07.03.2012
Emission: "La molécule qui rend fou"
Première diffusion de l'émission: le jeudi 8 mars 2012 à 20h10 sur RTS Un (TSR1).
Rediffusion le vendredi 9 mars 2012 à 0h45 et le lundi 12 mars 2012 à 15h10 sur RTS Deux (TSR2).
Pour visionner le reportage: http://www.rts.ch/emissions/temps-present/sante/3736891-l...
Extrait:
La molécule qui rend fou
Des antidépresseurs qui poussent à la violence et au suicide ? C’est la question troublante à laquelle «Temps Présent» s’est confronté. Depuis plusieurs années, des faits-divers dramatiques liés à la consommation d’antidépresseurs de la dernière génération, les ISRS selon le jargon des spécialistes, ont attiré l’attention des psychiatres et des pharmacologues. Souvent très utiles pour soigner des dépressions sévères, ces médicaments peuvent avoir sur certaines personnes de terribles effets : augmentation du risque suicidaire, voire de l’agressivité envers autrui qui peut aller jusqu’à l’homicide. Il faut dire qu’ils agissent directement sur la chimie du cerveau, mais on ne sait pas vraiment jusqu’à quel point.
Une équipe de « Temps Présent » a essayé d’en avoir le cœur net, en Suisse et en Angleterre, où le débat est beaucoup plus avancé. Des victimes de ces antidépresseurs ou leurs proches racontent comment ils en sont venus à commettre des actes extrêmes, à se tourner contre eux-mêmes ou contre leurs proches. Des histoires tragiques, qui ont défrayé la chronique en Suisse, en Angleterre et aux Etats-Unis. Cela pose une vraie question de santé publique, car ces antidépresseurs sont aujourd’hui les plus utilisés. En Suisse, leur consommation a doublé au cours des dix dernières années et on en vend désormais pour plus de 100 millions de francs par an. Or, contrairement à d’autres pays, ce problème reste largement méconnu en Suisse.
Rediffusion le vendredi 9 mars 2012 à 0h45 et le lundi 12 mars 2012 à 15h10 sur RTS Deux.
Générique
Un reportage de Pietro Boschetti et Stéphane Brasey Image : Yves Dubois Son : Mathilda Angullo Montage : Nathalie Bosson
09:48 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tsr, rts, antidépresseur, antidépresseurs, isrs, paxil, deroxat, paroxétine, prozac, effexor
22.03.2011
Etape 2 B: Information à l'entourage
Etape 2 B: Information à l'entourage
Que dire à l'entourage?
Il nous a fallu du temps pour admettre que les comprimés que nous prenions ne nous aidaient pas. Il nous a fallu changer notre croyance et admettre que les médecins ne nous proposaient pas toujours des traitements fiables, efficaces et sûrs. Il nous a fallu admettre que les médecins ne connaissaient pas tout et qu'ils pouvaient se tromper.
Maintenant, comment faire admettre cela à nos proches? Comment leur faire changer leur croyance?
Eh bien, ce n'est pas toujours possible et c'est encore plus difficile lorsqu'ils croient que nous souffrons réellement d'un désordre mental.
Pendant des années, nos proches nous ont vus au plus bas. Ils ont vu notre état se dégrader avec les années et ils pensent sincèrement que nous avons plus que jamais besoin de prendre le traitement médicamenteux instauré par notre psychiatre ou notre médecin.
Il est vrai que les prises quotidiennes de psychotropes depuis des années ont commencés à se faire sentir. Ces médicament nous ont rendus de plus en plus malades à cause de leurs effets secondaires et paradoxaux. Aux yeux de nos proches, nous avons de plus en plus l'air d'avoir une maladie mentale qui s'aggrave avec le temps.
Notre entourage aura du mal à admettre que nous voulions arrêter de prendre nos médicaments parce qu'il nous voit comme quelqu'un qui présente des troubles mentaux qu'il convient de soigner. Nos proches ne seront pas très réceptifs à nos arguments en faveur d'un sevrage, car ils ne nous pensent pas conscients de notre trouble.
Les médecins et autres psychiatres leur auront certainement expliqué que nous n'étions pas pleinement conscients de notre maladie mentale et même que cela faisait partie de notre trouble et qu'il revenait à eux, parents, de veiller à ce que nous prenions notre traitement médicamenteux.
Alors quand nous allons arriver avec nos arguments en faveur de l'arrêt des psychotropes, ils vont se braquer et se dire qu'ils doivent absolument nous convaincre de poursuivre notre traitement.
Même en arrivant avec des arguments irréfutables, il y a peu de chance que nos proches prennent la mesure des dégâts engendrés par ces médicaments.
Je pense donc qu'il faut essayer d'en parler avec nos proches, mais que si on se heurte à une réaction hostile, il ne faut pas insister.
C'est bien d'avoir le soutien de son médecin ou de ses proches lors d'un sevrage, mais c'est très rare de l'obtenir.
Les médecins qui nous prescrivent nos antidépresseurs, nos anxiolytiques ou encore nos neuroleptiques sont convaincus que nous en avons besoin et qu'ils sont bons pour nous. Ils ne pensent généralement pas que les symptômes que nous leur rapportons sont les manifestations des effets secondaires et paradoxaux induits par les médicaments. Ils croient sincèrement que les symptômes que nous leur décrivons sont la preuve de notre maladie mentale. En fait, les descriptions que nous faisons de ces symptômes les renforcent dans leur conviction que le diagnostic qu'ils ont établi avant de nous prescrire des médicaments étaient bien le bon.
Nos proches se sentent généralement impuissants et désemparés face à ce qui nous arrivent, ils se laissent donc guidés par l'avis des spécialistes (psychiatres) qui selon eux sont les seuls capables de soigner de tels troubles. C'est pour cela qu'il sera pratiquement impossible de leur faire comprendre que les psychiatres se trompent sur l'efficacité des médicaments qu'ils prescrivent. Il sera quasi impossible de leur faire admettre que ces médicaments psychotropes sont en train de nous rendre malade au lieu de nous soigner.
Si vous sentez que votre médecin et vos proches ne sont pas prêts à admettre la nocivité des médicaments psychotropes que vous prenez, n'insistez pas! Ne leur parlez pas de votre sevrage en cours, car il se peut qu'ils fassent tout pour vous obliger à reprendre le traitement que vous désirez arrêter. Il se peut qu'ils aillent même jusqu'à vous faire hospitaliser pour être sûrs que vous repreniez votre traitement.
C'est à ce moment qu'il va falloir être fort si vous êtes décidés à vous débarrasser de ces médicaments qui vous rendent malade. Il va falloir que vous fassiez votre sevrage sans en parler à votre entourage, car ce dernier risque d'être plus un frein qu'une aide dans votre démarche.
Il vous faudra rechercher de l'aide et du soutien auprès de personnes qui connaissent les effets néfastes des psychotropes. Il existe des sites et des forums qui regorgent de personnes au fait des problèmes qu'engendrent les médicaments psychiatriques.
Évidemment, le soutien de vos proches et de votre médecin serait bien plus apprécié et efficace qu'un soutien au travers d'Internet. Mais à défaut de pouvoir obtenir le soutien de votre entourage, vous pourrez compter sur l'aide de personnes qui connaissent extrêmement bien les problèmes dus à la prise de médicaments psychiatriques et à leur arrêt. Elles seront à même de vous fournir les informations dont vous aurez besoin pour mener à bien votre sevrage, mais aussi de vous épauler dans vos moments de souffrance et de doute.
