03.03.2011
Etape 1: La pilule du bonheur n'existe pas
Etape 1: Admettre que la pilule du bonheur n'existe pas!
En premier lieu, il faut admettre et accepter que la pilule du bonheur n'existe pas! Que les médicaments, que ce soient les antidépresseurs ou les anxiolytiques, ne permettent pas de vaincre l'anxiété, la dépression ou la souffrance morale. Ils ne nous permettent pas de nous épanouir, de donner un sens à notre vie et encore moins d'être heureux.
Ceux qui prennent des médicaments psychotropes pour atténuer leurs souffrances, me diront que le fait de prendre ces petits comprimés quand l'angoisse monte ou quand l'humeur baisse, leur permet de maintenir leur mal-être à distance. Et c'est ce qui se passe, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques temps, la souffrance revient, car ces médicaments ne masquent que temporairement la souffrance comme le feraient l'alcool ou le cannabis.
Il faut savoir que dans le meilleur des cas, ces médicaments (anxiolytiques ou antidépresseurs) masquent l'anxiété et la dépression. Mais que dans le pire (et dans la majorité) des cas, ils nous rendent malades au travers de leurs effets secondaires, exactement comme le font l'alcool et les drogues illégales (cannabis, héroïne, ecstasy etc...) prises sur le long terme.
Ces substances: alcool, cannabis, héroïne, cocaïne, ecstasy, amphétamine, LSD, acide, antidépresseur, anxiolytique, neuroleptique, sont toutes des substances dites psychotropes.
Qu'est-ce qu'une substance psychotrope?
Un psychotrope est une substance qui agit principalement sur l'état du système nerveux central en y modifiant certains processus biochimiques et physiologiques cérébraux, sans préjuger de sa capacité à induire des phénomènes de dépendance, ni de son éventuelle toxicité. En altérant de la sorte les fonctions du cerveau, un psychotrope induit des modifications de la perception, des sensations, de l'humeur, de la conscience (états modifiés de conscience) ou d'autres fonctions psychologiques et comportementales. wikipédia
Qu'est-ce qui nous permet d'affirmer qu'il y a de bons et de mauvais psychotropes? Car c'est ce que nous faisons inconsciemment en disant que l'alcool, le cannabis, l'héroïne, la cocaïne, etc.. sont de mauvais psychotropes et que les antidépresseurs, les anxiolytiques et même les neuroleptiques sont des bons psychotropes.
Pourquoi les classons nous en deux catégories: les bons psychotropes, ceux qui soignent et guérissent et les mauvais psychotropes ceux qui rendent malade et dépendant?
Parce que c'est tout simplement ce qu'on nous a appris et que nous considérons comme vrai! C'est notre croyance.
En fait, ces deux catégories n'existent que dans nos esprits. Il n'y a tout simplement qu'une seule catégorie de psychotropes, c'est notre système de croyance qui nous pousse à croire que les antidépresseurs et les anxiolytiques sont sûrs et efficaces dans le traitement de la souffrance (dépression ou anxiété)et que l'alcool, le canabis, l'héroïne, etc... sont nocifs et inefficaces pour soigner cette même souffrance. Mais ce n'est pas la réalité, ce n'est que notre croyance.
Pour bien comprendre ce que notre système de croyance nous conditionne à penser voici une petite analogie avec l'aspirine.
Lorsqu'une personne a des maux de tête, elle prend une aspirine, mais il ne lui viendrait jamais à l'esprit de prendre tous les jours une aspirine pour prévenir ces maux de tête, d'autant plus si ceux-ci sont passagers. Elle a appris que les aspirines se prenaient au moment où ses maux de tête se faisaient sentir. C'est sa croyance, celle que le corps médical lui a appris.
Il en va de même pour la croyance au niveau des médicaments psychotropes. Les gens ont appris qu'ils devaient prendre ces produits sur de longues durées afin de remettre en équilibre leurs échanges biochimiques au niveau des neurotransmetteurs. Dans leur système de croyance, ils ont appris à penser comme ça. Ils ne remettent donc pas en question cette croyance qui consiste à dire que les antidépresseurs sont de médicaments qui rééquilibrent les échanges biochimiques qui apparaissent lors de la dépression. Ils ne remettent jamais en doute la parole de la toute puissante médecine moderne.
Pourtant, ils devraient, car cette croyance se fonde sur des données erronées. Il n'a jamais pu être prouvé scientifiquement que l'origine de la dépression se trouvait dans une sorte de déséquilibre biochimique. Il a encore moins été prouvé que les antidépresseurs étaient capables de soigner la dépression par ce mécanisme.
Cependant, cette croyance est fortement ancrée dans l'esprit des gens et c'est sans se poser de question qu'ils avalent les médicaments psychotropes que leur médecin ou leur psychiatre leur a prescrit en étant sûrs que ces produits vont mettre fin à leur passage dépressif.
Pour bien comprendre l'impact de cette croyance sur notre santé, je vous conseille de lire le livre de Guy Hugnet: “Antidépresseurs: Mensonges sur ordonnance.”
Guy Hugnet explique très clairement comment notre système de croyance nous pousse à croire en l'efficacité de ces médicaments, malgré le fait qu'il n'en soit rien.
Vous avez bien dû remarquer que depuis le temps que vous prenez vos petits cachets, votre situation ne s'est pas améliorée!
Il est donc temps pour vous de ne plus croire sur parole ce que votre médecin vous dit et de prendre le temps de faire vos propres recherches sur les médicaments que vous avaler quotidiennement.
Il est temps de changer votre croyance.....
... à suivre
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Si vous désirez me poser des questions ou simplement discuter des diverses étapes que je propose, n'hésitez pas à venir poster sur les forums de mon site:
13:55 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antidépresseur, croyance, conditionnement, efficace, dépression, sevrage, psychiatre, psychiatrie, anxiolytique, peur, effets secondaires, témoignage, arrêt
Les étapes qui mènent vers une vie sans médicament
Dans mon témoignage, j'explique comment j'ai été amenée à prendre des antidépresseurs, des anxiolytiques et même des neuroleptiques.
