilette" fut très stressant.
J'arrivais donc extrêmement stressée dans l'établissement suisse-allemand où devait se dérouler l'examen.
Je détestais les effets secondaires que produisaient sur moi les médicaments psychiatriques. Ne pas pouvoir bien dormir à cause des suées, des cauchemars, des insomnies et des réveils nocturnes et ne pas avoir de répis la journée à cause des maux de tête, des tremblements, des problèmes intestinaux et des pertes de mémoire, avait généré chez moi une très grande fatigue. En effet, c'était épuisant de vivre comme cela depuis six ans.
En avril 2000, mon petit ami reçu son diplôme d'ingénieur EPF en mécanique et je décrochais mon certificat de PC Supporter SIZ.
Au début de l'été, un ami travaillant dans une très grande entreprise suisse avait entendu dire que je suivais une formation informatique. Comme cela faisait plusieurs mois que cette firme recherchait un assistant pour leur service informatique, il me proposa de venir passer un entretien pour ce poste.
Je lui transmis mon CV et une lettre de motivation et quelques jours plus tard, je fus attendue pour un entretien.
L'entretien se déroula très bien et je fus engagée. Je décidais donc d'envoyer une lettre à l'Assurance Invalidité pour leur dire que j'avais trouvé un emploi.
Je commençais à travailler dans cette entreprise au mois d'août 2000. Je faisais partie du team système et je secondais cet ami dans son travail de support aux utilisateurs. Nous installâmes une nouvelle version du système de messagerie électronique et je fus en charge de créer une base de données des pannes informatiques. Je créais donc à l'aide d'Access une base de données pour répertorier les problèmes des utilisateurs.
J'avais tout à fait les compétences pour effectuer les tâches qui m'avaient été atribuées. Mais ce qui commençait à devenir difficile à gérer c'étaient les problèmes occasionnés par les antidépresseurs. Je dormais très mal et la journée, les problèmes intestinaux devenaient de plus en plus envahissants. De plus, ces effets secondaires étaient devenus générateurs d'anxiété.
Après quelques mois de travail dans cette entreprise, j'avais de plus en plus peur de me faire dessus. Je prenais ma voiture le matin et j'avais peur que mon intestin se vide pendant le trajet.
Ce fut ainsi que se déclencha ma première attaque de panique. J'avais tellement peur d'avoir un problème de diarrhée en voiture, que mes angoisses se muèrent en attaques de panique. A partir de ce moment, je fus de moins en moins capable d'aller travailler et je dus donner mon congé six mois après avoir commencé à travailler dans cette entreprise.
Je me retrouvais dans un état lamentable. Les effets secondaires des antidépresseurs étaient devenus tellement anxiogènes que cela avait déclenché des attaques de panique.
Je réussis toutefois à reprendre un peu le dessus et à ne pas me laisser terrasser par l'agoraphobie. Ainsi, quelques semaines après avoir du arrêter de travailler, je réussis à redescendre mon niveau d'anxiété et à ne plus souffrir d'attaque de panique.
Quelques mois après, j'avais retrouvé un peu d'énergie et je décidais de compléter ma formation informatique avant de retenter de travailler en entreprise.
A l'automne 2001, je m'engageais dans une formation dans le domaine de l'administration de serveurs Windows 2000. Je suivis les cours proposés par Les Arches Formation. Leur certification n'étant pas encore reconnue, je décidais à la fin de cette formation de passer une certification Microsoft.
C'est ainsi qu'en 2002, j'obtins une certification Microsoft (Microsoft Certified Professional, MCP Administration Windows Servers 2000).
En ce qui concerne la psychiatrie, j'avais très peu consulté au cours de ces derniers mois. Je m'étais rendue à quelques rendez-vous, mais seulement pour avoir une ordonnance pour mes antidépresseurs.
Cela faisait maintenant huit ans que je prenais quotidiennement des médicaments psychiatriques et les effets secondaires devenaient très invalidants. De plus, mon corps avait développé une tolérance à ces substances. Ainsi, je devais fréquemment changer d'antidépresseurs pour que ceux-ci restent efficaces et me permettent de ne pas trop souffrir de manque entre deux prises.
à suivre...
----------------------------------------------------------------------------------
Information:
La tolérance médicamenteuse:
"La tolérance est le mécanisme suivant lequel le cerveau s'habitue à l'effet du produit, ce qui conduit le patient à augmenter les doses pour obtenir l'effet initial. [...]
Lorsqu'une personne atteint un stade de tolérance au produit, elle se retrouve non seulement contrainte à augmenter les doses - mais bien souvent c'est en pure perte: la benzodiazépine ou le somnifère ont cessé d'être efficaces et le manque ne tarde pas à apparaître. Il n'est donc pas rare qu'un patient souffre de symptômes de sevrage alors même qu'il est sous traitement en raison de l'apparition de la tolérance - mais à nouveau, les médecins interprètent cette anxiété ou cette insomnie comme endogène et nécessitant le maintien du traitement, ou l'introduction de nouveaux psychotropes - alors que le sevrage est la seule solution viable à long terme."