En conclusion, nous pouvons dire qu'il est important d'essayer de parler à votre entourage (médecin, famille) de votre décision d'arrêter de prendre vos médicaments, car si vos proches comprennent votre décision, ils seront un soutien inestimable. Par contre, si vous constatez que vos proches sont hostiles à votre décision et qu'en plus ils semblent persuadés que vous souffrez d'un trouble mental, alors ne perdez pas votre temps à essayer de les convaincre, lancez-vous seul dans votre sevrage.
... à suivre
------------------------------------------------------------------------------------------
Si vous désirez me poser des questions ou simplement discuter des diverses étapes que je propose, n'hésitez pas à venir poster sur les forums de mon site:
12:02 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sevrage, antidépresseur, entourage, proche, symptôme, arrêt, médicament, aide, soutien, information, anxiolytique, effexor, deroxat
10.03.2011
Etape 2 A: L'arrêt des médicaments
Etape 2 A: L'arrêt des médicaments
Une fois que vous avez accepter le fait que ce ne sont pas ces petites pilules qui vont vous remettre d'aplomb, il est important de s'en débarrasser. Mais ce n'est pas si facile que ça: il ne suffit pas de jeter la boîte pour se débarrasser de ce genre de médicaments.
En effet, les antidépresseurs et les anxiolytiques peuvent créer une dépendance chez celui qui les prend. Cette dépendance peut prendre plusieurs formes, soit il s'agit d'une dépendance psychologique, soit il s'agit d'une dépendance physique, soit il s'agit d'une dépendance environnementale, soit il s'agit d'une association de plusieurs de ces dépendances.
Je vais peut-être définir ces trois types de dépendance avant d'aller plus en avant. (Je mets volontairement de côté la dépendance récréative qui ne rentre pas en ligne de compte dans notre sujet).
Définitions des diverses dépendances par wikipédia:
La dépendance psychologique : désir insistant et persistant de consommer qui peut parfois se traduire par des manifestations psycho-somatiques (véritables douleurs physiques sans cause physiologique). La dépendance psychologique est bien plus liée aux caractéristiques des individus (états affectifs, styles de vie) qu'au produit lui-même. Des exemples de dépendance psychologique très répandues sont la dépendance au travail, à l'activité physique ou intellectuelle, qui peut parfois aboutir au surmenage. Un terme anglo-saxon la désigne sous l'appellation « workaholic ».
La dépendance physique : état où l'organisme assimile à son propre fonctionnement la présence d'un produit développant des troubles physiques parfois graves en cas de manque (non-présence du produit dans l'organisme), l'ensemble de ces troubles constituant ce qu'on appelle le syndrome de sevrage. La dépendance physique résulte des mécanismes d’adaptation de l’organisme à une consommation prolongée et peut s’accompagner d’une accoutumance, c'est-à-dire la nécessité d'augmenter les doses pour éprouver un même effet.
La dépendance comportementale : correspond à des stimulations générées par les habitudes ou l'environnement, facteur de rechute.
Pour arriver à ne plus prendre nos comprimés sans en souffrir psychologiquement, physiquement et environnementalement, il va falloir passer par une phase de sevrage dans la plupart des cas.
Pour le sevrage psychologique: Dès qu'on a admis et accepté que ces médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques et/ou neuroleptiques) ne peuvent pas guérir nos angoisses, notre dépression, bref, notre Souffrance en général et qu'il nous revient à nous de le faire, la dépendance psychologique est vaincue!
Pour le sevrage environnemental: Il faut comprendre ce que sont nos habitudes et nos croyances et les confronter avec la réalité de ces produits. Dès qu'on a compris qu'on prenait nos comprimés pour vaincre nos angoisses, notre dépression ou notre mal-être par habitude et parce que c'est ce qu'on nous a appris, la dépendance environnementale est vaincue!
Mais ce n'est pas facile, car cette dépendance-la s'inscrit dans un système de croyance très fort: celui qui dit que la médecine et dans son prolongement: les médicaments peuvent tout guérir. Ce qui n'est pas vrai.
Pour mieux comprendre cette notion, citons Guy Hugnet: “Depuis deux siècles, notre système de croyances s'est structuré autour de la Science. La révolution thérapeutique est venue confirmer l'extraordinaire pouvoir de l'Homme sur la nature. On voit dans les médicaments – fruits directs de la science – l'antidote à la souffrance, y compris morale. Certains d'entre eux ont démontré une redoutable efficacité, beaucoup d'autres n'en n'ont aucune. On les consomme quand même. Précisément du fait de la puissance symbolique dont ils sont chargés. C'est notre mythologie à nous. Le système cohérent auquel patients, médecins, environnement, adhèrent.”
C'est un concept assez difficile à comprendre, je vous renvoie au livre de Guy Hugnet pour bien saisir la portée de notre système de croyance et l'impact que celui-ci a sur notre dépendance aux médicaments et plus particulièrement sur notre déprendance psychologique et environnementale.
Pour le sevrage physique: Lorsque la dépendance physique et pharmacologique s'est installée, il faut procéder à un sevrage dans les règles pour permettre au corps de se déshabituer lentement à la présence de cette molécule (médicament) qu'il a assimilé à son propre mécanisme de fonctionnement et dont maintenant il a "besoin" pour fonctionner.
Il existe des protocoles de sevrage pour déshabituer en douceur le corps à la présence de cette molécule. La Professeur Heather Ashton propose dans son manuel plusieurs méthodes de sevrage qui permettent de diminuer progressivement les prises de médicaments et de parvenir ainsi à se sevrer des anxiolytiques et/ou des antidépresseurs sans trop souffrir.
Suivre un tel protocole est le meilleur moyen pour venir à bout de la dépendance physique.
Vous pouvez demander à votre médecin ou à votre psychiatre de vous aider dans votre démarche. Mais si votre médecin ne veut pas vous soutenir, vous pouvez obtenir cette aide et ce soutien sur le forum d'entraide au sevrage suivant: http://benzo.forumactif.net/
Sur ce forum se retrouve des personnes qui n'ont pas ou peu obtenu d'aide de la part du corps médical. Ces personnes ont décidé de se soutenir mutuellement dans leur démarche de sevrage afin de mieux appréhender cette période difficile qu'est l'arrêt des médicaments psychotropes.
Renseignez-vous le plus possible sur le fonctionnement de ce genre de médicaments, car c'est le meilleur moyen d'arriver à comprendre ce qu'ils font et ce qu'il faut faire pour arriver à les arrêter. C'est également le seul moyen de comprendre pourquoi vous en êtes devenus dépendants et de quelle nature est cette dépendance. Une fois que vous aurez assimilé tout cela, vous serez armé pour y faire face et pour vous en libérer.
Dans la deuxième partie de cette étape, je parlerai de l'entourage, de ce qu'il faut dire à vos proches au sujet de votre médication et de l'arrêt de celle-ci. Vous verrez, ce n'est pas simple d'expliquer ce genre de démarche aux personnes qui nous sont proches.