Maintenant, il me semble important d'expliquer par quelles étapes je suis passée pour arriver à me sevrer de ces médicaments. Ces étapes sont à mon avis des passages obligés.
J'ai passé pas mal de temps à lire les récits d'autres personnes et je me suis aperçue que les personnes qui réussissaient à se sevrer et à retrouver une bonne qualité de vie passaient toutes par les mêmes étapes importantes.
Dans les posts qui vont suivre, je vais tenter de vous expliquer en quoi consistent ces étapes.
Bonne lecture.
13:51 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antidépresseur, anxiolytique, sevrage, dépression, anxiété, dépendance, psychiatre, psychiatrie
06.02.2011
Antidépresseurs: Mensonges sur ordonnance
Voici un livre très intéressant sur les antidépresseurs. Je vous conseille vivement de le lire si vous avez un doute concernant le traitement que vous a prescrit votre médecin ou votre psychiatre.
Est-ce que les antidépresseurs sont des médicaments efficaces et sûrs?
Est-ce qu'ils sont réellement efficaces dans le traitement de la dépression ou encore de l'anxiété pour laquelle ils sont souvent prescrits?
Est-ce normal d'avoir autant d'effets secondaires quand vous prenez votre antidépresseur et de ne pas ressentir d'amélioration au niveau de votre humeur?
Vous trouverez toutes les réponses à ces questions dans le livre de Guy Hugnet:
ANTIDÉPRESSEURS: MENSONGES SUR ORDONNANCE
De la science à la croyance
Voici le résumé qui figure au dos du livre:
"Voici le récit passionnant de l'une des plus formidables impostures médicales et scientifiques. L'irruption du Prozac, il y a vingt ans, sur la scène occidentale a semblé marquer le début d'une ère nouvelle pour l'humanité. On avait trouvé l'antidote à la souffrance et à la détresse humaine. L'histoire était belle, un vrai conte de fées, trop belle sans doute pour être vraie.
Au terme d'une enquête minutieuse, le journaliste Guy Hugnet livre ici toutes les preuves que la mise sur le marché des antidépresseurs (Prozac, Zoloft, Déroxat, Séropram, Effexor, Cymbalta,...) est fondée sur des données biaisées, tronquées, voire manipulées. Lorsque les véritables données scientifiques sont analysées, il ne reste pas grand-chose!
Il dénonce la collusion entre laboratoires et experts qui amènent des millions de personnes à prendre ces médicaments aussi efficaces que des placebos mais dont les effets secondaires sont parfois dramatiques.
Comment des traitements dont l'efficacité est si faible ont-ils pu connaître un tel succès? Les gens ont-ils rêvé? Quels sont les vrais mécanismes de la guérison?
Élargissant son enquête à des cultures plus traditionnelles, Guy Hugnet montre que ce succès témoigne ds ressources inouïes dont l'être humain dispose. Nous avons tous en nous la capacité de sécréter les molécules utiles à notre guérison. Puissant levier qui remet en question le pouvoir de la médecine et en particulier de la psychiatrie."
Bonne lecture.
Antidépresseurs: Mensonge sur ordonnance
17:46 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guy hugnet, livre, dépression, médicament, psychiatrie, prozac, deroxat, paroxétine, effexor, zoloft, seropram, cymbalta, antidépresseur
27.01.2011
Antidépresseurs ISRS et Sérotonine
Mécanisme des antidépresseurs ISRS (Inhibiteurs de recapture de la sérotonine).
Les antidépresseurs ISRS augmente le niveau de sérotonine.
Traduction d'une des pages du site: www.pointofreturn.com
Les ISRS agissent sur la Sérotonine. La Sérotonine est une hormone aussi appelée 5-hydroxytryptamine (5-HT) que l'on trouve dans la glande pinéale, les plaquettes sanguines, le tube digestif et le cerveau. La Sérotonine agit comme messager chimique en transmettant des signaux nerveux entre les cellules nerveuses, mais est aussi un vasoconstricteur (rétrécit les vaisseaux sanguins). La Sérotonine peut également être à l'origine de la formation de caillots sanguins.
La Sérotonine joue aussi en rôle important au niveau du sommeil, de l'appétit, de la mémorisation, de l'agressivité, du comportement sexuel, de l'activité cardiovasculaire, de l'activité respiratoire, des fonctions motrice, neuroendocrinienne, sensorielle et de perception.
Selon le Dr. Ann Blake Tracy, une augmentation du niveau de Sérotonine produit une montée d'insuline qui fait chuter le niveau de sucre dans le sang, ce qui peut chimiquement engendrer une hypoglycémie. De plus, une trop grande quantité de Sérotonine endommage les vaisseaux sanguins, en particulier au niveau des poumons, ce qui peut affecter les valves cardiaques. Ceci est du au fait que la Sérotonine soit un puissant vasoconstricteur (elle diminue la diamètre des vaisseaux sanguins).
Un niveau constamment élevé de Sérotonine peut amener les glandes surrénales à déclencher une production des hormones du stress, Cortisol et Adrénaline (Epinephrine) dans le corps et le cerveau. Cette réaction naturelle du corps est sa manière à lui de combattre ce niveau excessif de Sérotonine. Ce boost produit par les hormones du stress déclenche un état d'euphorie qui peut être interprété de façon erronée comme une diminution de la dépression.
Cependant, une augmentation prolongée du niveau de Sérotonine peut causer un épuisement de l'Adrénaline (Adrénaline fatigue). Les glandes surrénales perdent alors de leur efficacité, ce qui cause une baisse du niveau d'adrénaline dans le corps pendant que le niveau de Cortisol augmente encore. Finalement, le niveau de Cortisol chute lui aussi ce qui mène à l'épuisement, à une grande fatigue.
Enormément d'utilisateurs d'antidépresseurs de type ISRS se plaignent d'une grande fatigue et cela peut prendre un certain nombre de temps avant que les glandes surrénales parviennent à rétablir le niveau normal d'Adrénaline après que les patients aient arrêtés de prendre leurs antidépresseurs.