Source: http://benzodiazepines.onlc.fr/index.php?page=4
12:44 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage en psychiatrie, psychiatrie, antidépresseur, anxiolytique, psy, deroxat, paroxétine, tranxilium, effexor
31.08.2010
13. Années 1996-1999
Automne 1996
J'avais 20 ans, je venais d'être déclarée invalide par un psychiatre et je n'avais pas réussi mes examens de première année en biologie. Je prenais tous les matins un antidépresseur depuis deux ans et j'avais déjà tenté par deux fois de ne plus prendre de médication psychiatrique.
Les cours à l'Université avaient repris. Je m'ennuyais, car je n'apprenais rien de nouveau puisque j'avais redoublé. Au bout de trois mois à ce rythme j'abandonnais la fac!
Je n'eus pas le courage de me représenter aux examens de peur d'échouer à nouveau et de ne plus jamais pouvoir m'inscrire dans une branche de la faculté des sciences, car après deux échecs dans une faculté, il n'est plus possible de s'y inscrire.
A l'été 1997, j'étais de nouveau complètement perdue. Je ne savais plus ce que je devais faire. Mais, je ne supportais plus de ne rien faire. Je décidais donc d'aller voir mon conseiller AI pour qu'il me propose une activité.
Je lui dis que je voulais travailler et que comme j'étais à l'AI maintenant, on m'avait conseillé de m'adresser à lui.
Il me dit qu'il allait tout faire pour me trouver une place dans un de leurs ateliers. Je lui transmis mon Curriculum Vitae pour qu'il puisse trouver l'activité la mieux adaptée à mes compétences. Sur mon CV, figuraient mon certificat de fin d'école obligatoire, ma maturité fédérale scientifique et plusieurs de mes petits jobs d'étudiante (saisie dans une base de données, appuis scolaires, caissière dans une station essence, nettoyage de bâtiments, etc...).
Mon conseiller AI me proposa alors un travail de saisie de facturation dans un établissement protégé à Vevey. J'étais contente qu'il m'ait trouvé un travail de saisie, car ce genre de boulot m'avait toujours convenu.
Le lundi suivant, je me rendis dans l'établissement en question. Dès mon arrivée, les éducateurs me dirent que je ne pouvais pas faire de la facturation, car pour pouvoir accéder à un tel poste, il fallait bien connaître l'informatique. Je leur dis que j'avais déjà effectué ce genre de travail, mais ils me dirent que je ne pouvais pas le faire un point c'est tout.
Ils me proposèrent une autre activité. Ce travail consistait à mettre des petits morceaux de bois dans un bout de carton de papier de toilette pour fabriquer des calumets. L'activité en elle-même n'était pas très intéressante, mais là n'était pas le problème.
Le problème s'était d'être considérée comme une arriérée mentale. Les autres personnes qui faisaient ces calumets étaient des trisomiques et des attardés mentaux. Donc, l'éducateur me parlait comme si j'avais trois ans et ne voyait pas que je n'avais pas de problème de retard mental.
Mais, il y avait plus grave. A cette même activité participaient une femme d'une cinquantaine d'années atteinte de sclérose en plaque et un jeune homme d'une vingtaine d'années qui avait perdu l'usage de ses jambes dans un accident de la route. Ces deux personnes étaient là depuis plusieurs semaines et visiblement, elles commençaient à avoir de la peine à supporter d'être traitées comme des attardées.
C'était terrible pour moi de voir ces deux personnes obligées de passer toutes leurs journées dans de telles conditions.
Le jour suivant, les éducateurs me changèrent d'activité. Ils me placèrent dans le service de blanchisserie de l'établissement. Je passais ainsi les jours suivants à trier le linge sale sous les ordres d'une trisomique. Ce fut très dur d'être rabaissée à ce point. J'étais considérée comme quelqu'un de plus limité qu'une personne trisomique...
Je ne tins pas plus de deux semaines. C'était trop humiliant d'être considérée de la sorte.
Je retournais voir mon conseiller AI qui me proposa une autre activité, aussi dans un établissement protégé, mais cette fois à Lausanne.
Dans cet établissement, je devais coller des étiquettes sur des enveloppes. Jusque là pas de problème. Certes, le travail n'était pas intéressant, mais au moins ça occupait. Mais c'était à nouveau la façon dont les éducateurs me traitaient qui était lourde à supporter. A nouveau, ils me parlaient comme à une attardée, car les autres personnes l'étaient.
De plus, je n'étais pas rémunérée et je devais même payer pour accéder à ces postes.
Par conséquent, après avoir essayé de travailler dans ces établissements protégés, je décidais de me débrouiller seule, car visiblement toutes les activités que pourrait me trouver mon conseiller AI allaient ressembler à ça.
Je réfléchis à quelles pourraient être les emplois qui ne demanderaient que peu de temps de formation, mais qui offriraient un bon salaire. Mes réflexions me menèrent tout droit vers les emplois de l'informatique.