... à suivre
----------------------------------------------------------------------------------------
Extraits du livre de Peter Breggin M.D. et David Cohen Ph.D. :
Si vous désirez me poser des questions ou simplement discuter des diverses étapes que je propose, n'hésitez pas à venir poster sur les forums de mon site:
10:39 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antidépresseur, dépendance, sevrage, arrêt, médicament, anxiolytique, neuroleptique, coyance, effet secondaire, réaction paradoxale, aide, témoignage
03.03.2011
Etape 1: La pilule du bonheur n'existe pas
Etape 1: Admettre que la pilule du bonheur n'existe pas!
En premier lieu, il faut admettre et accepter que la pilule du bonheur n'existe pas! Que les médicaments, que ce soient les antidépresseurs ou les anxiolytiques, ne permettent pas de vaincre l'anxiété, la dépression ou la souffrance morale. Ils ne nous permettent pas de nous épanouir, de donner un sens à notre vie et encore moins d'être heureux.
Ceux qui prennent des médicaments psychotropes pour atténuer leurs souffrances, me diront que le fait de prendre ces petits comprimés quand l'angoisse monte ou quand l'humeur baisse, leur permet de maintenir leur mal-être à distance. Et c'est ce qui se passe, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques temps, la souffrance revient, car ces médicaments ne masquent que temporairement la souffrance comme le feraient l'alcool ou le cannabis.
Il faut savoir que dans le meilleur des cas, ces médicaments (anxiolytiques ou antidépresseurs) masquent l'anxiété et la dépression. Mais que dans le pire (et dans la majorité) des cas, ils nous rendent malades au travers de leurs effets secondaires, exactement comme le font l'alcool et les drogues illégales (cannabis, héroïne, ecstasy etc...) prises sur le long terme.
Ces substances: alcool, cannabis, héroïne, cocaïne, ecstasy, amphétamine, LSD, acide, antidépresseur, anxiolytique, neuroleptique, sont toutes des substances dites psychotropes.
Qu'est-ce qu'une substance psychotrope?
Un psychotrope est une substance qui agit principalement sur l'état du système nerveux central en y modifiant certains processus biochimiques et physiologiques cérébraux, sans préjuger de sa capacité à induire des phénomènes de dépendance, ni de son éventuelle toxicité. En altérant de la sorte les fonctions du cerveau, un psychotrope induit des modifications de la perception, des sensations, de l'humeur, de la conscience (états modifiés de conscience) ou d'autres fonctions psychologiques et comportementales. wikipédia
Qu'est-ce qui nous permet d'affirmer qu'il y a de bons et de mauvais psychotropes? Car c'est ce que nous faisons inconsciemment en disant que l'alcool, le cannabis, l'héroïne, la cocaïne, etc.. sont de mauvais psychotropes et que les antidépresseurs, les anxiolytiques et même les neuroleptiques sont des bons psychotropes.
Pourquoi les classons nous en deux catégories: les bons psychotropes, ceux qui soignent et guérissent et les mauvais psychotropes ceux qui rendent malade et dépendant?
Parce que c'est tout simplement ce qu'on nous a appris et que nous considérons comme vrai! C'est notre croyance.
En fait, ces deux catégories n'existent que dans nos esprits. Il n'y a tout simplement qu'une seule catégorie de psychotropes, c'est notre système de croyance qui nous pousse à croire que les antidépresseurs et les anxiolytiques sont sûrs et efficaces dans le traitement de la souffrance (dépression ou anxiété)et que l'alcool, le canabis, l'héroïne, etc... sont nocifs et inefficaces pour soigner cette même souffrance. Mais ce n'est pas la réalité, ce n'est que notre croyance.
Pour bien comprendre ce que notre système de croyance nous conditionne à penser voici une petite analogie avec l'aspirine.
Lorsqu'une personne a des maux de tête, elle prend une aspirine, mais il ne lui viendrait jamais à l'esprit de prendre tous les jours une aspirine pour prévenir ces maux de tête, d'autant plus si ceux-ci sont passagers. Elle a appris que les aspirines se prenaient au moment où ses maux de tête se faisaient sentir. C'est sa croyance, celle que le corps médical lui a appris.
Il en va de même pour la croyance au niveau des médicaments psychotropes. Les gens ont appris qu'ils devaient prendre ces produits sur de longues durées afin de remettre en équilibre leurs échanges biochimiques au niveau des neurotransmetteurs. Dans leur système de croyance, ils ont appris à penser comme ça. Ils ne remettent donc pas en question cette croyance qui consiste à dire que les antidépresseurs sont de médicaments qui rééquilibrent les échanges biochimiques qui apparaissent lors de la dépression. Ils ne remettent jamais en doute la parole de la toute puissante médecine moderne.
Pourtant, ils devraient, car cette croyance se fonde sur des données erronées. Il n'a jamais pu être prouvé scientifiquement que l'origine de la dépression se trouvait dans une sorte de déséquilibre biochimique. Il a encore moins été prouvé que les antidépresseurs étaient capables de soigner la dépression par ce mécanisme.
Cependant, cette croyance est fortement ancrée dans l'esprit des gens et c'est sans se poser de question qu'ils avalent les médicaments psychotropes que leur médecin ou leur psychiatre leur a prescrit en étant sûrs que ces produits vont mettre fin à leur passage dépressif.
Pour bien comprendre l'impact de cette croyance sur notre santé, je vous conseille de lire le livre de Guy Hugnet: “Antidépresseurs: Mensonges sur ordonnance.”
Guy Hugnet explique très clairement comment notre système de croyance nous pousse à croire en l'efficacité de ces médicaments, malgré le fait qu'il n'en soit rien.
Vous avez bien dû remarquer que depuis le temps que vous prenez vos petits cachets, votre situation ne s'est pas améliorée!
Il est donc temps pour vous de ne plus croire sur parole ce que votre médecin vous dit et de prendre le temps de faire vos propres recherches sur les médicaments que vous avaler quotidiennement.
Il est temps de changer votre croyance.....
... à suivre
----------------------------------------------------------------------------------------
Si vous désirez me poser des questions ou simplement discuter des diverses étapes que je propose, n'hésitez pas à venir poster sur les forums de mon site:
13:55 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antidépresseur, croyance, conditionnement, efficace, dépression, sevrage, psychiatre, psychiatrie, anxiolytique, peur, effets secondaires, témoignage, arrêt
Les étapes qui mènent vers une vie sans médicament
Dans mon témoignage, j'explique comment j'ai été amenée à prendre des antidépresseurs, des anxiolytiques et même des neuroleptiques.
Maintenant, il me semble important d'expliquer par quelles étapes je suis passée pour arriver à me sevrer de ces médicaments. Ces étapes sont à mon avis des passages obligés.
J'ai passé pas mal de temps à lire les récits d'autres personnes et je me suis aperçue que les personnes qui réussissaient à se sevrer et à retrouver une bonne qualité de vie passaient toutes par les mêmes étapes importantes.
Dans les posts qui vont suivre, je vais tenter de vous expliquer en quoi consistent ces étapes.
Bonne lecture.
13:51 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antidépresseur, anxiolytique, sevrage, dépression, anxiété, dépendance, psychiatre, psychiatrie
01.12.2010
25. Résumé et conclusion
Automne 2010
J'ai enfin réussi à vaincre mes angoisses et mon agoraphobie grâce à la méthode de Geert.
Si je reviens sur mon parcours psychiatrique au cours de ces 15 dernières années, voici ce que ça donne:
En 1994, ma famille et une psychologue me poussent dans l'enfer de la psychiatrie suite à un mal-être d'adolescente et à la surcharge de travail que je me suis infligée depuis mon échec en 9ème année scolaire.