Les yeux possèdent une quantité importante de Mélatonine et le précurseur de la Mélatonine est la Sérotonine. Cette dernière étant elle dérivée de l'acide aminé appelé Tryptophane qui se transforme d'abord en 5-HTP puis en Sérotonine.
La Mélatonine est synthétisée à partir de la Sérotonine au niveau de la glande pinéale. Etant donné que la Mélatonine est l'hormone centrale de la régulation des rythmes chronobiologique (veille-sommeil), une modification du niveau de Sérotonine influence les rythmes chronobiologiques.
Lorsque le niveau de Sérotonine baisse nous nous assoupissons et entrons dans la phase de sommeil profond. Ensuite, le niveau de Sérotonine chute à zéro, ce qui nous permet d'entrer dans la phase de sommeil paradoxal (mouvement des yeux rapides ou phase onirique où on rêve). Dans la deuxième partie de la phase de sommeil paradoxal, le niveau de Sérotonine revient à la normale, ce qui met fin à la phase de sommeil paradoxal. Ceci se produit au bout de 90-100 minutes. Les phases de sommeil profond et de sommeil paradoxal alterne 4 à 5 fois pendant la nuit. Pendant la phase de sommeil profond, nous bougeons beaucoup, mais pendant la phase de sommeil paradoxal, seuls les muscles des yeux bougent. C'est ce qui peut expliquer que nombre d'utilisateurs d'antidépresseurs ISRS se plaignent de rêves bizarres et très vivants.
On estime que 95% de la Sérotonine est produite au niveau des intestins où a lieu la digestion. Les cellules nerveuses de l'intestin utilisent elles aussi la Sérotonine pour envoyer diverses informations au cerveau. Grâce à la Sérotonine, l'intestin peut envoyer le signal de faim, de douleurs ou encore de la présence de gaz. Ce second cerveau est un réseau indépendant composé de plus de 100 billion de neurones qui permet à notre corps de bien fonctionner, mais il peut aussi être la cause de maladie si l'estomac ne fonctionne pas correctement puisque la majorité de nos cellules immunitaires se trouvent sur les parois notre tube digestif.
La prise d'un antidépresseur ISRS augmente la concentration de Sérotonine dans la région de l'estomac, c'est ce qui cause les effets secondaires comme les nausées, la prise de poids ou encore les aigreurs d'estomac.
13:01 Publié dans Psychiatrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antidépresseur, fatigue, sommeil, problème, psychiatrie, psy, isrs, effexor, sérotonine, dépression, effets secondaires, nausée, adrénaline
15.12.2010
Le DSM, la bible des psychiatres
Je pense qu'il est intéressant de se pencher sur l'outil sur lequel s'appuient les psychiatres pour poser leurs diagnostics, car c'est à partir de ces diagnostics qu'ils proposent leurs traitements médicamenteux.
Le DSM est un manuel contenant la description de symptômes présents dans des troubles mentaux. Prenons la définition de wikipédia pour mieux comprendre ce qu'est ce manuel:
Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (en anglais : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) avec actuellement la quatrième version en vigueur et une cinquième en préparation est un manuel de référence très utilisé internationalement particulièrement pour les recherches statistiques et dans une moindre mesure pour diagnostiquer les troubles psychiatriques. Les cinq versions ont été éditées par l'Association américaine de psychiatrie (American Psychiatric Association ou APA).
Les diagnostics de pathologie psychiatrique portés à l'aide des DSM, depuis la troisième révision reposent sur l'identification clinique de syndromes et de leur articulation en cinq axes dans une approche statististique et quantitative. L'étiologie des pathologies n'y est plus du tout envisagée.
Comme son nom l'indique, c'est un manuel statistique, donc qui repose sur des études statistiques.
La statistique est une science qui recueille et analyse mathématiquement des données pour une évaluation numérique. C'est aussi un ensemble des données numériques concernant l'état ou l'évolution d'un groupe ou d'un phénomène.
Le DSM est donc un manuel qui contient un ensemble de données (listes et descriptions des symptômes) concernant l'état ou l'évolution d'un groupe (patient ou malade).
Le DSM est très souvent utilisé par les psychiatres pour poser des diagnostics, mais est-ce judicieux de leur part de s'appuyer sur des données statistiques plutôt que sur des données scientifiques pour établir leurs diagnostics?
Si les autres domaines de la médecine procèdaient ainsi, que penserions-nous de ces sciences?
Pour recueillir ces statistiques, les psychiatres ont observé des personnes souffrant de troubles mentaux avérés. Ils ont ensuite listé les comportements de ces malades sous forme de descriptions symptômatiques dans le DSM. Ce qui est un procédé scientifique correct. Mais peut-on procèder à l'inverse? Peut-on observer un patient à un instant t et se dire que s'il présente une dizaine de symptômes sur les quinze proposés dans le DSM pour un trouble donné, c'est qu'il a ce trouble?
Recueillir des symptômes à partir de personnes souffrant de troubles mentaux avérés et les lister dans le DSM est un procédé correct, mais le corollaire ne va pas de soi. On ne peut pas faire le chemin inverse aussi facilement et dire que parce qu'une personne montre les mêmes symptômes que ceux décrits dans le DSM, c'est qu'elle souffre forcément du trouble qui y est associé.
En mathématique, on peut dire: Tous les hommes sont mortels, mais la réciproque n'est pas vraie: Tous les mortels ne sont pas des hommes!
La grosse erreur que commettent les créateurs et les utilisateurs du DSM est d'admettre que la réciproque est vraie.
La psychiatrie ne s'appuie pas sur des procédés scientifiques rigoureux pour établir son manuel de diagnostics et c'est de là peut-être que provient tout le problème de cette discipline.
Pour finir, citons Freud:
"Les psychiatres se demandent eux-mêmes si leurs arrangements purement descriptifs méritent le nom de science."
La psychiatrie est-elle une science au même titre que la médecine?