Je voulais devenir autonome au plus vite et pouvoir me débarrasser de l'AI. Je savais que pour me libérer de cette étiquette d'handicapée mentale, il fallait que je trouve un emploi qui "en jette", une profession "dans le vent" qui requièrent de bonnes capacités intellectuelles.
Dans les années nonante, les emplois dans le secteur de l'informatique avaient le vent en poupe et les personnes qui y travaillaient étaient considérées comme des personnes intelligentes.
Je m'inscrivis donc à l'école Virgile pour suivre une formation de PC Supporter SIZ. Tout au long de cette période de formation, je complétais mon curriculum vitae en passant diverses certifications CRVMI (Word, Excel, Access et Systèmes d'exploitation Windows 95/98 et NT4).
Ainsi, à la fin de l'année 1999, j'avais obtenues plusieurs certifications CRVMI et ma formation en tant que PC Supporter SIZ avançait bien.
Pendant ces trois ans, j'avais changé deux fois de psychiatre et à chaque nouveau psychiatre, il y avait un nouvel antidépresseur.
A la fin de cette année 1999, j'étais sous Deroxat, mais ça n'était pas mieux que lorsque je prenais de l'Effexor.
J'étais enchaînée à la psychiatrie à cause de ma dépendance aux antidépresseurs, mais je n'avais toujours pas pris conscience de l'existence de cette dépendance.
Je tentais tant bien que mal de me construire une vie professionnelle et affective malgré l'entrave que constituait la psychiatrie dans ma recherche de ces bonheurs.
Cependant, en 1996, j'avais trouvé l'amour auprès du garçon qui m'avait épaulée depuis la dernière année de gymnase et en 1999, j'avais pris mon indépendance en partant de chez ma mère pour vivre dans un studio.
à suivre...
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Information Wikipédia:
Deroxat (molécule active: paroxétine)
"La paroxétine est devenue l'un des antidépresseurs les plus prescrits en raison de son efficacité apparente dans le traitement de la dépression et d'un spectre de troubles de l'anxiété incluant les attaques de panique et les phobies. Sa prescription est actuellement controversée en raison des procédures en justice à l'encontre du fabricant.
Les effets secondaires de la Paroxétine se manifestent généralement entre la première et la quatrième semaine qui suivent la première prise ; il s'agit de la période pendant laquelle le corps s'adapte au médicament.
La paroxétine peut entraîner quelques-uns, tous ou aucun des effets indésirables décrits ci-après, et la plupart d'entre eux disparaissent ou s'atténuent en continuant le traitement ; cependant certains d'entre-eux peuvent ne pas disparaître pendant la période de traitement.
Par ailleurs, le médicament pourrait engendrer des idées suicidaires chez les adolescents. Aux États-Unis, la Food and Drug Administration a ordonné la saisie de plusieurs millions de comprimés de Paxil® en 2005. Ces effets secondaires sont souvent discutés mais ils inquiètent la communauté scientifique.
Effets secondaires :
- Hyponatrémie
- insomnie
- Apathie (Apathie est un terme médical désignant un état de fatigue physique ou intellectuelle profond (mais le plus souvent réversible) se caractérisant par une indifférence à l'émotion et aux désirs.)
- Dilatation de la pupille
- Nausées
- Tératogénicité : Ce médicament est déconseillé aux femmes enceintes en raison de possibles anomalies cardiaques
- Somnolence
- Maux de tête
- Modifications du poids et de l'appétit
- Changements du comportement sexuel
- Augmentation des sentiments de dépression et d'anxiété (initialement)
- Sècheresse de la bouche
- Comportement agressif (surtout chez les enfants)
- Malformations congénitales possibles
- Erythème
- Instabilité psychomotrice / akathisie
- Démangeaisons
- Déplétion (Sodium)
- Sueurs
- Idées suicidaires
- Faiblesse musculaire
- Douleurs musculaires
- Niveaux d'agression inhabituels
- Syndrome sérotoninergique
Les notices d'information aux patients sur la Paroxétine semblent varier d'un pays à l'autre."
12:47 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage psychiatrie, psychiatrie, antidépresseurs, effexor, psy
30.08.2010
12. Eté 1996
Eté 1996
J'avais eu 20 ans quelques mois plutôt. Je n'avais pas réussi mes examens de première année à l'Université et j'avais été déclarée invalide par le psychiatre américain qui me suivait.
Je prenais toujours un antidépresseur (Effexor) quotidiennement et les effets secondaires que je ressentais en le prenant étaient de plus en plus durs à supporter.
J'avais des maux de tête, des maux d'estomac, des nausées, la bouche sèche, des problèmes intestinaux, des problèmes d'équilibre, des vertiges, des tremblements, des problèmes de sommeil, des problèmes de concentration et de mémorisation.
Tous ces effets secondaires que j'avais depuis presque deux ans maintenant, commençaient sérieusement à me gâcher la vie. C'était très fatiguant de supporter ses douleurs à longueur de journée. Je commençais réellement à en avoir marre.