Les psychiatres qui me prennent en charge, m'injectent des psychotropes (anxiolytiques/sédatifs, neuroleptiques) contre ma volonté pendant quelques semaines, tout en brisant mes dernières résistances au moyen d'un chantage psychologique et d'humiliations physiques (les packs).
Ils posent un diagnostic lourd - psychotique paranoïaque à tendance schizophrène - à partir de deux tests (le Rorschach* et le TAT**) que m'avait fait passer la psychologue.
Fin de l'année 1994 et début de l'année 1995, je ne suis plus qu'une épave...
De 1995 à 2005, j'erre de psychiatre en psychiatre, cherchant désespérément une solution pour sortir de l'état où je me trouve. Je ne sais pas encore que ce sont les traitements médicamenteux qui me rendent si malade et je ne me rends pas encore compte de la dépendance que mon organisme a développé à ces substances. Pendant ces dix années, d'autres diagnostics sont posés: Dépression grave, narcissisme, maniaco-dépression, ...
De 2005 à 2007, je me rends compte que la médication qui m'a été administrée depuis plus de dix ans est en train de me tuer à petit feu. Je reçois encore un dernier diagnostic, cette fois je suis borderline...
En automne 2007, perplexe quand à la compétence du corps médical et de la psychiatrie en particulier, je décide de m'en affranchir en entamant un sevrage, car je réalise que ce qui m'a toujours liée à eux, c'était ma dépendance à leurs produits (antidépresseurs, neuroleptiques et anxiolytiques).
En juillet 2008, je prends mon dernier comprimé, je suis sevrée.
De juillet 2008 à septembre 2010, je souffre d'un syndrome de sevrage prolongé assez lourd.
Aujourd'hui, je ne prends plus aucun médicament psychiatrique depuis presque deux ans et demi et je me sens enfin mieux.
La seule chose qui me pose problème est de savoir pourquoi le corps médical et la psychiatrie en particulier avaient pu me trouver autant de maladies mentales! Comment peut-on être en même temps psychotique, paranoïaque, schizophrène, maniaco-dépressif, dépressif, narcissique, borderline et j'en passe? Sans compter le fait que si je souffrais réellement de tous ces troubles, comment aurais-je été capable de suivre des études supérieures, de décrocher un baccalauréat scientifique et de poursuivre une formation en informatique?
Comment expliquer le fait également que je n'ai jamais tenter de me suicider malgré le diagnostic de dépression grave qui m'a été collé pendant plus de cinq ans?
J'ai posé ces questions aux derniers psychiatres que j'ai été voir. Ils m'ont répondu que cela n'avait rien à voir! Je leur ai aussi fait part de mon idée sur ce qui pouvait bien me rendre si étrange à leurs yeux et qui pouvait aisément expliquer leur incapacité à trouver un diagnostic qui me convienne sur la longueur.
Je leur ai demandé, si ma différence ne venait pas du fait que je pouvais être une personne dite à haut potentiel. Tout ce qu'ils ont trouvé à répondre et ce sur un ton exaspéré, c'est: "Tous les malades mentaux se prennent pour des génies!"
Cela m'a profondément blessée et j'ai laissé passer cinq ans avant d'oser à nouveau penser à ce "diagnostic".
Au début de l'année 2010, je me suis de plus en plus documentée sur le sujet de la douance. J'ai lu une demie-douzaine de livres traitant des caractériatiques des personnes surdouées.
A la fin du printemps, je me suis décidée à chercher des psychologues spécialistes de la douance, afin de faire un bilan et un test de QI pour déterminer si mes particularités venaient bien de là. J'ai trouvé une psychologue spécialisée dans ce domaine et j'ai pris rendez-vous.
Lors de notre premier entretien au mois d'août 2010, elle m'a dit qu'elle pensait effectivement que c'était cela. Nous avons pris rendez-vous au mois de novembre 2010 pour qu'elle me fasse passer un bilan complet et quelques jours plus tard, elle m'annonçait que j'étais bien une personne surdouée.
Les résultats du bilan ont également montré que toutes ces années passées sous le joug de la psychiatrie m'avaient déstabilisée et profondément meurtrie. Mes résultats en terme de rapidité de traitement, de mémoire, de concentration et d'estime de soi ont été grandement affectés par des années de mauvais traitements psychologique et médicamenteux.
Au travers de mes lectures, je me suis rendue compte qu'il arrivait très fréquemment que des personnes surdouées soient aussi maltraitées par la psychiatrie. La psychiatrie ne reconnaît pas l'existence des personnes dites à haut potentiel.
Ce que remarquent les psychologues spécialistes des surdoués à ce sujet:
Extrait d'un texte écrit par Jeanne Siaud-Facchin (psychologue spécialiste de la douance):
" [...] Les dérives diagnostiques sont trop fréquentes. Elles résultent de la conjonction de plusieurs facteurs: la méconnaissance des caractéristiques psychologiques de l'enfant surdoué, l'absence de formation dans le milieu médical et paramédical, les résistances idéologiques -pourquoi aider et comprendre ceux qui ont plus ?-, le caractère souvent atypique du tableau clinique. Et cela peut aller jusqu'au déni de l'identité de ces enfants et de ces adolescents, de leurs spécificités, mais surtout de leur vécu et de leur souffrance. Il ne faut jamais oublier que tout diagnostic est émis par un soignant en regard d'une norme et de sa propre capacité à accepter, à tolérer, des écarts par rapport à cette norme. L'enfant surdoué est par définition, hors normes. Il a un fonctionnement, une pensée, une affectivité qui déroutent, qui dérangent. En l'absence d'une possibilité de comprendre ce qui fonde ce décalage un enfant ou un adolescent surdoué qui présente des manifestations ou des symptômes de souffrance psychologique peut être rapidement entraîné vers des pathologies qui ne le concernent pas. Il a été en particulier montré que les surdoués montrent dans le test de personnalité de Rorschach, plus connu sous le nom de test des "taches d'encre", des caractéristiques dans les réponses qui s'apparentent à celles produites par les patients schizophrènes. La raison tient à ce qu'un surdoué produit un grand nombre de réponses divergentes, différentes de celles attendues. Et ce non pas en raison d'une pathologie mais parce que la pensée du surdoué est justement caractérisée par une pensée en arborescence qui se démultiplie sur plusieurs axes simultanément et qui quitte rapidement les formes plus consensuelles de la pensée et les idées courantes. Pourtant, en psychiatrie de l'adolescent les confusions diagnostiques entre mode de pensée singulier et mode de pensée pathologique créent des confusions dramatiques pour l'avenir psychologique du surdoué qui en est l'objet. [...]"
Source: www.cogitoz.com
Extrait d'un texte écrit par Arielle Adda (psychologue spécialiste de la douance):
" [...] puisque si jeune il est déjà si différent, les parents vont "consulter", en proies à une anxiété qui sera déjà comprise comme le premier symptôme de pathologie.
Puisque le tableau le plus clair est celui décrit par l'école et que les précisions ajoutées par les parents le compliquent et l'obscurcissent au lieu de le clarifier, il ne reste qu'à traquer "l'anormalité" et à s'y attaquer.
Nous nous trouvons là au point de départ du processus qui va entraîner tous les protagonistes dans une série d'actions totalement inefficaces, car fondées sur un malentendu capital.