13:32 Publié dans Psychiatrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : psychiatrie, dsm, mauvais diagnostic, maladie mentale, trouble mentaux, pseudoscience
19.10.2010
19. "Tu ne vas pas nous faire ça! "
Automne 2007
"Tu ne vas pas nous faire ça? "
Depuis quelques jours ma décision était prise, j'allais me sevrer de ces substances qui ruinaient ma vie depuis treize ans. J'allais me débarrasser de cette dépendance aux anxiolytiques et aux antidépresseurs même si aucun médecin ne souhaitait m'aider.
L'emprise de la psychiatrie sur les treize premières années de ma vie d'adulte devait prendre fin.
Je voulais reprendre ma liberté coûte que coûte.
N'ayant pas trouvé de soutien auprès du corps médical, je tentais d'en obtenir auprès de mes proches. Mais lorsque je leur fis part de ma décision d'arrêter de prendre ces médicaments, mes proches ne furent pas du tout contents. Une des phrases qui résume bien l'avis de ma famille à ce sujet est celle de ma grand-mère:
"Tu ne vas pas nous faire ça ! "
Cette phrase est lourde de sens. Elle montre à quel point mes proches étaient convaincus que je souffrais d'une maladie mentale. A quel point les médecins de l'hôpital psychiatrique de Nant leur avaient fait peur treize ans auparavant et à quel point ils avaient soufferts de me voir aussi mal depuis des années.
Leur attitude face à ma décision de soigner ma dépendance aux médicaments m'attrista, mais en même temps, je savais qu'ils ne me seraient d'aucune aide dans ma démarche, puisqu'ils avaient toujours écouté l'avis des psychiatres plutôt que le mien.
Dans ma famille, on ne remet jamais en cause l'avis des "gens instruits": Un médecin ne se trompe jamais et il est mal venu de le contredire.
En ce mois de septembre 2007, je me retrouvais à nouveau bien seule face à mon envie d'arrêter de prendre mes comprimés de Tranxilium. Seul mon conjoint décida de me soutenir dans ma démarche.
Je coupais donc les ponts d'avec mes proches. Comme ils ne m'invitaient plus aux dîners de famille, ni aux anniversaires, ni aux repas de fêtes depuis plusieurs mois déjà, ce ne fut pas très difficile de les tenir éloignés.
En ce mois de septembre 2007, je me retirais chez moi pour entamer mon sevrage.
Heureusement, j'avais quand même une personne à mes cotés, mon conjoint.
Je diminuais très gentiment ma dose de Tranxilium quotidienne. Je prenais 6 comprimés par jour avant le début de mon sevrage et je ne pouvais pas arrêter d'en prendre du jour au lendemain.
Je passais de 6 à 5 comprimés de Tranxilium et même avec une si petite diminution le manque se fit cruellement sentir....
... à suivre
18:00 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage psychiatrie, tranxilium, psychiatrie, sevrage, dépendance, manque
14.10.2010
17. Réactions paradoxales
Année 2006
En cette année 2006, je venais de fêter mes 30 ans.
Cela faisait douze ans que je prenais des neuroleptiques, des antidépresseurs et/ou des anxiolytiques suite à l'hospitalisation ambulatoire en unité psychiatrique que j'avais subie au cours de ma dernière année de gymnase à l'âge de 18 ans.
J'avais bien tenté d'arrêter de prendre ces médicaments psychiatriques à plusieurs reprises, mais je n'y étais jamais parvenue à cause de la dépendance que j'avais développée à ces produits.
A cette dépendance qui durait depuis plus de 11 ans était venue s'ajouter la tolérance au médicament. Ainsi, il me fallait augmenter les doses pour obtenir le résultat des premières prises et calmer les symptômes de manque.
Au début, lorsque la tolérance à un médicament apparaissait, les psychiatres m'en prescrivaient un autre. J'étais ainsi passée d'un médicament psychiatrique à un (ou plusieurs) autre(s) pendant dix ans.
Mais depuis une année, je n'avais plus eu la force d'aller voir un psychiatre. Je n'en pouvais plus de chaque fois faire face à des personnes qui n'en avaient rien à faire de ma souffrance et de ma dépendance à leurs produits.
A chaque fois que j'allais voir un nouveau psychiatre, je nourrissais le fol espoir que ce dernier serait celui qui m'aiderait à arrêter de prendre ces produits. Malheureusement, la seule chose qu'il me proposait, était de changer de médicament et non de l'arrêter.
N'ayant plus changé de médicament depuis plus d'une année, la tolérance que j'avais développée à ce dernier m'avait conduite à en prendre de plus en plus pour éviter de souffrir de l'effet de manque.
A la fin de l'année 2006, je prenais jusqu'à 6 comprimés de Tranxilium par jour. Je me les faisais prescrire par ma généraliste.
Bien évidemment, j'allais de plus en plus mal.
Je commençais à prendre beaucoup de poids, je perdais la mémoire de façon catastrophique, mon raisonnement et ma logique n'étaient plus que de vagues souvenirs.
Je tenais des discours de plus en plus incohérents et mon sommeil n'était plus du tout réparateur même si je passais plus de seize heures par jour à dormir. Une fatigue chronique s'était installée depuis plusieurs années et je n'arrivais pas à en venir à bout
Tous ces effets secondaires n'avaient fait que s'amplifier depuis dix ans et je commençais même à souffrir d'effets paradoxaux très lourds.
Je souffrais d'une anxiété généralisée, d'agoraphobie, de nervosité, d'agitation, d'excitation, d'irritabilité, d'agressivité et de rage irrationnelle.
Cette rage fit peur à mes proches et la plupart coupèrent les ponts d'avec moi.
Comme je supportais de moins en moins bien de me retrouver seule, je décidais d'en parler avec ma généraliste.
J'avais fait quelques recherches sur Internet et j'avais associés mes réactions paradoxales à une nouvelle maladie psychiatrique: L'état limite ou pathologie Borderline.
Mes émotions étaient tellement exacerbées par la prise de Tranxilium que mon état ressemblait tout à fait à la description des personnes Borderlines.