J'en discutais régulièrement avec le psychiatre américain qui me suivait depuis plusieurs mois, mais ce dernier n'avait pas l'intention de changer quoi que ce soit dans la prescription de son traitement. J'avais beau lui dire que je ne ressentais aucune forme d'amélioration de mon humeur et que bien au contraire, depuis que je devais prendre des antidépresseurs, j'étais de plus en plus déprimée, angoissée et nerveuse et que finalement les seuls effets que je ressentais depuis que je prenais ces produits étaient leurs effets secondaires. Rien n'y faisait, il maintenait son traitement tel quel.
Depuis le début de cette année 1996, tous les entretiens que nous avions se résumaient ainsi: Moi je me plaignais de l'inadéquation du traitement médicamenteux et lui insistait sur le fait que je devais continuer à prendre de l'Effexor et que je devais absolument reconnaître que je souffrais d'une maladie grave.
Je fus donc soulagée quand arrivèrent les vacances d'été. Comme il partait en vacances, il y eu plusieurs semaines où je ne dus pas aller à ces entretiens psychothérapeutiques. Cela me permis de réfléchir un peu sur tout ce qui s'était passé depuis que j'étais entrée à l'Université.
En repensant à cette année scolaire écoulée, je me rendis compte que ma vie était de nouveau en train de sombrer. Je me sentais de plus en plus mal depuis que je devais prendre des antidépresseurs et les effets secondaires produits par la prise de ces substances devenaient difficiles à supporter.
Mon moral était en berne depuis que j'avais échoué à mon examen et les effets négatifs que produisaient ces antidépresseurs ne faisaient qu'amplifier cette sensation de mal-être et de décalage qui s'était installée dans ma vie depuis mon passage entre les mains des psychiatres de Nant.
Je n'avais plus aucune confiance en moi et je commençais même à douter de mon intégrité mentale.
Cependant, je ressentais quand même au fond de moi que quelque chose n'allait pas avec cette médication.
En effet, depuis que je devais prendre des médicaments psychiatriques, mon état de santé général n'avait fait que se détérioré. A aucun moment, je n'avais senti d'amélioration, que ce soit sur le plan psychique, sur le plan moral ou sur le plan physique. Bien au contraire, depuis deux ans, j'avais perdu mes capacités de concentration, de mémorisation et d'analyse et je souffrais de douleurs physiques et psychiques constantes (maux de tête, problèmes digestifs, tension musculaire,..., angoisse, dépression,...).
Ayant constaté que ces deux aspects de ma vie (capacités intellectuelles et santé physique) avaient été considérablement affectés depuis que je devais prendre des comprimés quotidiennement, j'en concluais que ça ne pouvait être que l'effet de ces substances sur mon organisme qui avait conduit à la dégradation de ma qualité de vie et non l'effet d'une hypothétique maladie mentale.
Ainsi, à la fin de l'été, je décidais de ne plus consommer ces substances qui étaient en train de ruiner ma vie.
C'était donc la deuxième fois que je tentais de me débarrasser de ces produits. Je savais également que si j'arrivais à m'en libérer, je ne serais plus obligée d'aller consulter un psychiatre. En effet, si j'étais retournée voir un psychiatre l'année précédente, c'était bien à cause d'un problème de médication. C'était donc cette médication qui me liait à la psychiatrie. Sans elle, je serais à nouveau libre.
Dans ma tête, l'équation s'écrivit ainsi: Si je ne prenais plus d'antidépresseurs, je n'aurais plus besoin d'ordonnance, donc je ne serais plus obligée d'aller voir un psychiatre pour les obtenir et ainsi ma liberté me serait rendue.
Ce que je ne savais toujours pas à ce moment-là, c'est que l'on pouvait devenir dépendant à ces substances et qu'on ne s'en libérait pas comme ça. Je ne sus donc pas gérer l'état de manque que l'arrêt provoqua et je me retrouvais rapidement devant le psychiatre qui me sermonna et m'obligea à reprendre mes antidépresseurs.
Après cette deuxième tentative d'arrêt, le psychiatre me convainquit que si j'avais été si mal pendant les quelques semaines que j'avais passées sans prendre d'Effexor, c'était parce que la maladie avait pu reprendre le dessus, qu'elle n'était plus contrôlée par le médicament et que c'était bien la preuve que je souffrais d'une grave dépression. (En fait, plus tard, j'appris que la plupart des psychiatres n'admettant pas l'existence d'une dépendance aux antidépresseurs, interprètent les symptômes dus à un état de manque comme étant une recrudescence de la maladie pour laquelle ils traitent leur patients au départ).
A quelques semaines de la reprise des cours, j'en étais toujours au même point en ce qui concernait les antidépresseurs. J'allais donc devoir m'accommoder de ce traitement et des problèmes quotidiens qu'il occasionnait. J'allais également devoir retourner à ces entretiens psychothérapeutiques stériles à cause de cette médication douteuse qui me liait à mon psychiatre.