En effet cet enfant semble un peu différent, mais on va étudier son cas, l'aider à s'adapter, puisqu'il est considéré comme "hors-norme", ce qui n'est pas très éloigné de "l'anormal".
Je veux pour preuve de cette idée préalable, le déroulement des examens psychologiques subis en générale par ces enfants. Puisqu'ils ont réussi avec succès les tests scolaires et qu'ils sont manifestement intelligents, on ne pratique pas de test de QI. En revanche, on leur fait passer un Rorschach, toujours délicat à manier avec un jeune enfant, et qui devrait seulement, en principe, contribuer à l'établissement d'un diagnostic, dans un protocole plus complet. Le simple fait de se contenter d'un Rorschach, au lieu de recourir à une batterie plus complète de tests, peut être considéré comme l'élément premier du malentendu : le Rorschach suppose souvent une pathologie qu'il convient de mettre au jour, et il arrive qu'une imagination débordante, tout comme une inhibition totale, peuvent être interprétés de façon très négative. [...]"
Source: www.douance.org
***
La psychiatrie me fait peur. J'ai peur de son pouvoir et de l'impunité dont elle dispose. Personne ne remet jamais en question les diagnostics que posent les psychiatres. C'est comme si leur parole était parole d'évangile!
Comment une société peut-elle laisser autant de pouvoir à une discipline qui ne se base même pas sur des preuves scientifiques?
Si les scientifiques admettent ne comprendre qu'une toute petite partie du fonctionnement du cerveau, comment les psychiatres peuvent-ils prétendre maîtriser tous les aspects de ce dernier?
Comment une pseudo-science a-t-elle pu prendre autant de place dans nos sociétés?
Des vies entières sont brisées par la psychiatrie depuis des décennies, mais personne ne fait rien. Pourquoi?
Fin
----------------------------------------------------------------------------
Informations:
** TAT
"Beaucoup d'enfants, d'adolescents et d'adultes doués sont erronément diagnostiqués comme ayant des troubles du comportement, voir des troubles mentaux. On essaie, à coup de médicaments ou de thérapies inutiles, de les faire entrer dans le moule de l'école, de l'entreprise ou de la famille, ou de rendre leur vie ou leur situation plus satisfaisante."
Source: www.douance.be
Définition:
- DSM-IV
- "«Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders» (4e édition) (Manuel diagnostique et statistique des maladies mentales). Il s'agit d'un système de classification des maladies mentales développé par l'American Psychiatric Association. Pour chaque maladie mentale, on donne une liste de symptômes dont un certain nombre doit être présent pour que le diagnostic s'applique."
Source: http://www.ustboniface.mb.ca/cusb/psy121/guide/frameglo.h...
12:11 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage psychiatrie, erreur de diagnostic, haut potentiel, haut potentiel et psychiatrie, psychiatre, surdoué, neuroleptique, antidépresseur, anxiolytique, psychotropes
30.11.2010
24. La méthode de Geert
Été 2010
Depuis plusieurs mois, j'avais vu mon angoisse s'amplifier et se transformer en agoraphobie et en phobie sociale.
Nous avions déménagé à la fin de l'année 2009 et ce changement m'avait beaucoup stressée. Je n'avais plus été capable de me rendre à mon club de sport et je m'étais renfermée chez moi.
Il ne me restait plus qu'une seule activité: mes cours de secrétariat médical à distance que j'avais repris depuis le mois de septembre 2009. J'avais commencé cette formation en 2001 et j'avais rapidement dû y renoncer faute de pouvoir me concentrer.
Je passais donc énormément de temps chez moi à jongler entre mes angoisses et ma formation à distance.
Il devenait de plus en plus urgent que je trouve un moyen de vaincre mon agoraphobie. Mais comment pouvais-je faire sans sortir de chez moi?
Je me mis en quête d'une solution en cherchant sur Internet et j'en découvris une: La méthode de Geert.
Au début, tout cela me parut un peu douteux et je demandais à mon conjoint ce qu'il en pensait. Il me dit que pour savoir si ce programme contre les angoisses n'était pas une arnaque, il fallait faire des recherches Google pour connaître l'avis des gens sur cette méthode. Il fit les recherches et ne trouva rien qui pouvait faire penser que c'était bidon.
Malgré ces recherches, je n'étais pas tout à fait convaincue de l'intégrité de cette méthode. Mon conjoint me dit que de toute façon après avoir dépensé des milliers de francs pour des traitements psychiatriques plus que douteux, ce n'était pas 250.- CHF qui allaient faire la différence. Il me dit: "Essaye! Tant pis si ça ne marche pas et qu'on perd 250.- CHF, on en n'est plus à ça près!"
Je commandais donc le programme de Geert à la fin du mois de mai.
Je commençais le programme au début du mois de juin 2010. La première chose que Geert demanda de faire était d'arrêter de consommer trois produits: La caféine, l'aspartame et l'exhausteur de goût nommé monosodium glutamate (E621). Cela me parut étrange, mais je me dis tant qu'à suivre cette méthode autant faire exactement ce qui y est proposé.
Je fus surprise de découvrir qu'à la fin du mois de juin, soit quatre semaines après avoir commencé à suivre le programme de Geert, je n'avais plus d'attaques de panique. J'étais toujours angoissée, j'avais toujours des débuts d'attaques de panique, mais j'étais enfin capable de les stopper.
Après sept semaines de programme, j'étais à nouveau capable de conduire ma voiture sur des petits trajets.
Et après les 15 semaines que dura le programme, j'avais repris le contrôle de mes angoisses. Moi qui trois mois auparavant étais incapable de sortir de chez moi sans être terrassée par une attaque de panique, j'étais enfin en mesure de les gérer.
Post que j'avais écrit au mois d'août 2010 au sujet du programme de Geert:
Au début du mois de septembre 2010, je terminais le programme de Geert et mes cours de secrétariat. Je devais maintenant passer les examens pour obtenir mon diplôme de secrétaire médicale.
Les examens avaient lieu le 25 septembre à plus d'une heure de route de chez moi et devaient durer toute une matinée, c'était l'occasion de vérifier que la méthode de Geert que j'avais suivie pendant plus de trois mois fonctionnait vraiment.
Les jours précédents l'examen, je réécoutais les CDs audio des sessions du programme qui me paraissaient les plus importantes et je fis beaucoup de sport et de relaxation pour mettre toutes les chances de réussite de mon côté.
La nuit précédant les examens, je réussis à dormir correctement et le matin je me réveillais sans être trop angoissée.
Comme il y avait une heure de route pour se rendre jusqu'au lieu de l'examen, je demandais à mon conjoint de m'y conduire. J'arrivais donc dans la salle d'examen dans de bonnes dispositions. Là, le surveillant nous dit que nous n'avions pas le droit de quitter la salle avant la fin des épreuves, c'est-à-dire trois heures plus tard.
Grâce aux conseils donnés dans le programme de Geert, je fus capable d'appréhender ces trois heures d'épreuves sans ressentir la moindre angoisse.
Je ressortis même de la salle d'examen avec le sourire, ce qui surpris beaucoup mon conjoint qui n'avait jamais eu l'habitude de me voir aussi bien après une épreuve stressante.
Je reçu mes résultats trois semaines plus tard: J'avais réussi mes examens et obtenu mon diplôme avec la mention très bien.
Depuis ce jour, je sais que je suis capable de gérer mon anxiété grâce à la méthode de Geert et je ne crains plus d'être terrassée par une attaque de panique.