Ma généraliste me donna une adresse à Prangins où une psychiatre spécialiste des Borderlines me reçu.
Bien évidemment, elle confirma que mon exacerbation émotionnelle était le signe clinique de la pathologie Borderline.
Je lui demandais de m'aider à me soigner, mais elle me répondit que comme je n'avais pas fait de tentative de suicide, elle ne pouvait pas me prendre en charge. Le réglement de l'établissement était très clair à ce sujet, seules les personnes ayant commis une ou plusieurs tentatives de suicide pouvaient être admises dans cet établissement.
Je me retrouvais une fois de plus sans aide face à mes problèmes de dépendance et de tolérance aux médicaments psychiatriques, ainsi que face aux nombreux effets secondaires et paradoxaux que ceux-ci entraînaient.
Je retournais donc voir ma généraliste pour qu'elle continue à me prescrire mes doses quotidiennes de Tranxilium.
Je ne savais plus vers qui me tourner pour trouver de l'aide et je me retrouvais de plus en plus seule, ma famille ne supportant plus de me voir dans cet état de délabrement avancé.
A la fin de cette année 2006, je ne sortais plus de chez moi que pour aller chercher ma prescription de Tranxilium...
... à suivre
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Information:
"Réactions paradoxales aux benzodiazépines
Les effets paradoxaux des benzodiazépines
Les effets paradoxaux des benzodiazépines (effet contraire à l’effet recherché) sont à distinguer des effets secondaires (aussi appelés effets indésirables). Ces derniers peuvent être gênants ou même dangereux pour la santé, ils ne sont pas pour autant appelés paradoxaux. Ils sont souvent bien identifiés par les médecins (ainsi la perte de mémoire) et par le patient, car ils n’entretiennent aucun rapport avec la situation qui a conduit le patient à prendre la benzodiazépine et le médecin à la prescrire.
Les effets paradoxaux en revanche sont bien plus compliqués à reconnaître car ils sont mal identifiés par le patient et son médecin. Ils sont bien souvent interprétés comme une dégradation autonome de l’état du patient, ce qui conduit à la poursuite du traitement (ou à l’augmentation des doses), alors que c’est précisément le traitement qui aggrave l’état du malade.
Le cercle vicieux s’enclenche alors, la poursuite du traitement ou l’augmentation des doses entraînant une nouvelle aggravation de l’état du patient, à nouveau mal interprétée, et ainsi de suite.
Bien souvent, c’est le patient qui identifiera, le premier, cet effet paradoxal. Les médecins sont trop peu informés de l’existence -et de l’occurrence somme toute assez fréquente- de ces effets paradoxaux et ils refusent souvent l’interprétation que le patient fait de son propre état de santé. Ceci place le patient dans une position impossible, tant en raison de sa situation très dégradée que de l’état de dépendance dans lequel il se trouve déjà engagé.
Les effets paradoxaux sont pourtant indiqués sur les notices des benzodiazépines (même s’ils sont naturellement minimisés pour les raisons que l’on sait). Ils varient souvent d’une benzodiazépine à l’autre et d’un patient à l’autre.
Les effets paradoxaux des benzodiazépines sont les suivants :
-aggravation (ou apparition) de l’insomnie
-aggravation (ou apparition) de l’anxiété, du trouble panique, du trouble d’anxiété généralisée
-aggravation (ou apparition) de la nervosité, de l’agitation
-aggravation (ou apparition) de phobies (ainsi l’agoraphobie, la phobie sociale, les peurs irrationnelles)
-aggravation (ou apparition) de l’hypomania, de l’excitation
-aggravation (ou apparition) de l’agressivité, de l’hostilité, d’une rage irrationnelle
-aggravation (ou apparition) de l’hyperactivité
-aggravation (ou apparition) de spasmes musculaires, du syndrome des jambes / bras qui bougent tous seuls (Restless Leg syndrome), de tremblements
-aggravation (ou apparition) de cauchemars, rêves très mouvementés
Une personne ayant expérimenté une des réactions paradoxales aux benzodiazépines est très susceptible de les connaître presque toutes si elle n’est pas avertie du risque et poursuit son traitement (ou l’augmente).
Les études varient quant à leur appréciation du pourcentage de personnes susceptibles de connaître un effet paradoxal aux benzodiazépines (les estimations les plus basses l’évaluent à 1 pour mille, les plus hautes à 5 pour cent). "
Source: http://benzodiazepines.onlc.fr/index.php?page=6
15:00 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage psychiatrie, tranxilium, dépendance, effets secondaires, psychiatrie
06.10.2010
16. Coup de grâce
Année 2005
Depuis trois ans, ma vie s'était comme arrêtée. Je n'avais plus de force et je commençais à baisser les bras face à cette psychiatrie qui m'avait assujettie à ses traitements médicamenteux.
En cette année 2005, j'allais fêter mes 29 ans et mes 11 ans de psychiatrie.
Ma vie n'avait plus de sens. Je ne comprenais plus rien de ce qui m'arrivait, tout m'échappait.
Je vivais sans vivre.
C'est au printemps de cette année que j'appris que mon père souffrait d'un cancer.
Malheureusement, lorsque sa maladie fut détectée, il était déjà trop tard pour le soigner. Ainsi, quelques mois plus tard, l'état de mon père se dégrada très vite et il dut être hospitalisé en soins palliatifs.
Ce fut un coup très dur pour moi.
Comme cela faisait déjà plusieurs années que je n'arrivais plus à supporter les douleurs dues aux effets secondaires et au manque générés par ma dépendance aux médicaments psychiatriques, je ne fis plus d'efforts pour contrôler ma prise en cette période très difficile.
Ainsi dès que le manque se faisait sentir, je prenais un comprimé.
Je n'avais pas la force de supporter l'agonie de mon père et les souffrances dues au manque.
Durant les quelques mois que passa mon père dans le service de soins palliatifs de Rive-Neuve, je ne portais aucune attention au nombre de comprimés que je prenais. Tout ce qui m'importait, c'était de me sentir bien pour pouvoir accompagner mon père dans cette lente agonie.