Eh oui, ainsi fonctionne la psychiatrie...
à suivre...
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Information:
(*) "[...] De façon générale, les médecins ont une formation pharmacologique très limitée, et le fonctionnement des psychotropes leur échappe en grande partie. Leur réflexe consiste à attribuer presque systématiquement l'aggravation de l'état du patient à sa personnalité propre, à sa fragilité psychologique, et à écarter d'emblée et définitivement toute responsabilité du médicament qu'ils ont prescrit - ce qui peut se comprendre, tant il est difficile d'admettre qu'un médicament peut rendre malade, et par dessus tout un médicament qu'on a prescrit soi-même. [...]"
source: http://www.benzodiazepines.onlc.fr/
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Information Wikipédia:
Effexor (molécule active: venlafaxine)
Effets secondaires courants:
Les réactions au venlafaxine peuvent différer d'une personne à l'autre. En cas d'effets indésirables, consulter un médecin ou un pharmacien.
- Perturbation du sommeil
- Nausées (21-35%)
- Maux de tête (34%)
- Apathie
- Constipation
- Colon irritable
- Étourdissements (11-20%)
- Fatigue
- Insomnie (15-23%)
- Vertige
- Bouche sèche (12-16%)
- Impuissance
- Baisse de la libido (14-34%)
- Transpiration excessive (10-14%)
- Acouphènes
- Hypotension orthostatique
- Rêves vifs/anormaux (3-7%)
- Actions impulsives
- Augmentation de la pression sanguine
- Perte d'appétit(8-20%)
- Sensations de choc électrique ("Brain zaps" en anglais)
- Augmentation de l'anxiété en début de traitement
- Akathisie (Agitation) (3-4%)
- Pertes de mémoire
Effets secondaires moins courants:
- Arythmie cardiaque
- Augmentation du cholestérol
- Flatulence ou maux d'estomac
- Euphorie
- Vision anormale
- Crises de panique
- Dépression
- Idées suicidaires
- Confusion
- Syndrome malin des neuroleptiques
- Tremblements
- Somnolence
- Réactions allergiques cutanées
- Saignements externes
- Endommagement de la moelle osseuse (thrombocytopénie, agranulocytose)
- Hépatite
- Pancréatite
- Convulsions
- Dyskinésie tardive
- Difficulté d'avaler
- Psychose
- Perte de cheveux
- Hostilité
- Activation de manie/hypomanie.
- Perte de poids (problématique lors du traitement de patients souffrant d'anorexie mentale)
- Gain de poids (effets incertains, mais problématique lors du traitement de gens atteints de dysmorphophobie).
- Idées meurtrières
- Agressivité
- Dépersonnalisation
- Hallucinations visuelles
- Gencives gonflées et/ou qui saignent
- Mictions fréquentes
- Vomissements
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Venlafaxine
15:23 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage psychiatrie, psychiatre, psychiatrie, effexor, efexor, antidépresseur
27.08.2010
11. Printemps 1996
Printemps 1996
Depuis le mois de septembre 1995, je suivais des cours à la faculté des sciences de l'Université de Lausanne. Quelques mois après le début de cette rentrée universitaire, je souffris de l'arrêt de la prise des médicaments qui m'avaient été prescrits à Nant.
Suite à cet état de manque, je me retrouvais à nouveau suivie par un psychiatre, mais cette fois dans un cabinet privé et non plus en clinique psychiatrique.
Ce psychiatre, un américain, me prescrit de l'Effexor à la place des neuroleptiques que je devais prendre depuis mon passage en unité psychiatrique ambulatoire.
Ce psychiatre voulait également me déclarer invalide à 100%. Je ne savais pas si c'était à cause du coût des traitements ou tout simplement parce qu'il considérait réellement que j'étais malade qu'il voulait prendre de telles mesures.
Quoiqu'il en soit, au printemps 1996, année de mes 20 ans, je devenais rentière AI à 100%.
Au mois de juin de cette année-là, allaient avoir lieu les examens clôturant ma première année de cours en biologie à l'Université.
Tout au long de l'année, j'avais assisté avec assiduité aux cours et aux travaux pratiques. Ma camarade de TP et moi, n'avions obtenus que des A à nos rapports de travaux pratiques. Il faut dire qu'un de mes amis qui m'avait déjà aidée à rattraper mon retard en dernière année de gymnase, m'aidait à bien comprendre le contenu du TP avant que l'on doive le réaliser ma "binôme" et moi. Cet ami ne suivait pas des cours à l'Université, mais avait entrepris un cursus en section mécanique à l'EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne).
Ainsi nous nous voyions lui et moi pendant les pauses de midi ou après les cours et il m'aidait à préparer la partie théorique des travaux pratiques. Parfois, il m'aidait aussi en mathématique ou en physique. Grâce à ce soutien très précieux, j'arrivais à intégrer le contenu des cours rapidement et ce malgré mes lacunes.