La méthode de Geert n'est pas seulement un programme pour vaincre les angoisses, c'est aussi une nouvelle philosophie de vie. Elle m'a appris à ne plus me stresser pour des détails et à prendre la vie du bon côté.
Le programme qu'a créé Geert est un condensé de bonnes habitudes à prendre pour ne plus se laisser déborder par les événements stressants de la vie.
Nous sommes au mois de novembre 2010 et je ne souffre plus d'agoraphobie. Les angoisses ne rythment plus ma vie et je peux enfin penser à mon avenir.
En ce qui concerne mes symptômes de sevrage prolongé, ils ont pratiquement tous disparus depuis quelques semaines.
Plus de trois ans après avoir commencé mon sevrage et un peu moins de deux ans et demi après avoir avalé mon dernier comprimé de Tranxilium, j'ai retrouvé une qualité de vie fantastique. Je ne transpire plus de façon anarchique. Je ne souffre plus de maux de tête, ni de problèmes gastro-intestinaux chroniques. Mes tensions musculaires sont parties et mes sens sont revenus à la normale. J'ai retrouvé une bonne partie de ma concentration, de ma mémoire, de ma logique et de mon raisonnement et mon état s'améliore de jour en jour.
Il me reste toutefois un dernier détail à vérifier, une chose à laquelle je songe depuis plus de cinq ans et qui me fait penser que c'est pour cela que les psychiatres m'ont diagnostiquée psychotique et que c'est pour cela qu'ils m'ont administré des neuroleptiques en plus des antidépresseurs et des anxiolytiques depuis mon adolescence....
... à suivre
--------------------------------------------------------------------------------
Voici où trouver le programme de Geert pour vaincre les crises d'angoisse, les attaques de panique et l'agoraphobie:
11:14 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anxiété, agoraphobie, symptômes de sevrage, symptômes de sevrage prolongé, angoisse
24.11.2010
23. Prolongement des symptômes de sevrage
Début de l'année 2009, six mois après le sevrage.
En ce mois de janvier 2009, je ressentais toujours les effets du sevrage. Certes, mes angoisses s'étaient un peu amenuisées et beaucoup de choses s'étaient améliorées comme mon bruxisme (ma mâchoire s'était enfin relâchée ), mais je n'étais toujours pas bien.
Physiquement, les symptômes de grippe avaient également un peu diminués grâce à la pratique de sport.
Je réussis à me rendre dans un fitness non-loin de chez moi deux fois par semaine et ça m'aida beaucoup. En plus de me soulager un peu de mes symptômes de sevrage prolongé tels que les raideurs musculaires et la tension nerveuse, cela me permis de reprendre contact avec le monde réel.
Passer plusieurs années recluse dans mon appartement, m'avait fait perdre le contact avec la société et avec les gens.
Bien sûr, cela n'était pas facile de sentir leurs regards un peu surpris par l'abondance de ma transpiration lors des séances de fitness, mais j'essayais de me dire qu'ils ne me jugeaient pas la-dessus.
Quoiqu'il en fût, l'exercice physique me permit d'atténuer mes symptômes et je continuais avec entrain à me rendre à la salle de sport. Même mes douleurs dorsales s'apaisèrent, j'avais moins mal au dos et surtout à la nuque.
Je commençais également à manger différemment, car depuis le début de mon sevrage en automne 2007 je ne m'étais nourrie que de produits laitiers et de céréales, car rien d'autre ne passait.
Je me remis donc à manger des légumes et de la viande et à boire du café et du coca light.
Tout se passa bien jusqu'en août 2009 où subitement je fus terrassée par une série d'attaques de panique. J'essayais tant bien que mal de ne pas me laisser envahir par l'angoisse, mais je n'y parvins pas.
Avec ce retour d'anxiété, j'eus de plus en plus de mal à supporter les douleurs physiques toujours présentes.
En plus de cette rechute, je dus faire face à un déménagement. Certes cela faisait longtemps que mon conjoint et moi cherchions une nouvelle maison, mais là, ça n'était pas le moment. Avec ce retour d'angoisses, je n'étais pas au meilleur de ma forme pour changer d'environnement.
Au mois de novembre 2009, nous déménagions dans notre nouvelle maison. Je n'eus pas la force de me rendre à la salle de sport et je me retrouvais à nouveau enfermée chez moi à cause de mon agoraphobie.
Les symptômes de sevrage prolongé se rappelèrent avec force à mon bon souvenir.
A nouveau je me retrouvais dans cet état semi-grippal. Les tensions musculaires étaient fortes, les suées abondantes et les problèmes gastro-intestinaux très présents.
Mon sommeil était peuplé des rêves étranges, presque réels, ce qui m'angoissait beaucoup. J'appris plus tard que la plupart des psychotropes suppriment une des phases du sommeil et qu'à l'arrêt de ceux-ci cette phase revient et se manifeste par le retour des rêves et des souvenirs. C'est en fait les branchements dans le cerveau qui se refont et permettent d'avoir à nouveau accès à la mémoire et plus particulièrement aux souvenirs.
Mes sens étaient aussi en ébulition. J'avais beaucoup d'acouphènes, je voyais encore un peu plus les contrastes et je ressentais des sensations bizarres tout le long de ma peau ( fasiculations, fourmillements, décharges électriques,...).
Toutes ces sensations me perturbèrent énormément et surtout m'angoissèrent.
Toute cette angoisse ne faisait qu'alimenter mon agoraphobie et je faisais jusqu'à cinq attaques de panique par jour.
Pendant plusieurs mois, de novembre 2009 à avril 2010, je vécus dans la peur, l'angoisse et la terreur. Une nouvelle dépression fit son apparition et j'eus de plus en plus d'idées noires. Je ne me voyais plus d'avenir, car malgré le fait que je ne consommais plus d'antidépresseurs ni d'anxiolytiques et encore moins de neuroleptiques, je ressentais toujours leurs effets secondaires sous la forme du syndrome de sevrage prolongé et mes peurs en avaient été décuplées. Je ne me sentais pas capable de supporter cette angoisse permanente toute ma vie.
Il fallait que je trouve une solution pour me soulager de cette anxiété avant qu'elle ne me pousse à commettre l'irréparable.
Bien évidemment, je songeais tout de suite à la solution de facilité: reprendre des médicaments psychiatriques!
Mais avais-je le droit de gâcher tous mes efforts pour les arrêter en en reprenant maintenant avant d'être absolument sûre qu'il n'existe pas d'autres moyens de lutter contre ces angoisses?
Non, je n'avais pas le droit de replonger, je devais trouver une autre solution.
Je cherchais donc des personnes aptes à m'aider, les psychiatres n'en faisant pas partie, je me tournais vers les psychologues.
Au cours de mes lectures, j'avais constaté que nombre de personnes angoissées qui avaient entamé une thérapie cognitive et comportementale avaient obtenu de bons résultats.
Je me dis que je devais chercher une solution de ce côté là.
Je trouvais l'adresse d'une psychologue spécialiste des troubles panique et pratiquant la thérapie cognitive et comportementale non-loin de mon nouveau domicile.