Je voulais être forte pour pouvoir l'aider et le soutenir, donc je ne voulais pas être gênée par mes problèmes de manque.
Je passais ainsi plusieurs mois au chevet de mon père.
Dès que je rentrais chez moi, je prenais un Tranxilium pour me calmer. J'en prenais un deuxième avant d'aller dormir. Le lendemain, j'en reprenais un en me levant pour pouvoir affronter le journée et finalement, j'en prenais un dernier à midi pour pouvoir aller voir mon père dans l'après-midi.
Cette routine dura jusqu'au 14 novembre 2005, date à laquelle mon père décéda.
A la fin de cette année 2005, je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Je venais de perdre mon père et maintenant, je devais affronter les problèmes liés à la succession.
Tout cela était très dur à supporter. Les bagarres entre les héritiers, les passages devant le tribunal des successions, etc...
A nouveau, je n'eus pas la force d'ajouter à tout cela, les souffrances dues au manque.
Donc, à nouveau, je ne fis aucunement attention au nombre de comprimés que je prenais. Dès que le manque se faisait sentir, j'avalais un Tranxilium.
Ainsi au printemps de l'année 2006, je prenais cinq comprimés par jour.
La tolérance que j'avais développée à cette substance augmentait de façon exponentielle.
A la fin de l'année 2006, je prenais jusqu'à six Tranxilium par jour.
Je n'arrivais plus à me concentrer, je perdais progressivement ma mémoire à court terme et je commençais également à tenir des discours incohérents.
Je passais mes journées au lit. Je dormais jusqu'à vingt heures par jour. Les effets secondaires s'étaient amplifiés à un tel point que je souffrais en continu.
Les douleurs psychiques étaient telles que je me coupais les avants-bras pour les apaiser. Le fait de souffrir physiquement calmait momentanément les souffrances psychologiques.
Cette période de ma vie fut sans doute la plus pénible. Je me voyais sombrer encore plus dans la dépendance sans pouvoir trouver la force d'en sortir.
Je ne voulais pas mourir comme cela. Je ne voulais pas que la psychiatrie ait raison de moi.
Mais comment m'en sortir? Comment faire pour arrêter de prendre ces satanés médicaments puisque aucun médecin ne voulait m'aider à entamer une procédure de sevrage? Comment trouver la force de lutter seule face à cette dépendance tenace?
J'étais plus bas que jamais aussi bien physiquement que psychologiquement. Je ne savais pas comment allait se présenter l'avenir, ni même s'il y allait avoir un avenir pour moi.
Comment se projeter dans le futur, quand la seule chose qui importe est de savoir quand on pourra enfin prendre sa prochaine dose pour calmer la morsure du manque?
Comment s'imaginer vivre autrement quand cela fait plus d'une dizaine d'années que tout tourne autour de ces satanées substances?
Comment s'affranchir d'elles alors que tout est fait pour que l'on reste accro?
A la fin de cette année 2006, je ne nourrissais plus aucun espoir de liberté et je me laissais dériver au bon gré de cette omniprésente psychiatrie....
... à suivre
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03.09.2010
14. Années 2000-2002
Hiver 1999
J'avais pris un petit studio et j'étais en couple depuis l'été 1996.
Je prenais toujours des antidépresseurs, un comprimé chaque matin. Impossible de faire sans, tellement mon corps s'était habitué à avoir sa dose quotidienne.
Malheureusement, je n'avais toujours pas conscience de cette dépendance physique.
Je suivais une formation de PC Supporter SIZ à l'école Virgile. J'avais obtenus plusieurs certifications CRVMI.
Nous entrions maintenant dans l'année 2000.
Je me présentais aux examens permettant de décrocher le titre de PC Supporter SIZ. La partie théorique se déroulait à Vevey dans les locaux de l'école Virgile, mais la partie pratique se tenait en suisse allemande. Je m'y rendis en car en compagnie de mes collègues romands.
Ce trajet en car fut un cauchemar. En effet, parmi les effets secondaires que produisaient sur moi les antidépresseurs, il y avait les problèmes intestinaux de type diarrhée. Ainsi, rester dans un car pendant plus d'une heure sans pouvoir faire "une pause toilette" fut très stressant.
J'arrivais donc extrêmement stressée dans l'établissement suisse-allemand où devait se dérouler l'examen.
Je détestais les effets secondaires que produisaient sur moi les médicaments psychiatriques. Ne pas pouvoir bien dormir à cause des suées, des cauchemars, des insomnies et des réveils nocturnes et ne pas avoir de répis la journée à cause des maux de tête, des tremblements, des problèmes intestinaux et des pertes de mémoire, avait généré chez moi une très grande fatigue. En effet, c'était épuisant de vivre comme cela depuis six ans.
En avril 2000, mon petit ami reçu son diplôme d'ingénieur EPF en mécanique et je décrochais mon certificat de PC Supporter SIZ.
Au début de l'été, un ami travaillant dans une très grande entreprise suisse avait entendu dire que je suivais une formation informatique. Comme cela faisait plusieurs mois que cette firme recherchait un assistant pour leur service informatique, il me proposa de venir passer un entretien pour ce poste.
Je lui transmis mon CV et une lettre de motivation et quelques jours plus tard, je fus attendue pour un entretien.
L'entretien se déroula très bien et je fus engagée. Je décidais donc d'envoyer une lettre à l'Assurance Invalidité pour leur dire que j'avais trouvé un emploi.
Je commençais à travailler dans cette entreprise au mois d'août 2000. Je faisais partie du team système et je secondais cet ami dans son travail de support aux utilisateurs. Nous installâmes une nouvelle version du système de messagerie électronique et je fus en charge de créer une base de données des pannes informatiques. Je créais donc à l'aide d'Access une base de données pour répertorier les problèmes des utilisateurs.
J'avais tout à fait les compétences pour effectuer les tâches qui m'avaient été atribuées. Mais ce qui commençait à devenir difficile à gérer c'étaient les problèmes occasionnés par les antidépresseurs. Je dormais très mal et la journée, les problèmes intestinaux devenaient de plus en plus envahissants. De plus, ces effets secondaires étaient devenus générateurs d'anxiété.