En fait, j'avais accumulé du retard en mathématiques, en physique et en chimie au cours de mes années d'études dans le secondaire.
En effet, depuis la 6ème année scolaire, je n'avais plus accordé beaucoup de temps à l'école, j'avais préféré passer du temps avec une bande de copines. Nous étions cinq filles, toutes dans la même classe. On s'entendait merveilleusement bien et on avait décidé que l'école s'était une perte de temps.
J'avais passé des moments géniaux en compagnie de ces filles, car elles m'acceptaient comme j'étais c'est-à-dire non-fumeuse, non-buveuse et qui ne se droguait pas. Elles, elles buvaient, fumaient et se droguaient, mais elles ne m'obligeaient pas à le faire.
Ensemble, nous faisions les quatre cents coups et notre amitié grandissait à chaque bêtise.
Nous passions tellement de temps entre nous, que nos notes n'ont fait que baisser depuis la 6ème année scolaire. Ainsi, en 9ème année, deux d'entre nous se retrouvèrent en échec scolaire et les trois autres eurent juste la moyenne. J'étais une des deux filles en échec et je redoublais donc en compagnie d'une amie. Parmi les trois autres, deux décidèrent de faire un apprentissage et la dernière poursuivit ses études en allant au gymnase.
Le fait de redoublé m'ennuyait, mais je décidais que c'était l'occasion de rattraper le retard que j'avais accumulé depuis plus de trois ans. J'arrêtais donc les sorties avec ces quatre amies et je me mis à étudier pendant tous mes temps libres.
Ce fut également dans cet état d'esprit que je commençais le gymnase l'année suivante après avoir réussi ma neuvième et dernière année scolaire obligatoire.
J'arrivais donc à l'Université avec encore quelques lacunes, mais qui étaient insignifiantes. Je les comblais facilement grâce à l'aide de cet ami qui m'épaulait depuis l'année précédente (année du bac).
J'avais fourni beaucoup d'efforts depuis quelques années pour rattraper le retard accumulé dans le secondaire et ça avait enfin payé: j'étais tout à fait à niveau et mes camarades de cours en biologie venaient souvent me demander de l'aide quand ils ne comprenaient pas quelque chose.
La seule chose qui me freinait dans mes études, c'était le traitement médicamenteux que je devais prendre et les séances de psychothérapie avec le psychiatre américain.
Une grande partie de mon énergie passait dans mon combat contre ces traitements psychiatriques.
Je menais en fait deux vies en parallèle. Une vie d'étudiante à l'Université et une vie de malade mentale invalide qui devait suivre un traitement psychiatrique. J'essayais de bien cloisonner les deux afin que la psychiatrie ne vienne pas gâcher ma vie estudiantine.
Mais c'était difficile, car dans ces deux mondes diamétralement opposés, les gens avaient une image de moi bien différente. Ainsi, à l'Université, j'étais une étudiante comme toutes les autres, qui assistait avec assiduité aux cours et qui était toujours prête à donner un coup de main. Alors que dans l'univers psychiatrique, j'étais considérée comme une malade mentale qui ne voulait pas voir à quel point elle était atteinte.
C'était très dur d'être considérée comme une moins que rien par le psychiatre qui me suivait. Après chaque entretien, je me sentais incomprise et rabaissée et je me mettais à douter de plus en plus de ma santé mentale.
A chaque rendez-vous, je doutais de plus en plus de mes capacités, ce qui fit que lorsque les examens arrivèrent, je n'avais plus aucune confiance en moi.
Le premier examen, examen de chimie organique, finit d'achever mon capital confiance. Moi qui connaissais par coeur le support de cours de cette branche, je me retrouvais devant des questions qui n'avaient rien à voir avec le contenu du cours.
Mes camarades m'avaient dit quelques semaines avant le début des examens, que pour l'examen de chimie organique, il fallait apprendre par coeur les réponses des épreuves des cinq années précédentes. Je m'étais donc procuré ces fameuses épreuves, mais comme leur contenu n'avait rien à voir avec ce que nous avions vu pendant les cours, je me dis qu'ils s'étaient certainement trompés et que l'examen porterait sur le livre que le professeur nous avait indiqué comme support de cours.
J'avais donc appris quasiment par coeur le contenu de ce livre et aucunes des questions de cet examen de chimie organique ne portait sur ce que j'avais révisé.
Le décalage entre ce que le professeur avait enseigné au cours et ce qu'il demandait à l'examen me fit perdre pied.
Je me présentais aux autres examens en étant complètement déboussolée et j'échouais mon année.
Au début de cet été 1996, tout un pan de ma vie venait de s'écrouler.
Tout ce que je voyais alors, c'était que j'étais incapable de réussir quoi que ce soit. J'avais échoué à l'école (échec en 9ème année), au gymnase (anxiété qui m'avait conduite en psychiatrie) et maintenant à l'Université. Je commençais à me dire que peut-être le psychiatre avait raison, que je ne serai jamais normale et que c'était lui qui avait vu juste en me déclarant invalide à 100%.