Après avoir pris rendez-vous, je me rendis à sa consultation. Elle me parut très compétente, malgré sa tendance à me pousser à consulter son médecin de mari pour des bilans sanguins. Je refusais d'ailleurs immédiatement de le voir pour la simple et bonne raison que je n'avais pas les moyens de le payer à cause des termes de mon assurance maladie qui stipluaient le nom du médecin généraliste chez qui je devais me rendre. Cette clause (choisir un médecin de référence) m'avait permis de faire baisser mes primes, ce qui m'était d'une grande utilité depuis qu'on m'avait retiré mes prestations complémentaires qui payaient tous mes frais médicaux.
Malheureusement, à cause de mes attaques de panique, je n'arrivais pas à me rendre seule aux consultations de cette psychologue. Je devais demander à mon conjoint de m'y conduire et en ce mois de mai 2010, il avait très peu de temps. Il me dit de reprendre rendez-vous au mois de juillet afin qu'il ait plus de temps pour m'y amener.
Je téléphonais donc à la psychologue pour annuler mon deuxième rendez-vous auquel mon conjoint ne pouvait pas m'emmener et pour lui demander de me refixer un ou plusieurs rendez-vous au mois de juillet. A ma grande surprise elle s'énerva et me dit que je devais faire un effort pour venir à des rendez-vous réguliers à partir de maintenant sinon elle ne m'aiderait pas.
Je me dis que pour une spécialiste des attaques de panique et de l'agoraphobie, elle devait bien mal connaître son sujet pour ne pas comprendre que j'avais une peur panique de sortir seule de chez moi.
Je ne repris pas de rendez-vous...
Je me retrouvais de nouveau au point de départ: Où trouver de l'aide pour vaincre mon angoisse et mon agoraphobie?
Bien que complètement abattue, je me remis à la recherche d'une solution.
... à suivre
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Définition Wikipédia:
Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) regroupent un ensemble de traitements des troubles psychiques (phobies, addictions, psychoses, dépressions, troubles anxieux…) qui partagent une approche selon laquelle la thérapeutique doit être basée les connaissances scientifiques issues de la psychologie expérimentale et obéir à des protocoles relativement standardisés. Les TCC ont pour particularité de s'attaquer aux difficultés du patient dans "l'ici et maintenant" par des exercices pratiques centrés sur les symptômes observables au travers du comportement et par l'accompagnement par le thérapeute qui vise à intervenir sur les processus mentaux dits aussi processus cognitifs, conscients ou non, considérés comme à l'origine des émotions et de leurs désordres. La standardisation de la pratique des TCC a contribué à la reconnaissance de leur efficacité par leur caractère reproductible qui est une des exigences de la démarche scientifique.
11:33 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage en psychiatrie, sevrage, symptômes de sevrage, antidépresseur, anxiolytique, tranxilium, anxiété, peur, stress, dépression
18.11.2010
22. Syndrome de sevrage prolongé
Eté 2008
J'avais 32 ans, je venais de prendre mon dernier Tranxilium, j'allais enfin vivre sans cette substance.
Après plus de 13 ans de dépendance aux neuroleptiques, aux antidépresseurs et aux anxiolytiques, j'avais réussi à me sevrer seule de ces produits.
Malheureusement, les douleurs et les terreurs atroces dues aux 10 mois de sevrage ne firent pas place à une vie tranquille.
En effet, le sevrage se poursuivit bien après l'arrêt total de la prise de médicaments psychiatriques. Les molécules actives de ces produits restant encore présentes dans le corps pendant une très longue période et surtout il faut énormément de temps au corps pour se remettre de ces années de prises.
Au mois d'août 2008, libre de toutes substances psychotropes, j'en ressentais toujours leurs effets.
L'angoisse et la peur étaient plus présentes que jamais.
Physiquement, j'avais toujours l'impression d'être malade. J'avais tous les symptômes d'une forte grippe: Maux de tête, fatigue, douleurs musculaires, nausées, vomissements, diarrhées, sueurs très abondantes, fièvre,...
J'avais également besoin d'uriner toutes les heures, voire toutes les trente minutes.
Mes nuits étaient remplies de cauchemars et mes journées de peur panique.
Les terreurs qui peuplaient mes jours et mes nuits étaient difficiles à supporter et je dus résister de toutes mes forces à l'envie de les calmer en prenant un Tranxilium.
Les peurs générées par l'arrêt des médicaments se muèrent en terreurs et je me dis que je n'aurais jamais la force de survivre dans cet état.
Bien des fois, je songeais à mourir tellement ces terreurs étaient violentes.
Au mois de janvier 2009, plus de six mois après mon sevrage, je ressentais toujours les mêmes symptômes de sevrage.
Je suais abondamment jour et nuit. Mon état ressemblait toujours à un état grippal; douleurs musculaires, maux de tête, diarrhées, nausées, vertiges, fatigue, ...
A cet état grippal vinrent s'ajouter des acouphènes ainsi que d'autres troubles sensoriels. Mes sens reprenaient leurs fonctions tout en étant ultrasensibles.
Je commençais à voir plus net, les contrastes étant à nouveau plus présents.
Je ressentais également des sensations à travers ma peau. Au début très peu et par la suite beaucoup trop.
C'était comme si mes sens essayaient de se rééquilibrer en passant d'une extrême à l'autre.
Toutes ces sensations associées aux douleurs physiques et aux angoisses générées par l'arrêt des médicaments me plongèrent dans un état de peur extrême.
Cette terreur permanente se traduisit physiquement par une allopécie (chute de cheveux), des tremblements, des sueurs et des problèmes gastro-intestinaux et elle se manifesta psychologiquement par une agoraphobie et une dépression.
Je sus identifier ces problèmes physique et psychologique comme étant des conséquences de mon sevrage et je ne repris pas de substances pour les contrer.
La seule aide médicamenteuse que je pris fut de l'Ibuprofène à dose normale et du Relaxane.
Bien évidemment, ces deux produits ne m'aidèrent que partiellement, mais ils me permirent de résister à l'envie de prendre un Tranxilium pour tout arrêter.
C'était affreusement dur de résister à l'envie de prendre n'importe quel médicament psychiatrique pour ne plus souffrir, surtout quand cela faisait plus de six mois que le sevrage était terminé et que je subissais toujours ses effets.
En ce début d'année 2009, je me demandais si un jour j'allais me sentir bien et ne plus être terrassée par ces symptômes de sevrage prolongé.
Ce fut à cette époque que mes capacités de concentration, de mémorisation et de raisonnement commencèrent à revenir. Je lus donc très attentivement les informations concernant le syndrome de sevrage prolongé contenues dans un site consacré aux méfaits des benzodiazépines.
Je cherchais également des témoignages de personnes ayant vécu la même chose que moi. Je ne trouvais aucun témoignage en français (livre), mais je découvris le témoignage de Joan E. Gadsby en anglais. Cette dame avait vécu 23 ans de dépendance aux benzodiazépines et avait réussi à se sevrer et à reprendre une vie presque normale.
Lire son témoignage me redonna du courage et de l'espoir, car j'avais enfin la preuve qu'on pouvait s'en sortir et reprendre une vie presque normale.
Visiblement, je devrais faire face à des séquelles à long terme, mais il était possible de revivre!
Pour le moment, je me trouvais dans une des phases les plus difficiles après le sevrage.
C'était maintenant que je devais déployer le plus de ressources et de volonté. C'était maintenant que je ne devais absolument pas craquer, que je ne devais pas laisser la dépression et l'angoisse du post-sevrage prendre le dessus et me faire sombrer.
Je mobilisais donc toutes mes forces pour ne pas me laisser submerger par la peur, l'angoisse et la dépression.