Après quelques mois de travail dans cette entreprise, j'avais de plus en plus peur de me faire dessus. Je prenais ma voiture le matin et j'avais peur que mon intestin se vide pendant le trajet.
Ce fut ainsi que se déclencha ma première attaque de panique. J'avais tellement peur d'avoir un problème de diarrhée en voiture, que mes angoisses se muèrent en attaques de panique. A partir de ce moment, je fus de moins en moins capable d'aller travailler et je dus donner mon congé six mois après avoir commencé à travailler dans cette entreprise.
Je me retrouvais dans un état lamentable. Les effets secondaires des antidépresseurs étaient devenus tellement anxiogènes que cela avait déclenché des attaques de panique.
Je réussis toutefois à reprendre un peu le dessus et à ne pas me laisser terrasser par l'agoraphobie. Ainsi, quelques semaines après avoir du arrêter de travailler, je réussis à redescendre mon niveau d'anxiété et à ne plus souffrir d'attaque de panique.
Quelques mois après, j'avais retrouvé un peu d'énergie et je décidais de compléter ma formation informatique avant de retenter de travailler en entreprise.
A l'automne 2001, je m'engageais dans une formation dans le domaine de l'administration de serveurs Windows 2000. Je suivis les cours proposés par Les Arches Formation. Leur certification n'étant pas encore reconnue, je décidais à la fin de cette formation de passer une certification Microsoft.
C'est ainsi qu'en 2002, j'obtins une certification Microsoft (Microsoft Certified Professional, MCP Administration Windows Servers 2000).
En ce qui concerne la psychiatrie, j'avais très peu consulté au cours de ces derniers mois. Je m'étais rendue à quelques rendez-vous, mais seulement pour avoir une ordonnance pour mes antidépresseurs.
Cela faisait maintenant huit ans que je prenais quotidiennement des médicaments psychiatriques et les effets secondaires devenaient très invalidants. De plus, mon corps avait développé une tolérance à ces substances. Ainsi, je devais fréquemment changer d'antidépresseurs pour que ceux-ci restent efficaces et me permettent de ne pas trop souffrir de manque entre deux prises.
à suivre...
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Information:
La tolérance médicamenteuse:
"La tolérance est le mécanisme suivant lequel le cerveau s'habitue à l'effet du produit, ce qui conduit le patient à augmenter les doses pour obtenir l'effet initial. [...]
Lorsqu'une personne atteint un stade de tolérance au produit, elle se retrouve non seulement contrainte à augmenter les doses - mais bien souvent c'est en pure perte: la benzodiazépine ou le somnifère ont cessé d'être efficaces et le manque ne tarde pas à apparaître. Il n'est donc pas rare qu'un patient souffre de symptômes de sevrage alors même qu'il est sous traitement en raison de l'apparition de la tolérance - mais à nouveau, les médecins interprètent cette anxiété ou cette insomnie comme endogène et nécessitant le maintien du traitement, ou l'introduction de nouveaux psychotropes - alors que le sevrage est la seule solution viable à long terme."
Source: http://benzodiazepines.onlc.fr/index.php?page=4
12:44 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage en psychiatrie, psychiatrie, antidépresseur, anxiolytique, psy, deroxat, paroxétine, tranxilium, effexor
31.08.2010
13. Années 1996-1999
Automne 1996
J'avais 20 ans, je venais d'être déclarée invalide par un psychiatre et je n'avais pas réussi mes examens de première année en biologie. Je prenais tous les matins un antidépresseur depuis deux ans et j'avais déjà tenté par deux fois de ne plus prendre de médication psychiatrique.
Les cours à l'Université avaient repris. Je m'ennuyais, car je n'apprenais rien de nouveau puisque j'avais redoublé. Au bout de trois mois à ce rythme j'abandonnais la fac!
Je n'eus pas le courage de me représenter aux examens de peur d'échouer à nouveau et de ne plus jamais pouvoir m'inscrire dans une branche de la faculté des sciences, car après deux échecs dans une faculté, il n'est plus possible de s'y inscrire.
A l'été 1997, j'étais de nouveau complètement perdue. Je ne savais plus ce que je devais faire. Mais, je ne supportais plus de ne rien faire. Je décidais donc d'aller voir mon conseiller AI pour qu'il me propose une activité.
Je lui dis que je voulais travailler et que comme j'étais à l'AI maintenant, on m'avait conseillé de m'adresser à lui.
Il me dit qu'il allait tout faire pour me trouver une place dans un de leurs ateliers. Je lui transmis mon Curriculum Vitae pour qu'il puisse trouver l'activité la mieux adaptée à mes compétences. Sur mon CV, figuraient mon certificat de fin d'école obligatoire, ma maturité fédérale scientifique et plusieurs de mes petits jobs d'étudiante (saisie dans une base de données, appuis scolaires, caissière dans une station essence, nettoyage de bâtiments, etc...).
Mon conseiller AI me proposa alors un travail de saisie de facturation dans un établissement protégé à Vevey. J'étais contente qu'il m'ait trouvé un travail de saisie, car ce genre de boulot m'avait toujours convenu.
Le lundi suivant, je me rendis dans l'établissement en question. Dès mon arrivée, les éducateurs me dirent que je ne pouvais pas faire de la facturation, car pour pouvoir accéder à un tel poste, il fallait bien connaître l'informatique. Je leur dis que j'avais déjà effectué ce genre de travail, mais ils me dirent que je ne pouvais pas le faire un point c'est tout.
Ils me proposèrent une autre activité. Ce travail consistait à mettre des petits morceaux de bois dans un bout de carton de papier de toilette pour fabriquer des calumets. L'activité en elle-même n'était pas très intéressante, mais là n'était pas le problème.
Le problème s'était d'être considérée comme une arriérée mentale. Les autres personnes qui faisaient ces calumets étaient des trisomiques et des attardés mentaux. Donc, l'éducateur me parlait comme si j'avais trois ans et ne voyait pas que je n'avais pas de problème de retard mental.