Peut-être fallait-il que j'accepte que je ne serai jamais comme les autres et que cela venait d'une maladie mentale comme me le disaient les psychiatres depuis deux ans?
à suivre...
16:24 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage psychiatrie, psychiatre, antidépresseurs, effexor
25.08.2010
10. Suivi psychiatrique dans le privé
Automne 1995
J'étais en première année de Biologie à l'Université de Lausanne.
Je m'étais retrouvée en état de manque à cause de l'arrêt de la prise de neuroleptiques qui m'avaient été prescrits lors de mon passage à la clinique psychiatrique de Nant et ma mère, sur les ordres du psychiatre de cet établissement m'avait envoyée suivre un traitement chez un praticien privé.
Ce dernier, un psychiatre américain venu s'installer en Suisse, me fit changer de traitement médicamenteux: il me mit sous Effexor 37.5
Comme ce produit pharmaceutique n'avait pas encore reçu une autorisation pour être vendu en Suisse, il en avait tout un stock dans une armoire de son cabinet privé. C'est ainsi qu'à chaque consultation avec lui, je recevais une boîte de cet antidépresseur encore non-autorisé dans le pays.
Ce psychiatre ne me voyait que très rarement, car il laissait la psychologue canadienne qu'il avait engagée s'occuper de mon suivi psychothérapeutique. Lui ne me voyait qu'une fois tous les mois pour me donner une boîte d'antidépresseurs.
Mes entretiens hebdomadaires avec cette psychologue canadienne furent agréables. C'était une personne très humaine qui savait écouter. Elle s'était spécialisée dans la thérapie cognitivo-comportementale.
Comme je la trouvais très compréhensive et très compétente, je lui demandais assez rapidement si elle pensait que je souffrais d'une grave maladie mentale. Elle me répondit que non, que je souffrais d'anxiété et que l'anxiété n'était pas une maladie mentale, mais un état généré par des peurs et des inquiétudes et qu'il suffisait de savoir maîtriser ces peurs pour pouvoir faire disparaître l'anxiété.
Elle m'expliqua également que les pensées pouvaient être très anxiogènes et qu'il fallait faire attention à ne pas voir que le côté négatif des choses. Que mon perfectionnisme pouvait aussi devenir une source d'angoisse si je n'y prenais pas garde. Et qu'il fallait essayer de diminuer mon niveau de stress afin que je puisse retrouver une vie plus sereine.
J'écoutais attentivement ce qu'elle m'expliquait et j'appliquais à la lettre les techniques qu'elle me proposait pour vaincre mes angoisses.
Grâce à cette psychologue canadienne, je repris un peu confiance en moi et mon amour-propre commençait lui aussi à se reconstruire.
Mais un jour, elle m'annonça qu'elle ne pourrait plus me suivre, car elle avait décidé de repartir au Canada. Je lui demandais si elle avait le mal du pays et si c'était pour cette raison qu'elle quittait la Suisse.
A ma grande surprise, elle me répondit qu'elle ne supportait plus la façon dont son patron traitait les patients et encore moins la façon de fonctionner de la psychiatrie en Suisse.
Je fus très étonnée qu'elle osa me dire le motif réel de son départ et je lui demandais pourquoi elle l'avait fait. Elle me dit que de toute manière comme c'était son dernier jour au cabinet et qu'elle partait dans quelques jours, elle pouvait bien dire la véritable raison de son départ à ses patients.
Son départ m'attrista, car j'avais trouvé en cette thérapeute une personne humaine, compréhensive et à l'écoute et je n'étais pas du tout certaine que je retrouverai ces qualités auprès de son patron, le fameux psychiatre américain qui gardait des centaines de boîtes d'antidépresseurs dans une armoire dans son cabinet.
Et cela ne tarda pas à se confirmer lorsque je découvris que cet homme ne s'intéressait qu'à l'argent.
En effet, il facturait les entretiens de ses patients avec la psychologue comme si c'était lui qui les recevait en consultation. Les caisses maladie payaient ainsi ce psychiatre pour des consultations qu'ils n'avaient jamais faites. Et pour que la psychologue soit payée pour ses entretiens, il demandait à ses patients de lui apporter 70.- francs suisse à chaque séance (prix de sa consultation). Cela s'appelle de la double facturation.
Ainsi, dès que cela devint trop onéreux pour ma mère de payer les 10% de chaque consultation facturé à l'assurance maladie, plus les 70.- francs hebdomadaires apportés à la psychologue, ce psychiatre lui suggéra une solution financière. Il lui proposa de me déclarer invalide pour que je puisse toucher une rente auprès de l'Assurance Invalidité et ainsi payer mon traitement et mes consultations psychiatriques.
Par conséquent, à 19 ans, j'allais peut-être être déclarée invalide à cause d'un psychiatre cupide...
à suivre...
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Information
La venlafaxine a été commercialisée en 1997 en Suisse sous le nom d’Efexor®
Lien: http://revue.medhyg.ch/infos/print.php3?sid=549
16:18 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage psychiatrie, psychiatre, témoignage en psychiatrie, antidépresseurs, effexor
9 Entrée à l'Université
Automne 1995, j'avais 19 ans.