Je commençais à refaire du sport pour combattre l'anxiété et la dépression et pour améliorer l'état de mon organisme durement éprouvé par ces longs mois de sevrage.
C'était difficile, car après plus de deux ans à rester couchée dans mon lit ou assise sur un canapé, je n'avais plus l'habitude de bouger.
Mais comme j'avais toujours pratiqué beaucoup de sport avant mon sevrage, je savais qu'après plusieurs semaines d'entraînement, mes capacités physiques allaient revenir. Par ailleurs, c'était certainement grâce au sport que je n'avais pas pris plus de 15 kilos en 13 ans de dépendance aux antidépresseurs et aux anxiolytiques.
En ce début d'année 2009, je savais que je devais me bouger aussi bien physiquement que moralement pour résister à l'angoisse et à la dépression générées par le sevrage.
Je devais absolument mobiliser toute ma volonté pour reprendre possession de mon corps et de mon âme si longtemps abandonnés à la psychiatrie.
Je devais lutter pour reprendre le contrôle de ma vie si longtemps laissé aux mains des psychiatres...
... à suivre
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Informations:
Livre de Joan E. Gadsby: "Addiction by Prescription; One Woman's Triumph and Fight for Change"
Site de Joan E. Gadsby:
http://www.addictionbyprescription.com/
11:42 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage psychiatrie, dépendance, symptômes, sevrage prolongé, sevrage, benzodiazépines, tranxilium, antidépresseur, anxiolytique
27.10.2010
21. Sevrage
Sevrage
Septembre 2007 - juillet 2008
Il me faudra 10 mois pour passer de 6 comprimés de Tranxilium par jour à zéro.
Le sevrage fut très dur. Les symptômes de sevrage que je ressentis furent atroces et plusieurs fois je faillis tout abandonner.
Ma généraliste finit par me prescrire du Relaxane, du Millepertuis et du Paracétamol pour m'aider à supporter les angoisses, la dépression et les douleurs physiques générées par le sevrage.
Tout au long des dix mois qu'il me fallut pour me sevrer, les symptômes de sevrage furent présents et intenses.
Je n'ai pas la force de décrire en détails ce qui c'est passé pendant ces dix mois, mais je ne pus pas sortir de chez moi sans être assaillie par la peur et l'angoisse. Mes nuits furent courtes et peuplées de cauchemars. Les jours parurent trop longs, interminables. Les douleurs physiques furent atroces et à plusieurs reprises je crus que mon corps et mon esprit n'allaient pas résister au sevrage.
Voici la liste des symptômes de sevrage aux benzodiazépines: (http://benzodiazepines.onlc.fr)
Symptômes de sevrage aigu
Acouphènes
Agitation
Agoraphobie
Agressivité
Akathisie (besoin impérieux de bouger)
Anxiété
Apathie (état de fatigue physique ou intellectuelle profond (mais le plus souvent réversible) se caractérisant par une indifférence à l'émotion et aux désirs)
Ataxie (trouble de la coordination des mouvements)
Attaques de panique
Bouffées de chaleur
Cauchemars
Manque de souffle
Constipation
Convulsions (en cas de sevrage brutal)
Démangeaisons, peau sèche
Dépersonnalisation (désigne l'expérience d'un sentiment de perte de sens de la réalité. Une personne souffrant de ce trouble a l'impression qu'elle a changé et que le monde paraît moins réel (il est flou, comme dans un rêve, ou manque de sens))
Dépression
Déréalisation
Diarrhée
Distorsion de l’image corporelle, perceptions faussées
Douleurs dentaires
Dysphorie (perturbation de l'humeur caractérisée par un sentiment déplaisant et dérangeant de tristesse, d'anxiété, de tension, d'irritabilité)
Excitabilité
Faiblesse musculaire, « jambes en coton »
Fasciculations (petite contraction musculaire involontaire visible sous la peau)
Formication (sensation comparable à celle d'insectes rampant sur ou sous la peau)
Goût métallique dans la bouche
Hyperacousie (hypersensibilité au son)
Hypersensibilité sensorielle
Hyperosmie (odorat sensible)
Hyperthermie
Hyperventilation
Insomnie
Irritabilité
Nausées
Nervosité
Obsessions
Palpitations cardiaques
Pensées intrusives
Perte de poids (peut être très rapide)
Perturbations sensorielles
Photosensibilité
Prise de poids
Rage irrationnelle
Sensation de brûlure au niveau du cuir chevelu
Sensation de choc électrique à travers le corps
Sensation d’étouffement
Sensation d’inconfort et d’oppression dans la poitrine
Spasmes (habituellement musculaires)
Sueurs, suées nocturnes
Symptômes psychotiques (habituellement temporaires et limités au sevrage rapide) (Hallucination, idées délirantes, troubles du cours de la pensée)
Tremblements
Vomissements
Pendant dix mois je souffris de pratiquement tous les symptômes présents dans cette liste.
Au mois de juillet 2008, je réussis à ne plus devoir prendre de Tranxilium, j'étais enfin libérée de ces substances.
A 32 ans, après plus de 13 ans de dépendance, j'avais enfin réussi à me sevrer et je comptais bien ne plus jamais laisser un seul médecin m'injecter ces substances de force.
Au mois d'août 2008, mon conjoint dut se rendre en Angleterre pour des raisons professionnelles. Il devait rester là-bas pendant six mois.
Je me dis que tout allait bien se passer puisque maintenant je ne prenais plus de médicament, mais ce que je ne savais pas, c'était que le syndrome de sevrage pouvait se prolonger bien au-delà de la période de sevrage à proprement dite.
Ainsi, au mois d'août 2008, je me retrouvais seule pour affronter le syndrome de sevrage prolongé...
... à suivre
----------------------------------------------------------
Informations Wikipédia:
"La dépendance peut apparaître après un traitement aux benzodiazépines poursuivi plusieurs semaines. Après un délai d'un à dix jours après la dernière prise, le sevrage est acquis, la durée et l'intensité varient en fonction de la molécule concernée.
[...]
Le syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines se produit chez 10 à 15% des patients, les manifestations de sevrage ne disparaissent qu’après plusieurs mois, voire plusieurs années (jusqu'à 10 ans). On n’en connaît pas clairement la raison. Les neurotoxiques seraient stockés dans les corps gras du corps humain, en particulier dans le cerveau
L'origine génétique des troubles prolongés dus au sevrage aux benzodiazépines aurait été découverte par Oregon Health & Science University. Les principaux symptômes de sevrage de longue durée sont l’angoisse, l’insomnie, la dépression, divers symptômes sensoriels et moteurs, des troubles gastro-intestinaux, ainsi que des troubles de la mémoire et des troubles cognitifs. Les professeurs Heather Ashton, Malcolm Lader, Peter Breggin, David Cohen travaillent sur ce syndrome. Le syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines est un état iatrogène."
Définition de iatrogène:
"Une maladie, un état, un effet secondaire, etc. sont iatrogènes lorsqu'ils sont occasionnés par le traitement médical. En grec, le mot signifie littéralement "provoqué par le médecin" (iatros : médecin ; génès : qui est engendré), ou par d'autres professionnels de la santé, par exemple par un pharmacien."
14:06 Publié dans témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : témoignage psychiatrie, dépendance, tolérance, sevrage, tranxilium, benzodiazépine, symptômes de sevrage