Mais, il y avait plus grave. A cette même activité participaient une femme d'une cinquantaine d'années atteinte de sclérose en plaque et un jeune homme d'une vingtaine d'années qui avait perdu l'usage de ses jambes dans un accident de la route. Ces deux personnes étaient là depuis plusieurs semaines et visiblement, elles commençaient à avoir de la peine à supporter d'être traitées comme des attardées.
C'était terrible pour moi de voir ces deux personnes obligées de passer toutes leurs journées dans de telles conditions.
Le jour suivant, les éducateurs me changèrent d'activité. Ils me placèrent dans le service de blanchisserie de l'établissement. Je passais ainsi les jours suivants à trier le linge sale sous les ordres d'une trisomique. Ce fut très dur d'être rabaissée à ce point. J'étais considérée comme quelqu'un de plus limité qu'une personne trisomique...
Je ne tins pas plus de deux semaines. C'était trop humiliant d'être considérée de la sorte.
Je retournais voir mon conseiller AI qui me proposa une autre activité, aussi dans un établissement protégé, mais cette fois à Lausanne.
Dans cet établissement, je devais coller des étiquettes sur des enveloppes. Jusque là pas de problème. Certes, le travail n'était pas intéressant, mais au moins ça occupait. Mais c'était à nouveau la façon dont les éducateurs me traitaient qui était lourde à supporter. A nouveau, ils me parlaient comme à une attardée, car les autres personnes l'étaient.
De plus, je n'étais pas rémunérée et je devais même payer pour accéder à ces postes.
Par conséquent, après avoir essayé de travailler dans ces établissements protégés, je décidais de me débrouiller seule, car visiblement toutes les activités que pourrait me trouver mon conseiller AI allaient ressembler à ça.
Je réfléchis à quelles pourraient être les emplois qui ne demanderaient que peu de temps de formation, mais qui offriraient un bon salaire. Mes réflexions me menèrent tout droit vers les emplois de l'informatique.
Je voulais devenir autonome au plus vite et pouvoir me débarrasser de l'AI. Je savais que pour me libérer de cette étiquette d'handicapée mentale, il fallait que je trouve un emploi qui "en jette", une profession "dans le vent" qui requièrent de bonnes capacités intellectuelles.
Dans les années nonante, les emplois dans le secteur de l'informatique avaient le vent en poupe et les personnes qui y travaillaient étaient considérées comme des personnes intelligentes.
Je m'inscrivis donc à l'école Virgile pour suivre une formation de PC Supporter SIZ. Tout au long de cette période de formation, je complétais mon curriculum vitae en passant diverses certifications CRVMI (Word, Excel, Access et Systèmes d'exploitation Windows 95/98 et NT4).
Ainsi, à la fin de l'année 1999, j'avais obtenues plusieurs certifications CRVMI et ma formation en tant que PC Supporter SIZ avançait bien.
Pendant ces trois ans, j'avais changé deux fois de psychiatre et à chaque nouveau psychiatre, il y avait un nouvel antidépresseur.
A la fin de cette année 1999, j'étais sous Deroxat, mais ça n'était pas mieux que lorsque je prenais de l'Effexor.
J'étais enchaînée à la psychiatrie à cause de ma dépendance aux antidépresseurs, mais je n'avais toujours pas pris conscience de l'existence de cette dépendance.
Je tentais tant bien que mal de me construire une vie professionnelle et affective malgré l'entrave que constituait la psychiatrie dans ma recherche de ces bonheurs.
Cependant, en 1996, j'avais trouvé l'amour auprès du garçon qui m'avait épaulée depuis la dernière année de gymnase et en 1999, j'avais pris mon indépendance en partant de chez ma mère pour vivre dans un studio.
à suivre...
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Information Wikipédia:
Deroxat (molécule active: paroxétine)
"La paroxétine est devenue l'un des antidépresseurs les plus prescrits en raison de son efficacité apparente dans le traitement de la dépression et d'un spectre de troubles de l'anxiété incluant les attaques de panique et les phobies. Sa prescription est actuellement controversée en raison des procédures en justice à l'encontre du fabricant.
Les effets secondaires de la Paroxétine se manifestent généralement entre la première et la quatrième semaine qui suivent la première prise ; il s'agit de la période pendant laquelle le corps s'adapte au médicament.
La paroxétine peut entraîner quelques-uns, tous ou aucun des effets indésirables décrits ci-après, et la plupart d'entre eux disparaissent ou s'atténuent en continuant le traitement ; cependant certains d'entre-eux peuvent ne pas disparaître pendant la période de traitement.
Par ailleurs, le médicament pourrait engendrer des idées suicidaires chez les adolescents. Aux États-Unis, la Food and Drug Administration a ordonné la saisie de plusieurs millions de comprimés de Paxil® en 2005. Ces effets secondaires sont souvent discutés mais ils inquiètent la communauté scientifique.
Effets secondaires :
- Hyponatrémie
- insomnie
- Apathie (Apathie est un terme médical désignant un état de fatigue physique ou intellectuelle profond (mais le plus souvent réversible) se caractérisant par une indifférence à l'émotion et aux désirs.)
- Dilatation de la pupille
- Nausées
- Tératogénicité : Ce médicament est déconseillé aux femmes enceintes en raison de possibles anomalies cardiaques
- Somnolence
- Maux de tête
- Modifications du poids et de l'appétit
- Changements du comportement sexuel
- Augmentation des sentiments de dépression et d'anxiété (initialement)
- Sècheresse de la bouche
- Comportement agressif (surtout chez les enfants)
- Malformations congénitales possibles
- Erythème
- Instabilité psychomotrice / akathisie
- Démangeaisons
- Déplétion (Sodium)
- Sueurs
- Idées suicidaires
- Faiblesse musculaire
- Douleurs musculaires
- Niveaux d'agression inhabituels
- Syndrome sérotoninergique
Les notices d'information aux patients sur la Paroxétine semblent varier d'un pays à l'autre."
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