J'avais commencé à suivre des cours à l'Université de Lausanne. Les cours dispensés en Biologie me plaisaient beaucoup. J'eus également la chance de retrouver plusieurs de mes amis qui avaient aussi choisi cette branche et nous pûmes ainsi former un petit groupe pour étudier ensemble.
Pendant l'été, j'avais appris que les psychiatres de Nant avaient dit à ma mère que selon eux, je souffrais d'une grave maladie mentale et qu'il été de son devoir de me faire suivre par un psychiatre compétent.
Au début du mois d'octobre, je m'étais retrouvée en rupture de médicaments et j'avais décidé de ne pas en reprendre. Malheureusement, j'avais développé une dépendance physique à ces substances et je souffris de manque dès les premiers jours passés sans en prendre. Je tentais malgré tout de tenir quelques jours de plus, mais les douleurs étaient telles que je dû admettre que je n'arriverais pas à les supporter très longtemps.
A ce moment-là, je ne savais pas que l'on pouvait développer une dépendance physique aux médicaments psychiatriques. Je pensais naïvement que la seule forme de dépendance qu'il pouvait exister à ce genre de produits était une dépendance psychologique. Et j'étais certaine qu'une telle forme de dépendance ne pouvait pas m'arriver, puisque j'avais toujours été opposée à la prise de ce traitement médicamenteux et que je n'en retirais aucune forme de bien-être.
Bien au contraire, ces substances occasionnaient, chez moi, une grande gêne au quotidien. Ainsi, j'avais très rapidement remarqué qu'elles me ralentissaient dans mes activités physique, psychique et intellectuelle et créaient d'importantes douleurs physiques.
Par conséquent, lorsque l'effet de manque se manifesta à la suite de l'arrêt de la prise de ces neuroleptiques, je ne sus pas pourquoi je me sentais si mal. Au début, j'ai pensé que j'avais attrapé la grippe à cause des douleurs musculaires, des problèmes intestinaux et des maux de tête. Mais je me rendis vite compte que cela ne pouvait pas être la grippe.
C'est ainsi que ne sachant pas exactement ce qu'il m'arrivait, je crus ma mère lorsqu'elle m'affirma que cela devait être une expression de la maladie pour laquelle les psychiatres de Nant m'avaient "traitée". J'étais tellement mal que je me serais appuyée sur n'importe quelle explication, pourvu qu'on trouve un moyen de soulager mes douleurs.
Il faut savoir que l'état de manque généré par l'arrêt de la plupart des médicaments psychiatriques est comparable à celui que ressente les héroïnomanes.
C'est dans ces circonstances que ma mère appela la clinique psychiatrique de Nant où j'avais été suivie l'année précédente. L'accueil qu'elle reçu fut très dur et elle sembla brisée après avoir reposé le combiné du téléphone.
Le psychiatre en charge de mon traitement à Nant me délivra une ordonnance pour un nouvelle boîte de neuroleptiques. Il sermonna également ma mère quant au fait qu'elle ne m'avait pas obligée à continuer mon traitement médicamenteux et qu'elle ne m'avait pas faite suivre par un psychiatre après la fin de mon traitement ambulatoire dans leur établissement.
Ma mère sembla tellement secouée par le coup de fil qu'elle eut avec ce psychiatre, que je compris à quel point il lui faisait peur à elle aussi.
Apeurée par les propos de cet homme, elle se mit immédiatement à la recherche d'un psychiatre pour assurer mon suivi.
Elle trouva un homme parmi ses clients (elle était secrétaire dans une agence immobilière) et le supplia de me prendre comme patiente. Il accepta de me recevoir quelques jours plus tard.
C'était un psychiatre américain qui était venu pratiquer en Suisse. Il avait également engagé une psychologue canadienne pour le suivi psychothérapeutique de ses patients.
Lors du premier entretien, il me dit que comme sa psychologue n'était pas bien rémunérée, je devais amener 70.- francs suisse à chaque séance avec elle et les lui donner de main à main. Pour ses consultations à lui, il n'y avait pour le moment pas besoin d'amener de l'argent en liquide, car c'était l'assurance maladie qui allait payer.
Il me dit ensuite que je devais changer de médication, que les médicaments que les psychiatres de Nant m'avaient prescrits étaient vieux et dépassés et qu'il existait maintenant une nouvelle génération d'antidépresseurs développés aux Etats-unis qui allaient m'aider. Il ajouta que comme ces médicaments n'avaient pas encore reçu l'autorisation de mise en vente en Suisse, il me les fournirait lui-même.
Il alla donc ouvrir une armoire qui contenait des centaines de boîtes de cet antidépresseur et m'en tendit une. C'était de l'Effexor 37.5
à suivre...
13:32 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage psychiatrie, psychiatre, antidépresseurs, effexor, témoignage en psychiatrie, psy

